Journée parlementaire d’information sur l’état des droits humains au Niger : Présentation du rapport annuel 2017 de la CNDH sur l’état des droits humains et des libertés fondamentales

Le 2ème Vice président de l’Assemblée nationale, M. Ali Elhadj Liman a présidé vendredi 1er juin 2018 à l’hémicycle, l’ouverture d’une journée parlementaire d’information sur la Commission Nationale des Droits Humains (CNDH). L’objectif de cette journée est de présenter aux députés nationaux, le rapport annuel sur les droits humains 2017 en République du Niger. Ce qui aura permis aux députés nationaux de disposer d’informations sur les activités menées par la CNDH ainsi que des données analysées et fiables sur l’état des droits humains et des libertés fondamentales au Niger.

Le 2ème Vice président de l’Assemblée nationale, M. Ali Elhadj Liman a présidé vendredi 1er juin 2018 à l’hémicycle, l’ouverture d’une journée parlementaire d’information sur la Commission Nationale des Droits Humains (CNDH). L’objectif de cette journée est de présenter aux députés nationaux, le rapport annuel sur les droits humains 2017 en République du Niger. Ce qui aura permis aux députés nationaux de disposer d’informations sur les activités menées par la CNDH ainsi que des données analysées et fiables sur l’état des droits humains et des libertés fondamentales au Niger.

Dans son exposé préliminaire, le président de la Commission Nationale des Droits Humains (CHND), Pr. Khalid Ikhiri a tout d’abord présenté son institution, soulignant que la CNDH tire sa légitimité de la Constitution du 25 novembre 2010. Une loi organique 2012-044 du 24 Août 2012 détermine sa composition, son organisation, ses attributions et son fonctionnement. Ainsi, « la CNDH n’est-elle placée ni sous l’autorité directe de l’Exécutif, ni du Législatif, ni du Judicaire. Elle est neutre et impartiale dans la recherche des faits en matière de droits humains. Au cours de ses investigations, elle agit dans un cadre juridique bien défini, en se conformant à la loi et aux principes sacro-saints de la justice, de l’État de droit et de la démocratie », a-t-il précisé.

En ce qui concerne le rapport 2017 sur l’état des Droits humains, Pr. Khalid Ikhiri note que ce rapport est une suite logique des rapports 2013-2014 et 2015-2016. Il est le premier de la deuxième mandature de la CNDH qui a pris effet à partir de la prestation de serment des nouveaux Commissaires le 15 juin 2017. « Ce rapport se veut être une radioscopie qui rend compte des faits saillants, avec des analyses comparatives sur les progrès réalisés et les défis à relever par le Niger en matière de droits humains. Il constituera pour le citoyen une opportunité de prise de conscience et d’internalisation des valeurs universelles des droits humains ; gage d’un changement de comportement individuel et collectif dans la société» a estimé le président de la CNDH.

Ce rapport s’articule autour de six (6) grands axes à savoir les droits civils et politiques ; les droits économiques, sociaux, culturels et environnementaux ; les droits de la Femme, de l’Enfant, des Personnes âgées et des Personnes Handicapées ; la lutte contre les discriminations raciales, ethniques, religieuses et les pratiques esclavagistes ; la lutte contre la détention arbitraire, la torture et les traitements cruels, inhumains ou dégradants et l’état des droits humains en lien avec le pastoralisme au Niger. Par exemple, à propos des droits civils et politiques, le rapport s’est préoccupé d’examiner les atteintes au droit à la vie, les atteintes à l’intégrité physique et à la dignité humaine, les droits des personnes privées de liberté ainsi que le droit à la liberté de la presse et d’expression. Concernant le droit à la vie, le président du CNDH a indiqué qu’au cours de l’année 2016-2017, on a noté 113 cas de coups mortels, 56 meurtres, 628 homicides involontaires et 37 cas d’infanticide.

Quant au droit à la liberté de la presse et d’expression, il faut noter l’accroissement du nombre des medias et des Journalistes Nigériens, même si l’on a enregistré plusieurs interpellations et arrestations dans le rang des journalistes. Selon Reporter Sans Frontière (RSF), le Niger est classé 61ème sur le plan mondial en 2017 comparativement à l’année 2016 où il a été classé 52ème, soit un recul de 9 points, du fait, d’une part, du comportement de certains Journalistes et, d’autre part, des entraves dans l’exercice de leur métier par certaines Autorités. En termes de liberté d’aller et de venir les défis à relever consistent pour l’État à mettre fin à la violence des forces terroristes à l’égard des populations.

Par rapport aux droits le président Khalid Ikri a expliqué que, la CNDH avait demandé à ce que le maintien de l’ordre soit effectué dans le respect strict de la personne humaine. Pour ce faire, les FDS doivent bénéficier d’un renforcement de capacités axé sur les droits humains. Au cours de cette journée, le président de la CNDH a, dans un franc-parler, développé l’ensemble des points du rapport qui ont été accompagnés de recommandations pour rendre effective la jouissance des droits et libertés au Niger. Selon lui, d’énormes défis restent encore à relever.

Seini Seydou Zakaria(onep)

06 juin 2018
Source : http://www.lesahel.org/

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