Communication du président du CSC lors de l’atelier : Des échanges enrichissants sur la communication électronique

Communication du président du CSC lors de l’atelier : Des échanges enrichissants sur la communication électroniqueDans le cadre de l'atelier sur l'environnement juridique au Niger des communications électroniques à l'ère du numérique, organisé, du 17 au 18 septembre à Niamey, par la   Cellule d'Appui au MCA-Niger (Millenium Challenge Account ), le président du Conseil Supérieur de la Communication (CSC) Dr Sani Kabir a animé une conférence-débat sur les « Enjeux et Défis de l’utilisation des communications à l’ère et pour la promotion de la démocratie ».

Le président du Conseil Supérieur de la Communication (CSC) Dr Sani Kabir a fait le tour de plusieurs aspects du thème du jour. C’est ainsi qu’il a expliqué aux participants la composition, le rôle et les attributions du CSC, les nouvelles modifications apportées aux textes de l’Institution, ses cahiers des charges. Les discussions ont aussi porté sur l’attribution des fréquences, la carte de presse, le fonds d’aide à la presse et les nouvelles dispositions qui s’y attachent. Le président du CSC a aussi évoqué les perspectives en matière de développement du secteur des communications audiovisuelles au Niger, avant de finir sur des propositions de recommandations. Les médias constituent le baromètre d’une démocratie a-t-on coutume de dire. « La liberté d’expression, et d’opinion qui caractérise cette démocratie, a indiqué Dr Kabir, ne prend toute son importance qu’à travers les médias. C’est ainsi que la Conférence nationale souveraine avait jugé utile « d’institutionnaliser» la liberté de communication en général particulièrement la liberté de presse ». Pour ce faire, a indiqué le président du CSC, il fallait créer un cadre légal et institutionnel dynamique et indépendant. «Ce qui justifie l’adoption des ordonnances du 30 mars 1993, à la fin de la transition démocratique au sortir de la conférence nationale souveraine. Il s’agit de l’ordonnance n°93-30 du 30 mars portant liberté de la presse et l’ordonnance n°93-31 du 30 mars portant communication audiovisuelle au Niger », a-t-il précisé. Selon lui, de 1993 à 2018, le contexte a beaucoup évolué, conséquemment les textes . Mais il faudrait surtout retenir que la révolution du numérique a beaucoup influencé les médias.

Le développement de la presse électronique ne peut se faire sans celui du taux de pénétration de l’internet

Dr Sani Kabir a rappelé que le CSC a le pouvoir de contrôle et de sanction sur les médias dont notamment la mise en demeure, l’avertissement, les amendes, prises en charge par les nouvelles dispositions dont l’article 18 nouveau, le retrait de la carte de presse, la suspension de la fréquence, etc… Evoquant les perspectives en matière développement du   secteur des communications audiovisuelle au Niger, Dr Kabir s’est appesanti sur les problématiques liées aux usages de l’internet pour la communication audiovisuelle. Selon le conférencier, les entreprises de presse nigériennes ont du mal à s’adapter à l’ère du numérique pour assurer le respect de la pluralité des sensibilités politiques et d’opinion : manque de formation du personnel, manque ou absence d’équipements adaptés à la presse électronique. Concernant la réglementation de l’audiovisuel face au numérique, il estime que les règles doivent prendre en compte la spécificité de la presse électronique et les

exigences de la TNT. « Il est difficile de concilier les droits et   libertés fondamentales ordre public / presse électronique dans un cadre juridique qui a du mal à s’adapter », a estimé le président du CSC. « La presse électronique ne peut se développer dans un vaste pays comme le Niger que si le taux de pénétration de l’internet se développe considérablement. Or nous disposons d’un des taux les plus faibles de la sous région, même si des avancées considérables ont été accomplies», a-t-il reconnu.   Enfin des propositions de recommandations ont été suggérées par le président du CSC. Elles se résument à l’intensification de la formation des journalistes sur la presse en ligne, l’appui aux entreprises de presse électroniques existantes, la facilitation du développement de la presse en ligne, l’augmentation conséquente du fonds d’aide à la presse, la multiplication du partenariat avec les PTF au profit de la presse en ligne et l’adoption d’un code d’éthique ou une charte des professionnels de la presse en ligne au regard de sa spécificité. Des questions et des réponses appropriées ont clos cette conférence-débats.

Mahamadou Diallo

19 septembre 2018
Source :  http://lesahel.org/

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