Rapport d’évaluation intégrée de l’infrastructure nucléaire du Niger en Phase 1 : Une étape supplémentaire vers la concrétisation du Programme électronucléaire du pays

Rapport d’évaluation intégrée de l’infrastructure nucléaire du Niger en Phase 1 : Une étape supplémentaire vers la concrétisation du Programme électronucléaire du paysLa Ministre de l’Energie, Mme Amina Moumouni a reçu hier matin, des mains du Directeur général Adjoint de l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA), M. Miktail Chudakov, le Rapport d’évaluation intégrée de l’infrastructure nucléaire (INIR) du Niger en Phase 1. La cérémonie s’est déroulée en présence de la présidente de la Haute Autorité Nigérienne à l’Energie Atomique (HANEA). Ce rapport contient des recommandations et des suggestions dont la prise en compte permettra une mise en œuvre efficace et durable du programme électronucléaire du pays. Cette remise du rapport final au Gouvernement nigérien vient de clôturer la première phase du programme électronucléaire, propulsant ainsi le Niger dans un cercle très restreint en Afrique.

En réceptionnant le rapport, la Ministre de l’Energie, Mme Amina Moumouni a rappelé que le Niger regorge d’énormes ressources énergétiques dont l’uranium, le pétrole, le gaz, le charbon, le solaire, l’hydroélectricité. Ce potentiel peut largement satisfaire les besoins nationaux, sous régionaux et même régionaux. C’est pourquoi, a-t-elle souligné, le développement du potentiel énergétique de notre pays, constitue un tremplin en vue de la satisfaction des besoins socio-économiques par la diversification de la production et la sécurisation de l’approvisionnement en énergie électrique du pays.

Aussi, la ministre Amina Moumouni a indiqué que l’avènement du marché régional de l’électricité de la CEDEAO, lancé en fin juin 2018 à Cotonou (Benin), constitue une heureuse et bonne perspective, notamment au regard des études réalisées pour le compte de la CEDEAO et de l’AIEA, estimant la puissance installée requise de 22.000 MW en 2025 et 48.000MW en 2035. L’évaluation de l’offre et la demande énergétique du Niger à l’horizon 2035, effectuée à l’aide des outils de planification de l’agence, fait clairement ressortir que l’électricité d’origine nucléaire est une option crédible de fourniture d’énergie électrique dans notre pays, qui également s’intègre parfaitement au bouquet énergétique régional.

Pour sa part, le Directeur général Adjoint de l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA) est revenu sur certains points essentiels relatifs à l’énergie nucléaire. M. Miktail Chudakov a expliqué que l’énergie nucléaire contribue au développement économique. Tout en se réjouissant des efforts entrepris par les autorités nigériennes dans ce sens, il a encouragé le Niger à finaliser les programmes d’actions au niveau national pour compléter le gap de l’énergie nucléaire. « Ce programme est le vôtre ; vous devez vous en approprier », a-t-il dit avant d’assurer que l’AIEA, mettra tout en œuvre pour accompagner le Niger dans la réalisation de ces programmes.

Dans son mot de bienvenue, la présidente de la Haute autorité nigérienne à l’énergie atomique (HANEA) Mme Mindaoudou Souley Zeinabou, a saisi l’opportunité pour réitérer sa déférence à l’AIEA pour ses appuis multiformes et constants dans tous les domaines clés du développement socio-économique, particulièrement dans le domaine de l’électronucléaire. Elle a rappelé qu’après les engagements pris dans le programme de la Renaissance du Niger par le Président de la République, pour la promotion des applications pacifiques de l’atome en vue du développement économique et social durable du Niger, qui inclut l’introduction de l’électricité nucléaire dans le bouquet énergétique national et régional, il y’a eu la création de la HANEA, puis celle de l’organisme d’exécution du Programme électronucléaire (OEPEN ou NEPIO) avec une composante politique et une composante technique.

Aïssa Abdoulaye Alfary(onep)

17 juillet 2018
Source : http://lesahel.org/

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