Situation scolaire et universitaire : Le gouvernement a décidé à mettre de l’ordre

Fermeture cites restaurants universitairesL’école nigérienne va mal. C’est un constat amer largement partagé au sein de l’opinion. Tout ce qui amène le gouvernement à vouloir remettre de l’ordre.

Les dates des différents examens sont maintenues aux dates initialement prévues, ainsi martelait, il y a quelques jours, le gouvernement en conseil des ministres ordinaire. Ce durcissement du ton a commencé à produire l’effet escompté. En fin de semaine écoulée, on a assisté à la reprise des cours dans plusieurs établissements de la capitale, et ailleurs, à en croire les échos de l’intérieur du pays. Si le retour à la normale dans les établissements publics fut timide et carrément absent à l’université Abdou Moumouni de Niamey.

jusqu’au samedi 28 avril 2018, les écoles privées et instituts d’enseignement professionnel ont, par contre, retrouvé l’ambiance scolaire et académique. « Le moment choisi par le Comité Directeur (CD) de l’Union des Scolaires Nigériens (USN) pour lancer un mot d’ordre de grève illimité ne favorise pas son suivi. Nous sommes au troisième trimestre de l’année scolaire en cours qui constitue le dernier virage avant les évaluations finales. Autant, les parents ne sont pas prêts à perdre leur argent investi dans leurs enfants, autant les élèves sont plus portés sur les examens que par toute autre préoccupation » ; Dixit un ancien dirigeant du syndicat estudiantin. C’est là une façon de demander au CD de l’USN de revoir sa stratégie de lutte, en termes plus clairs, de lever son mot d’ordre en cours.

En tout cas, au niveau du gouvernement, on ne semble pas prêt à lâcher prise et on « réitère son ferme engagement à poursuivre les actions d’assainissement engagées ». Pour les établissements secondaires, le gouvernement, par la voix de son porte-parole, s’est félicité de la tendance favorable à la reprise des cours et a rappelé les dates 30 avril et 8 mai 2018 pour respectivement la tenue des épreuves sportives du BEPC et BAC. Pour le supérieur, notamment les universités, le gouvernement est au regret de constater la persistance du boycott des cours et donne le délai du lundi 30 avril 2018 pour un retour à la normale, faute de quoi, il coupera les vivres aux étudiants. La journée de ce lundi est donc une journée test pour les deux parties, à savoir le gouvernement et l’USN. Selon certaines sources, au niveau de l’université Abdou Moumouni de Niamey, les lignes sont en train de bouger, en ce sens que des voix commencent à s’exprimer sur le départ du Comité Exécutif de l’Union des Etudiants à l’Université de Niamey (UENUN) en dépassement de mandat. Ici, on pense qu’un nouveau directoire serait à même de se retrouver sur la table des négociations avec les enseignants chercheurs, le rectorat et le gouvernement pour décanter complétement la situation et ramener la sérénité. L’un dans l’autre, les bons offices ne manquent pas pour jouer aux sapeurs-pompiers. Le Conseil National de la Jeunesse (CNJ), le Médiateur de la République et la Commission Nationale des Droits Humains (CNDH) multiplient les initiatives allant dans le sens de l’apaisement.

Oumarou Kané
30 avril 2018
Source : La Nation

Communique Gouvernement situation scolaire 1

Communique Gouvernement situation scolaire 2

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