Assemblée nationale : Les ministres Magagi Laouan et Massoudou Hassoumi, interpelés respectivement sur la situation des inondations à Agadez et le dédommagement des enfants de Tibiri (Maradi)

images/Ousseni-Tinni-President.jpgLes travaux en séance plénière de la 2ème session ordinaire au titre de l’année 2018 dite session budgétaire de l’Assemblée nationale se poursuivent à l’hémicycle Place de la concertation. C’est ainsi que les députés ont consacré la plénière du samedi dernier à une séance des questions d’actualité avec l’interpellation du ministre de l'Action Humanitaire et de la Gestion des Catastrophes, M. Magagi Laouan et celui des Finances, M. Massoudou Hassoumi. Les travaux ont été présidés par SE. Ousseini Tinni, président de l’Assemblée nationale en présence du commissaire du gouvernement, le ministre chargé des Relations avec les Institutions, M. Barkaï Issouf.

D’après le rappel par le secrétaire parlementaire des dispositions du règlement intérieur qui encadre le mode de contrôle de l’action gouvernementale, il convient de noter que, les questions d’actualités sont organisées deux samedis sur quatre au cours desquelles, les députés nationaux interpellent des membres du gouvernement pour être éclairés de l’action gouvernementale. Elles sont précises et concises avec un caractère spontané et ne sont ni déposées au préalable ni publiées au journal officiel.

C’est ainsi que, la première question posée par le député Jalaoul Alkabouss, adressée au ministre Laouan Magagi porte sur les inondations dans la région d’Agadez au cours de la campagne hivernale de 2018 et les dégâts enregistrés. Le député voulait savoir les dispositions humanitaires urgentes prises ou qui seront prises pour atténuer les souffrances des populations sinistrées et si le gouvernement a pensé mettre en place un mécanisme adéquat pour apporter une réponse définitive à ce défi afin que les pluies abondantes ne soient plus synonymes de catastrophes naturelles.

Hassoumi Masaoudou Assemblee Nat 01

Dans sa réponse à la question du parlementaire, le ministre de l'Action Humanitaire et de la Gestion des Catastrophes a reconnu que le Niger a connu cette année des inondations plus que les années précédentes. Cette année, le pays a enregistré 208 416 sinistrés et la région d’Agadez est en 2ème position avec 60.000 sinistrés après celle de Dosso qui a enregistré 63 000. Le ministre Laouan Magagi a rappelé qu’avant la campagne, le gouvernement avec l’appui des partenaires avait pris des dispositions à travers les plans de soutien pour prévoir des appuis à titre de réponses apportées aux populations. « Notre prévision était de 170 000 sinistrés et nous avons enregistré 208 416 », a-t-il déclaré. En ce qui concerne la région d’Agadez, la Banque Mondiale a investi cinq milliards à travers le Projet de Gestion des Risques de Catastrophes et de Développement Urbain (PGRC-DU) dans la région pour venir en appui à la communauté afin d’éviter les catastrophes.

Le cas d’Agadez est, selon le ministre, particulier en matière d’inondation. « Il suffit d’avoir 15mm d’eau sur les montagnes de l’Aïr pour qu’il y ait inondation en aval. Parce que c’est sur près de 150 à 200 km que les quantités d’eau sont collectées par des bassins versant et elles viennent surprendre des populations qui habitent dans les vallées. Ces surprises font que les dégâts soient énormes. Face à cette situation, le gouvernement a mis en place un autre projet financé par la Banque Mondiale qui concerne cinq (5) structures du Niger dont mon département ministériel assurant la coordination. Le projet est en train d’expérimenter la prévention et l’alerte. Nous avons également un plan de soutien par le biais duquel, nous avons réglé 50% des besoins en alimentation et en biens non alimentaires. Heureusement, nous n’avons pas eu des dégâts en matière de santé», a-t-il expliqué avant de souligner que la région d’Agadez est au centre des préoccupations du gouvernement compte tenu de sa particularité en matière d’inondation.

La deuxième question posée par le député Elhadj Sani Atia et adressée au ministre des Finances porte sur la situation du dédommagement des familles de quelques 270 enfants handicapés dont l’âge varie entre 1 et 15 ans sur 4918 identifiés de la commune de Tibiri Maradi, victimes de malformations osseuses du fait de la consommation d’eau forte en fluor entre 1985 à 2000. En effet rappelle le député, la justice a condamné l’Etat à payer pour chaque enfant, la somme de 2000 000 en raison de 500.000 F par trimestre pour chaque enfants. Mais les familles attendent toujours et c’est pourquoi le député Elhadj Sani Atia, veut savoir qu’est-ce qui bloque le dédommagement des familles de ces enfants.

Magagi Laouan Assemblee Nat 01En réponse à la question, le ministre des Finances, Massoudou Hassoumi, a indiqué que, cette situation a duré. « Je vais vérifier de quoi, il s’agit. Il n’ya pas de raison que la justice tranche une affaire et que le gouvernement ne l’applique pas. Nous n’avons pas de problèmes de ressources pour payer les enfants. Je pense que nous devons retourner et regarder la question afin de prendre des dispositions pour que les enfants rentrent dans leurs droits absolus. Il n’y a pas de raison qu’on ne paye pas. C’est la continuité de l’Etat. Nous allons payer ! », a assuré le ministre des Finances.

Auparavant, les parlementaires ont examiné et adopté le compte rendu sommaire de la séance plénière du lundi 15 octobre 2018 et les modifications à apporter à l’ordre du jour et au calendrier des travaux. Les travaux en séance plénière reprendront le vendredi 26 octobre 2018.

Seini Seydou Zakaria(onep)

22 octobre 2018
Source : http://lesahel.org/

 

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