Conférence de presse du ministre porte-parole du gouvernement à l’issue de l’atelier de partage sur les textes régissant la profession de journaliste au Niger : Le ministre Zakaria Abdrahamane tire un bilan satisfaisant des travaux

Le ministre Porte-Parole du gouvernement, M. Zakaria Abdrahamane, a animé, mercredi dernier dans l’après-midi, une conférence de presse relativement à l’atelier de partage sur les textes régissant la profession de journaliste au Niger, organisé par le programme Millennium Challenge Account (MCA) à la Maison de la Presse. Cette rencontre vise à aboutir à une vision partagée, à la nécessité de sauvegarder les acquis démocratiques de manière générale, et ceux relatifs à la liberté de presse en particulier et à créer la confiance entre les acteurs de la presse et le gouvernement. Au cours de cette sortie médiatique, le Porte-Parole du gouvernement a livré les recommandations formulées à l’issue de l’atelier tout en jugeant très satisfaisant la tenue de la rencontre. La conférence de presse s’est déroulée en présence du Conseiller principal en communication du Premier ministre, du responsable du programme Millennium Challenge Account (MCA) et du président du Conseil d’Administration de la Maison de la Presse.    

Selon le ministre porte-parole du gouvernement, l’atelier organisé pour les acteurs des médias vise à renforcer la prise de conscience des nigériens dans la sauvegarde des acquis démocratiques au Niger. Pour lui, il était fondamental de discuter de la liberté de la presse et la connaissance des textes qui la régissent. « Les premiers concernés sont les journalistes sur les questions de leurs droits et devoirs », a-t-il déclaré. M. Zakaria Abdrahamane devait ajouter que l’atelier a permis de faire l’Etat des lieux du respect des différents textes consacrant la profession de journaliste au Niger et de comprendre un élément important dans la promotion de la liberté de presse qui est la Déclaration de la Table de la Montagne.

Au cours des communications, « nous avons compris, qu’il y a la Déclaration de la Montagne de la Table (DMT) et de l’autre côté, il y a les textes. Cette DMT a été signée par le Président de la République, SE. Issoufou Mahamadou, qui est le premier Chef d’Etat en Afrique à l’avoir fait. La DMT a vraiment contribué à la promotion de la liberté de la presse au Niger et a permis au pays de gagner des points, chaque fois qu’il est question de classer le Niger dans un rang par rapport au respect international de la liberté de la presse », a indiqué le ministre porte-parole du gouvernement.

Zakaria Abdrahamane a expliqué qu’il a été question de voir au cours de cet atelier les mécanismes d’autoréguler les différents textes consacrant la liberté de la presse et de savoir les avancées et les blocages. « La liberté de la presse est un élément clé de l’exercice démocratique et de la gestion de la cité, il convient que chacun joue sa partition», ajoute-t-il. En effet, selon lui, la liberté de la presse permet d’édifier les citoyens dans la gestion de la gouvernance et les citoyens de s’impliquer dans les débats démocratiques. « Pour que le citoyen s’implique dans le débat démocratique, il faut qu’il soit informé. C’est à ce titre qu’il faut parler de professionnalisme des journalistes», a dit M. Zakaria Abdrahamane. Selon lui, la liberté de la presse constitue un indicateur qui permet au Millennium Challenge Corporation (MMC) de voir les avancées qu’un pays fait dans le domaine de la gouvernance politique, économique et sociale. Pour preuve, « récemment le Président de la République a lancé le programme MCA du MMC. Ce qui veut dire qu’il y a des avancées significatives de la liberté de la presse dans notre pays. Néanmoins, il faut que les différents acteurs continuent à respecter les règles qui consacrent cette liberté de la presse», a-t-il indiqué.

Par contre, le ministre Zakaria Abdrahamane a affirmé qu’au cours des travaux de l’atelier, il a été relevé que les journalistes rencontrent des problèmes dans l’exercice de leur métier sur le terrain avec les forces de l’ordre et vice-versa. L’un dans l’autre, il a été prévu des mécanismes pour juguler ces problèmes. « Le travail du journaliste, est un métier digne et périlleux, donc le journaliste mérite d’être considéré dans l’exercice de sa fonction. Mais il y a aussi un certain nombre de pratiques qui ne crédibilisent pas le journaliste dans son métier. C’est pourquoi le mécanisme d’autorégulation, le tribunal des pairs, à l’intérieur de la corporation qui existe au Niger peut permettre au journaliste de prendre au sérieux son métier et se professionnaliser», a-t-il dit.

Le ministre porte-parole du gouvernement a donné lecture des recommandations formulées par les participants à l’issue de l’atelier, et adressées à l’Etat, aux partenaires techniques et financiers, au Conseil Supérieur de la Communication, à la maison de la Presse, aux entreprises de presse et enfin aux journalistes. Le ministre a enfin rassuré la presse que ce genre d’exercices vont continuer au-delà des journalistes avec les acteurs de la société civile.

Seini Seydou Zakaria(onep)

14 septembre 2018
Source : http://lesahel.org/

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