Atelier sur la lutte contre la migration clandestine à travers l’élaboration d’une Stratégie paysanne d’insertion et d’installation des jeunes Nigériens dans le Secteur agro-sylvo-pastoral et Halieutique, à Winditan : Echanges sur les enjeux et défis de l

Albade Abouba Min Agriculture Niger M. Albadé Abouba, ministre de l’Agriculture et de l’ElevageLe Centre de formation en agro-écologie de Winditana a accueilli, du 14 au 18 juillet 2018, un atelier national de réflexions et d’échanges sur l‘immigration des jeunes. La cérémonie d’ouverture de cet atelier organisé par la Plateforme Paysanne du Niger (PFPN) a été présidée par le ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture et de l’Elevage M. Albadé Abouba, entouré de plusieurs autres membres du gouvernement. On y notait aussi la présence d’une centaine de participants venus de toutes les régions du Niger.

En procédant à l’ouverture des travaux, le ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture et de l’Elevage, M. Albadé Abouba, a d’abord noté que cette initiative de la Plateforme Paysanne du Niger est une première, aussi bien au Niger que dans la sous-région. « Je tiens à le relever pour féliciter vivement les initiateurs » a-t-il dit. En effet, a-t-il fait constater, la problématique de l’immigration irrégulière, qui prend des proportions de plus en plus inquiétantes, est devenue une question internationale majeure et représente un véritable casse-tête pour tous les Gouvernements des pays africains. Cela, a-t-il expliqué, d’autant plus que « des filières clandestines se sont déployées sous l’égide de groupes mafieux, pour exploiter des femmes, des hommes et des enfants qui fuient des zones fragilisées par des conflits ou en proie à la famine ou à l’extrême pauvreté ».

Parlant du cas précis de notre pays, situé au cœur du Sahara, le ministre d’Etat a relevé qu’il est un véritable « carrefour », une des principales zones de transit dans ce système complexe de la migration africaine. Rappelant que l’économie nigérienne repose essentiellement sur l’agriculture qui occupe plus de 80% de la population active et représente plus de 41% du PIB national, M. Albadé Abouba a souligné qu’en toute évidence, la jeunesse nigérienne constitue notre principale ressource pour la production et l’intégration efficiente du pays à l’économie régionale et internationale. « La population du Niger est estimée à 22 millions d’habitants composée à près de 59,7% des jeunes âgés de moins de 18 ans. Cependant, des milliers de nigériens quittent chaque année le territoire national principalement vers les pays d’Afrique du Nord ou du Golfe de Guinée », a-t-il précisé.

Pourtant, a estimé le ministre d’Etat, le secteur agro-sylvo-pastoral et halieutique, parce qu’il offre un grand potentiel de création d’emplois, constitue la clé probante de la lutte contre le chômage des jeunes et la pauvreté en milieu rural qui sont les terreaux de l'immigration et de l’insécurité. « Cette corrélation de l’immigration et de l’insécurité avec le chômage et la pauvreté justifie à suffisance la pertinence de la tenue du genre de rencontre d’aujourd’hui, pour statuer sur les perspectives à offrir à notre jeunesse », a dit le ministre d’Etat. C’est d’ailleurs, a-t-il dit, dans ce sens que de multiples efforts ont été fournis par le Gouvernement sous l’égide de SE. Issoufou Mahamadou, Président de la République, Chef de l’Etat, soucieux d’endiguer le phénomène de la migration clandestine des nigériens, tout comme celle des étrangers, qui transitent par notre pays.

Aussi, a-t-il ajouté, cette rencontre initiée par la Plateforme Paysanne s’inscrit dans les orientations et les programmes élaborés dans le cadre du PDES 2017-2021, notamment dans le volet transformation du monde rural. En effet, a indiqué le ministre d’Etat, cet atelier national vise, entre autres, à créer un cadre d’échanges entre les autorités administratives et coutumières et les partenaires au développement sur les enjeux et défis de la question de migration et de l’occupation des jeunes en milieu rural ; à identifier les principaux axes de la stratégie paysanne d’accompagnement de l’insertion et de l’installation des jeunes ruraux dans le secteur agro-sylvo-pastorale et halieutique ; à définir la vision paysanne sur l’amélioration de la sécurité alimentaire et nutritionnelle au Niger , etc.

En somme, a conclu M. Albadé Abouba, cet atelier est des plus utiles dans le processus devant contribuer à l’atteinte de l’objectif « Faim zéro en 2021», fixé par le Président de la République, Chef de l’Etat, SEM. Issoufou Mahamadou.
Assane Soumana

19 juillet 2018
Source : http://lesahel.org/

Imprimer E-mail

Politique