Célébration, demain samedi, de la Journée africaine de la Fonction Publique : Plusieurs activités au programme dont des journées portes ouvertes

Comme chaque année, le Niger commémore, demain 23 juin, la Journée Africaine de la Fonction Publique. A la veille de cette célébration, la ministre de la Fonction Publique, Mme Kaffa Christelle Rakiatou Jackou, a livré un message commémoratif. Le thème de la journée retenu par l’Union Africaine cette année est « combattre la corruption dans les institutions publiques avec la participation des parties prenantes et la promotion du leadership d’éthique en vue de réaliser les objectifs de l’agenda 2063 et les Objectifs de Développement Durable (ODD)».

La ministre de la Fonction Publique, Mme Kaffa Christelle Rakiatou Jackou, a indiqué que le thème de cette journée est une invite à une approche holistique de la problématique de la lutte contre la corruption, un fléau qui gangrène notre administration et annihile les performances chèrement acquises par des hommes et des femmes valeureux engagés au service de l’Etat et des usagers. Il traduit la vision de l’Union Africaine déclinée à travers l’agenda 2063 pour la transformation structurelle de l’Afrique, à l’horizon des cinquante prochaines années.

Abordant le cas spécifique de la lutte contre la corruption, la ministre a précisé qu’elle figure au cœur du Programme de Renaissance Acte 1 du Président de la République du Niger, S.E Mahamadou Issoufou, qui, dans son discours d’investiture, prononcé le 07 Avril 2011, déclarait et elle cite : « Des dispositions seront prises pour créer un environnement et des conditions favorables à l'accroissement de la productivité des agents de l'Etat. La corruption, les passe-droits, les trafics d'influence, les détournements des deniers publics, notamment les fausses factures et les surfacturations ainsi que toutes les autres dérives seront combattus. Si nous restons fidèles à nos valeurs, alors, nous réussirons à répondre aux attentes de notre peuple».

La ministre de la Fonction Publique a ajouté que, « pour joindre l’acte à la parole, dès leur installation, les nouvelles autorités de la 7e République se sont attelées à la mise en place du cadre institutionnel nécessaire à l’impulsion de la lutte contre la corruption au Niger, à travers la création en 2011 de la Haute Autorité de Lutte contre la Corruption et les Infractions Assimilées (HALCIA) rattachée au Cabinet du Président de la République ». Cette institution a réalisé les actions majeures, notamment l’élaboration et la validation du document–cadre de la stratégie nationale de lutte contre la corruption ; les cinq conférences publiques sur la problématique de la corruption en milieu scolaire et les études thématiques relatives aux secteurs de la santé, des régies financières, de l’éducation et de la formation professionnelle, des professions libérales afin de mieux cerner le phénomène de la corruption.

La HALCIA, a notifié la ministre, a également conduit des investigations sur des dossiers relatifs aux opérations douanières, aux examens et concours, aux marchés publics et aux tracasseries routières et divers trafics. Ces efforts ont permis d’améliorer le score et le classement du Niger en termes d’indice de perception de la corruption.

Le Niger occupe actuellement la 7ème place sur les 15 pays de la CEDEAO, la 5ème position sur les 8 pays de l’UEMOA et la 19ème sur les 47 pays classés au rang africain. Il en résulte, selon elle, que beaucoup d’efforts restent à faire pour enrayer ce phénomène ; pour cela, la priorité devrait être accordée au respect des textes législatifs et réglementaires en matière de Gestion des Ressources Humaines de l’Etat et la carrière de l’agent de l’Etat dans toutes les branches d’activités. A cet effet, Mme Kaffa a cité d’importants grands tronçons de reformes initiés depuis quelques temps par son département ministériel en vue de contribuer à enrayer le phénomène de la corruption au sein de notre administration publique, notamment l’institution d’un cadre hebdomadaire de rencontre avec les «Usagers de la Fonction Publique» pour libérer la parole et cerner les difficultés vécues par ces usagers.

D’après elle, les périodes particulièrement difficiles que la fonction publique a traversées dans notre pays se présentent aux Nigériens comme une perspective permettant d’entrevoir une action publique transfigurée par la conjugaison d’un certain nombre de paramètres aussi importants les uns que les autres. Selon elle, l’institution d’une Gouvernance Publique Responsable et le lien entre le service public et la culture de performance doivent porter sur l’amélioration de la pensée et des outils, afin de renforcer les réformes et favoriser la Bonne Gouvernance et les systèmes de gestion au sein de l’Administration Publique.

« A travers la célébration de la Journée Africaine de la Fonction Publique, nous allons promouvoir, entre autres, les valeurs d’éthiques, d’intégrité, de responsabilités, de recevabilité et de transparence afin de lutter contre les pratiques corruptives et améliorer les prestations des services publiques », a-t-elle dit avant de préciser que les sous-thèmes retenus tant pour les expositions en stand que pour les conférences permettront d’informer davantage le public sur les Droits et les Devoirs qui pèsent sur chaque agent fonctionnaire ainsi que les sanctions encourues en cas de manquements aux dispositions de la Loi.

Enfin, au regard de la baisse tendancielle des manquements aux dispositions des textes précités relevés par ses services, elle exhorte les Agents de l’Etat et tous les usagers à participer à ces « Journées Portes Ouvertes » pour s’imprégner des procédures d’accès à la Fonction Publique et des offres de services aux usagers par l’administration.

Aïssa Abdoulaye Alfary(onep)

23 juin 2018
Source : http://lesahel.org/

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