Message du ministre de la Santé Publique à l'occasion de la Journée Mondiale de lutte contre la fistule obstétricale : Dr Idi Illiassou Mainassara appelle les différents acteurs à redoubler d’efforts en vue de l’éradication de la maladie

A l'instar de la communauté internationale, le Niger célèbre ce jeudi 24 mai 2018, la Journée Mondiale de lutte contre la fistule obstétricale. Le thème de l’édition de 2018 est « Ne laisser personne derrière, engageons-nous à mettre fin à la fistule maintenant ». A cette occasion, le ministre de la Santé Publique, Dr Idi Illiassou Maïnassara a livré un message dans lequel, il a déclaré que, le Niger a pris des mesures dont la création des centres de traitement et de prévention et a mené des actions pour combattre les mutilations génitales féminines avec notamment l’adoption de la loi 2006-16 sur la santé de la reproduction et de son décret d’application.

Selon le ministre de la Santé Publique, d’énormes efforts sont faits pour la prise en charge médico-chirurgicale de la fistule au quotidien et lors des camps de chirurgie organisés chaque année, ce depuis 2005. C’est ainsi que, «5449 femmes ont été opérées et 4010 ont bénéficié d’une réintégration avec l’accompagnement des ONG partenaires», a dit le ministre de la Santé Publique. Cependant a-t-il ajouté, en dépit de ces progrès enregistrés par le Niger dans la promotion de la santé maternelle, on estime encore entre 700 à 756, le nombre de nouveau cas de fistule obstétricale par an alors que la maladie peut-être évitée. Le thème de l’édition de 2018 est une démarche à laquelle le Niger souscrit fortement.

Selon le ministre Idi Illiassou Maïnassara, notre pays s’est, dans cette perspective, doté en 2016 d’une stratégie nationale pour l’élimination de la fistule génitale féminine avec pour vision ‘’un Niger sans fistule’’. « En effet la mise en œuvre de cette stratégie ne doit laisser personne indifférent, car chaque acteur a un important rôle à jouer ; les leaders politiques et d’opinions, les autorités administratives et coutumières, les professionnels de la santé, les organisations de la société civile, les communautés ainsi que les partenaires techniques et financiers», a-t-il expliqué.

Le ministre de la santé devait ensuite souligner que pour éliminer, voire éradiquer la fistule génitale féminine dans notre pays, « il est essentiel pour nous que toutes les femmes et jeunes filles aient accès à des services de santé de la reproduction de qualité et que toute la population ait accès à l’information nécessaire en vue de prévenir la fistule en évitant notamment les mariages et maternités précoces ainsi que le recours tardif aux informations sanitaires. Dr. Idi Illiassou Maïnassara a, en outre, réaffirmé la volonté et l’engagement du gouvernement et du Président de la République, Chef de l’Etat, SE. Issoufou Mahamadou à investir davantage dans le développement humain et à soutenir toutes les initiatives de promotion de la santé de la reproduction en particulier. C’est pourquoi, le programme de la renaissance Acte 2, dans son volet renaissance culturelle met un accent particulier sur la nécessité de lever certaines barrières socioculturelles qui favorisent les mariages et les grossesses précoces ainsi que le recours tardif aux centres de santé. Le ministre de la Santé publique a enfin appelé l’ensemble des acteurs à œuvrer pour mettre fin à la fistule obstétricale.

Seini Seydou Zakaria(onep)

24 mai 2018
Source : http://www.lesahel.org/

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