La Première Dame, Dr Lalla Malika Issoufou, préside l’ouverture du 5ème Congrès de la Société de Gynécologie Obstétrique du Niger (SGON) : Plusieurs conférences, symposiums et communications au programme de la rencontre

La Première Dame, présidente de la Fondation Tatali Iyali, Dr Lalla Malika Issoufou, a présidé hier matin dans la grande salle du Palais de Congrès la cérémonie d’ouverture du 5ème congrès de la Société de Gynécologie Obstétrique du Niger (SGON). Durant trois (3) jours, les congressistes vont participer à d’importantes conférences, deux (2) symposiums et suivre 96 communications. Le thème central du congrès est : « Qualité des soins maternels, néonataux et infantiles ».

En prenant la parole à cette occasion, le ministre de la Santé Publique, Dr Idi Illiassou Maïnassara, a d’abord noté que ce congrès intervient au moment où le gouvernement du Niger est résolument engagé dans la lutte pour l’amélioration de la santé des populations. C’est en ce sens que le Plan de développement sanitaire 2017-2021 a été élaboré en tenant compte des orientations du programme de la renaissance du Niger du Président de la République dans lequel la santé occupe une place de choix, des engagements sur les Objectifs de Développement Durable (ODD) liés à la Santé, mais également de l’analyse de situation du secteur et du contexte mondial en matière de santé. En effet, le ministre de la santé Publique a indiqué que dans notre pays, les facteurs environnementaux et humains entretiennent le développement des maladies évoluant trop souvent sous le mode endémo épidémique. A ces maladies et aléas climatiques s’ajoutent les insuffisances dans les domaines de la prévention, de l’offre de soins de qualité et dans l’accessibilité aux structures de santé, a-t-déclaré.

Dr Idi Illiassou Maïnassara a confié que le Niger est résolument engagé à combattre ces contraintes et surmonter ces obstacles avec pour objectifs de réduire les mortalités et morbidités demeurant encore un défi pour notre pays. C’est pourquoi l’amélioration de la santé des nigériennes et des nigériens à travers notamment la réduction du taux de mortalité et morbidité maternelles et infanto-juvéniles est au cœur de notre Programme de Développement Economique et Social (PDES), a notifié le ministre de la Santé Publique. Il a par ailleurs témoigné que dans le cadre de l’amélioration de la santé de la mère et de l’enfant, plusieurs réalisations ont été faites par le gouvernement et d’autres sont en cours. Il s’agit, entre autres, de la poursuite de la gratuité de soins de 0 à 5 ans, des césariennes, des cancers gynécologiques ; la gratuité de la Planification Familiale ; l’ambition du Président de la République de transformer les cases de santé de CSI type1 en type2 pour prendre en compte la santé totale de la mère et de l’enfant ; l’inauguration imminente par le Président de la République d’un hôpital de l’amitié Niger-Turquie dédié à toutes les couches sociales du Niger et spécifiquement à la santé de la mère et de l’enfant.

Le ministre de la Santé Publique a rappelé les réalisations faites par la fondation Tatali Iyali, présidée par la Première Dame Dr Lalla Malika Issoufou en matière de santé de la mère et de l’enfant par des multiples appuis en matériels techniques, moyens roulants, consommables médicaux et bio médicaux, les vivres et intrants thérapeutiques aux centres de santé intégrés, aux maternités, aux centres de santé mère et enfant, au centre de la référence de la fistule, etc.

Il a également noté que la présidente de la Fondation Tatali Iyali s’est impliquée personnellement dans la finalisation du centre régional de référence en matière du cancer qui sera réceptionné et inauguré dans les mois à venir par le Président de la République. « Notre ambition est d’améliorer les performances des agents de santé du Niger, améliorer le niveau des moyens diagnostiques et thérapeutiques ainsi que l’accessibilité aux services et soins de qualité et de sécurité optimales aux populations en général, au couple mère-enfant », a martelé Dr Idi Illiassou Maïnassara.

Il a indiqué qu’en matière de santé, les activités de formation, de soins et de recherche doivent être intégrées. « C’est pourquoi, nous continuerons sans relâche à accompagner toute initiative visant à intégrer les programmes de formation à la Faculté des Sciences de la Santé de l’Université Abdou Moumouni de Niamey et notre plan de développement sanitaire conçu et exécuté par le ministère de la Santé Publique en collaboration avec les partenaires Techniques et Financiers. Votre congrès prendra en compte sans doute les attentes légitimes de nos populations en matière de qualité et de sécurité de soins en matière de gynéco-obstétrique apportant ainsi votre contribution à l’amélioration effective de leur état de santé », a conclu le ministre de la Santé Publique Dr Idi Illiassou Maïnassara.

Auparavant, le représentant de l’UNFPA, M. Hassane Ali, a souligné que selon la dernière évaluation rapide des SONU réalisée en 2017, le taux de létalité obstétricale   est de 2.3% avec des grandes variations entre les régions, pour une norme admise de moins de 1%. Cet indicateur, dit-il, est entre autres, le reflet de la qualité insuffisante des soins offerts dans nos formations sanitaires. Selon lui, le Niger a, durant ces dernières années, fait des progrès en matière de santé, mais beaucoup reste encore à faire. Il a salué les efforts du Ministère de la Santé Publique d’une part, pour avoir conduit la revue de la feuille de route nationale pour accélérer la réduction de la mortalité maternelle et néonatale et d’initier l’élaboration de sa stratégie post- 2015 en vue d’atteindre les objectifs de développement durables (ODD) d’ici et d’autre part pour la réalisation d’une évaluation nationale de la qualité des soins maternels, néonataux et infantiles dans les formations sanitaires.

Pour sa part, le président de la SGON, Pr. Habibou Abarchi a rappelé que la SGON a été créée en Avril 2000 dans les buts essentiels de favoriser le progrès et l’épanouissement scientifique en gynécologie et obstétrique. De par ses louables objectifs, il s’agit d’un formidable espace scientifique de recherche et d’échange d’expérience en vue de mettre à la disposition des populations les acquis de la science aux fins d’améliorer leur vie, a-t-il indiqué. Il a par ailleurs expliqué qu’à l’instar de tous les congrès scientifiques, le 5e congrès de la SGON offre une belle tribune de diffusion des résultats de la recherche et d’échanges scientifiques.

Quant au président du Comité d’organisation dudit congrès Pr Madi Nayama, il a remercié tous ceux qui ont contribué à la réussite et à la bonne organisation de cette activité.

A l’issue de la cérémonie, la Première Dame a visité les stands d’exposition au niveau du hall du Palais du Congrès.

Laouali Souleymane(onep)

27 avril 2018
Source : http://lesahel.org/

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