Célébration de la Journée mondiale de l’Afrique : Le Groupe africain du corps diplomatique organise une conférence-débat sur la ZLECAF

Célébration de la Journée mondiale de l’Afrique : Le Groupe africain du corps diplomatique organise une conférence-débat sur la ZLECAFL’auditorium Sani Bako du ministère des Affaires étrangères a abrité, jeudi dernier, une conférence-débat sur la Zone de libre échange continentale africaine (ZLECAF), une initiative continentale dont le Président Issoufou Mahamadou est l’un des plus fervents défenseurs. Cette initiative, portée par le groupe africain du corps diplomatique présent au Niger et présidée par SEM Mahamat Nour Mallaye, s’inscrit dans le cadre de la Journée Mondiale de l’Afrique, célébrée le 25 mai de chaque année. Le ministre des Affaires Etrangères, de la Coopération, de l’Intégration Africaine et des Nigériens de l’Extérieur, M. Kalla Ankouraou, ainsi que la ministre déléguée Mme Lamido Ousseini Salamatou Bala Goga, ont assisté à cette conférence-débat à l’issue de laquelle un hommage posthume a été rendu au Pr Boubacar Ba, premier recteur de l’Université Abdou Moumouni de Niamey.

Le conférencier, Pr Ibro Abdou, a affirmé que cette impérieuse nécessité de regroupement des Africains a été très tôt ressentie. L’Union Africaine fait obligation aux Etats africains de surmonter les démarcations coloniales et artificielles en vue de s’unir pour affronter le nouveau contexte de mondialisation. C’est la réalisation de cette vision qui va se faire à travers plusieurs objectifs tels que l’accélération de l’intégration politique et socio-économique du continent. Pour le conférencier, la nécessité de l’intégration est argumentée par des dynamiques historiques et humaines qui vont constituer des causes essentielles de l’option pour une intégration. Il y’a également des raisons environnementales et des dynamiques politiques qui poussent les pays africains vers le regroupement.

Allant dans le même sens, les dynamiques économiques, elles, constituent les principaux mobiles de participation d’un Etat à un processus d’intégration. Selon le Pr Ibro, il y’a deux types d’intégration, à savoir l’intégration par le marché et celle par la production. L’intégration par la production repose sur une division systématique du travail pour permettre à chaque participant d’être utile aux autres en ayant un rôle précis à jouer. Ainsi, « la localisation d’une activité dans un pays peut découler soit d’un calcul économique, soit d’une décision commune des pays, etc. », a-t-il-dit. Dans le processus d’intégration par le marché, « l’effet recherché est d’aboutir d’abord à la création d’un marché unique résultant de la fusion des marchés des pays participants ». Pour lui, tout se passe aujourd’hui comme si le problème principal que pose l’intégration par le marché se situe au niveau de la circulation des marchandises.

Procédant à la clôture de cette conférence débat, la ministre déléguée, chargée de l’Intégration Africaine et des Nigériens à l’Extérieur, Mme Lamido Ousseini Salamatou Bala Goga, a exprimé sa gratitude au Groupe africain du Corps diplomatique pour avoir initié cette activité entrant dans le cadre de la célébration de la Journée de l’Afrique. Elle a rappelé qu’au lendemain de la signature de l’Accord portant sur la ZLECAF, le groupe africain a organisé un accueil de grand jour à SEM Issoufou Mahamadou, Champion désigné par ses pairs afin de concrétiser ce vieux rêve continental. En effet, le 21 mars 2018 à Kigali, l’Afrique a vécu un moment historique. Selon la ministre Déléguée, « notre continent a tourné une page de son histoire et entre désormais dans une ère nouvelle, avec un marché intérieur unifié, offrant des opportunités énormes pour la croissance de l’investissement, l’industrialisation et le commerce au bénéfice de ses populations ».

Cette étape décisive dans la vie de notre continent l’a été grâce au travail remarquable du Président de la République du Niger. Mme Lamido Ousseini Salamatou Bala Goga soutient que « cette dynamique de vulgarisation des efforts dans le cadre de l’intégration africaine doit être maintenue car l’avenir de l’Afrique dépendra de la capacité des peuples africains à s’unir ». Il faut noter que l’accord portant création de cette Zone de Libre Echange Continentale Africaine (ZLECAF) a été signé le 21 mars 2018 à Kigali par 44 pays africains, lors de la 10ème Session Extraordinaire de la Conférence des Chefs d’Etats et de Gouvernement de l’Union Africaine. La ZLECAF constitue une opportunité pour les pays africains de renforcer le commerce intra africain en vue de peser dans les échanges internationaux et d’assurer ainsi un meilleur développement économique et social des populations.

Souleymane Yahaya (Stagiaire)

28 mai 2018
Source : http://www.lesahel.org/

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