Elections présidentielles de 2021 : Les Guristes fantasment sur une disqualification de Hama Amadou

Elections présidentielles de 2021 : Les Guristes fantasment sur une disqualification de Hama AmadouLa semaine dernière, sans la moindre précaution éthique et déontologique, un journal proche du pouvoir a affiché ce gros titre à sa Une : «Election de l’an 2021 Hama Amadou inéligible». Se fondant sur la récente décision de la Cour de cassation, qui a rejeté le pourvoi de Hama Amadou par rapport à sa condamnation dans l’affaire dite des «bébés importés», ce journal anticipe donc sur une décision qui ne pourrait venir que de la Cour constitutionnelle et à l’approche des élections présidentielles de 2021. Ce n’est peut- être pas surprenant quand on sait que ces dernières années, avant même que les juridictions compétentes ne se prononcent sur des affaires mettant en cause des opposants, les tenants du pouvoir annoncent déjà les décisions qui, dans la plupart des cas, se confirment dans les verdicts qui sont rendus. Pour l’affaire dite des «bébés importés», l’actuel ministre de l’Intérieur et président du principal parti au pouvoir, M. Bazoum Mohamed, a, depuis très longtemps, annoncé que Hama Amadou ne pourra pas échapper à une condamnation. Alors que cette affaire met en cause de nombreuses personnes et de nombreux foyers, les Guristes et leurs médias ne font de la fixation que sur Hama Amadou et son épouse. Dès lors, les observateurs et autres analystes avertis ont compris que cette affaire – qui a fortement terni l’image du Niger à l’extérieur – est été honteusement exploitée par les tenants du pouvoir en place dans le seul but de briser la carrière politique de Hama Amadou. C’est ainsi qu’ils ont tout fait pour empêcher que sa candidature soit validée pour les élections présidentielles de 2016. Mais, Dieu en a décidé autrement. Ayant lamentablement échoué dans cette sordide manœuvre, ils ont décidé de le maintenir en prison, contre toute morale. Là aussi, Dieu leur a montré que chez Lui Dieu qui a le dernier mot, en le classant à une place qu’il méritait au vu et au su du monde entier sur les onze (11) candidats ayant pris part au premier tour et ce, malgré leur classement de deuxième place à Hama Amadou.

Il a fallu que Issoufou avec sa Ceni et Cour Constitutionnelle fassent des manœuvres déloyales pour garder le pouvoir en 2016. Aujourd’hui, toute leur peur est d’avoir à affronter le même Hama Amadou aux élections présidentielles de 2021. Avec la récente décision de la Cour d’Etat rejetant son pourvoi en cassation, ils pensent avoir, enfin, trouvé le moyen de se débarrasser, une fois pour toutes, de ce Hama Amadou qui leur empêche de dormir. C’est déjà la fête dans la prairie rose, depuis l’annonce de cette décision de la Cour d’Etat. Mais les Guristes doivent encore attendre et prendre leur mal en patience. La décision de qui sera candidat ou non aux élections présidentielles de 2021 viendra, comme pour les élections passées, de Dieu. Seul lui a le dernier mot et sait quelle sera la destinée de chacune de sa créature. Hama Amadou étant un mortel, si Dieu n’a pas choisi qu’il soit candidat en 2021, il peut même ne pas être de ce monde avant cette échéance. Cela est aussi valable pour ceux-là qui pensent qu’aucune décision de la justice humaine ne peut entraver aujourd’hui entraver leur candidature parce qu’ils sont hors  de portée de cette justice. Dans tous les cas, que Hama Amadou soit ou non candidat, son parti représente aujourd’hui une force électorale qui sera très déterminante dans les futures élections. A moins que ces élections ne soient pires que celles de 2016, le prochain Président du Niger sera issu, soit du Mouvement démocratique nigérien pour une fédération africaine (Moden/ FA/Lumana Africa), soit le candidat d’un autre parti pour qui le parti de Hama Amadou appellera ses militants à voter. Au lieu donc de continuer à s’acharner sur un homme dont le destin est dans les mains de Dieu, les Guristes et leurs suppôts doivent plutôt se pencher sur les maux dont souffrent les nigériens et travailler à réunir tous les Nigériens, qu’ils ont réussi à diviser en sept ans seulement de gestion du pouvoir.

03 avril 2018
Source : Le Monde d'Aujourd'hui

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