Ouverture de la conférence régionale sur la lutte contre le trafic illicite de migrants et la traite des êtres humains : Faire le point sur l’état de ratification des instruments juridiques internationaux, dans le domaine

Ouverture de la conférence régionale sur la lutte contre le trafic illicite de migrants et la traite des êtres humains : Faire le point sur l’état de ratification des instruments juridiques internationaux, dans le domaineLe Ministre d’Etat, Ministre de l’Intérieur, de la Sécurité Publique, de la Décentralisation et des Affaires Coutumières et Religieuses, M. Bazoum Mohamed, a présidé, hier matin à l’hôtel Gawèye de Niamey, l’ouverture de la conférence régionale sur la lutte contre le trafic illicite de migrants et la traite des êtres humains. Cette importante rencontre qui durera 48 heures a réuni les pays membres de la CEDEAO et ceux de l’Union Européenne, concernés par les questions migratoires, à travers leurs institutions de coopération sécuritaire. La cérémonie s’est déroulée en présence de plusieurs personnalités.

En ouvrant les travaux de la rencontre, le Ministre d’Etat M. Bazoum Mohamed a souligné que cette conférence s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la déclaration conjointe issue de la réunion des ministres de l’intérieur et des ministres des affaires étrangères sur la coordination de la lutte contre le trafic illicite de migrants et la traite des êtres humains tenue à Niamey le 16 mars 2018.

« La lutte contre le trafic illicite de migrants et la traite des êtres humains a été ces dernières années au centre de nombreuses rencontres internationales auxquelles nos différents pays ont pris part», a-t-il dit.

Le Ministre de l’Intérieur, a souligné que, en organisant cette rencontre le Niger voulait saisir l’opportunité pour exprimer les engagements qu’il a pris dans cadre de la lutte contre ce fléau. Parmi ces engagements figurent d’importants instruments juridiques dont dispose le Niger, parmi lesquels, l’ordonnance n°81-40 du 29 octobre 1980 et son décret d’application relatifs à l’entrée et au séjour des étrangers au Niger et de deux lois qui réprime de manière spécifique le tafic illicite de migrants et la traite des êtres humains, a-t-il rappelé. « L’application de ces mesures législatives a permis à mon pays d’enregistrer des résultats très appréciables», a-t-il ajouté. Au sujet de ces résultats, le Ministre d’Etat, a rappelé que 268 trafiquants ont été déférés en justice et 140 véhicules immobilisés et 6159 migrants interceptés en 2017 dans le cadre de cette lutte. Il a ajouté que, par ailleurs, du 1er janvier au 15 juin 2018, 68 trafiquants ont été déférés devant les tribunaux et 10 véhicules et 04 motos ont été immobilisées au cours du démantèlement des filières de trafic illicite de migrants. Toujours dans le cadre du renforcement de la chaine pénale dans la lutte contre la traite et le trafic illicite de migrants, il a annoncé la création d’un pôle judiciaire spécialisé et le renforcement des capacités techniques d’investigation du Personnel de la Direction de la Surveillance du Territoire (DST) à travers l’Equipe d’Investigation Conjointe (ECI). C’est ce qui a permis de démanteler de nombreux réseaux criminels à l’immigration irrégulière, la traite des êtres humains et le trafic illicite de migrants.

Tout en se réjouissant de ce résultat, le Ministre a salué les efforts consentis par les Forces de Défense et de Sécurité grâce auxquelles ce résultat a été obtenu.

Le ministre de l’Intérieur n’a pas manqué de souligner la protection et l’assistance apportées aux victimes de la traite à travers les centres d’accueil des victimes de la traite de l’OIM et de l’Agence Nationale de Lutte contre la Traite des Personnes (ANLTP).

Cette réunion a pour objectif de faire le point sur l’état de ratification des instruments juridiques internationaux de lutte contre les trafics et traites des êtres humains, a indiqué M. Bazoum Mohamed, tout en précisant que cela facilitera les échanges d’expérience et de bonnes pratiques entre les différentes forces de sécurité des pays intervenants dans cette lutte.

Le Ministre d’Etat a plaidé pour une mutualisation des efforts et bonne coopération entre les forces de sécurité intérieure et les services de renseignement aussi bien au niveau national, régional et entre les différents Etats d’origine, de transit et de destination des migrants pour une efficacité de la lutte contre le trafic de migrants et la traite de personnes en vue d’améliorer significativement le fléau.

«Dans le cadre de la Coopération judiciaire, il s’avère utile de soutenir et de renforcer les dispositifs de coopération judiciaire dans la sous-région ouest africaine et entre cette sous-région et les pays de destination », a déclaré M. Bazoum Mohamed.

Il a précisé que cette réunion de concertation offre l’opportunité de renforcer la coopération opérationnelle entre les différentes forces engagées dans la lutte contre le trafic illicite des migrants et la traite des êtres humains.

Auparavant, le Directeur Général de la Police Nationale, Commissaire Général Souley Boubacar a invité les participants de donner âme et vie, pendant les 48 heures, à la déclaration conjointe issue de la rencontre de 16 mars 2018.

Ali Maman (onep)

19 juin 2018
Source : http://lesahel.org/

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