Le Premier ministre préside la commémoration de la Journée de la concorde nationale, à Tchintabaraden : Une fête dédiée à la consolidation de la paix

Brigi fete nationale de la concorde Unite NationaleLe Premier ministre, Chef du gouvernement, Brigi Rafini, à la tête d’une forte délégation composée de plusieurs membres du gouvernement, des députés nationaux, des chefs traditionnels ainsi que des élus locaux a pris part, le mardi 24 avril 2018 à Tchintabaraden, à la cérémonie commémorative de la fête de la concorde.

Tchintabaraden signifie « la vallée des jeunes filles » en Tamajeck ou « la cité des belles filles ». Lieu d'implantation des Touaregs Ouellemiden, elle est aussi un lieu chargé d'histoire récente : la rébellion touarègue. La célébration de cette 23ème édition de la fête de la concorde marque l’anniversaire des accords de paix du 24 avril 1995, signés entre l´ORA (Organisation de la Résistance Armée) et le gouvernement du Niger. Cette édition a enregistré la participation des délégations venues du Mali et du Nigéria.

Cadre fédérateur pour la recherche et la consolidation de la paix dans notre pays, le rendez-vous de Tchintabaraden a impliqué tous les acteurs qui œuvrent dans la recherche et la quiétude sociale. Ainsi, le maire et le préfet de Tchinta, le représentant des cadres de la paix, le 1er vice-président du conseil régional de Tahoua et le représentant des députés nationaux ont tour à tour salué la présence du Premier Ministre et de sa délégation à cette fête, ce qui témoigne tout l’intérêt qu’ils accordent à la paix. Ils ont également souligné leur reconnaissance au Président de la République Issoufou Mahamadou pour tous les efforts qu’il ne cesse de déployer pour le bien-être des populations du Niger en général et ceux de Tahoua en particulier.

Dans l’allocution qu’il a prononcée à l’occasion de cette 23ème édition de la fête de la concorde, le Premier ministre, SEM. Brigi Rafini, a rendu un hommage à la ville de Tchinta. Le Chef du gouvernement a également exhorté tous les acteurs à plus d’implication dans la recherche et la consolidation de la paix dans notre pays.

Le nom de Tchintabaraden a une résonnance particulièrement forte dans nos esprits ; il est un double symbole. En effet, a-t-il rappelé, cette localité est le symbole de lutte anticoloniale des années 1900, mais aussi et surtout symbole de la réconciliation et la paix retrouvée suite aux accords historiques du 24 avril 1995, après l’épisode triste et douloureux de notre histoire, épisode au cours duquel des frères nigériens sont entrés en rébellion contre l’autorité de l’Etat.

« La région du sahel est confrontée depuis quelques années au problème de terrorisme et de criminalité transnationale. A cet égard, la conviction du Président de la République et celle du gouvernement est qu’il n’y a pas de développement sans sécurité. Voilà pourquoi d’importants moyens humains, matériels et financiers sont déployés au profil de nos forces de défense et de sécurité pour prévenir et combattre le terrorisme et la criminalité transnationale et ce afin de protéger les populations et leurs biens », a souligné SEM. Brigi Rafini.

Notant que le gouvernement du Niger a pu enregistrer des progrès significatifs dans la mise en œuvre du programme de la renaissance du Président de la République, il a indiqué que c’est sans nul doute grâce à tous ces efforts dédiés à la sécurité et maintien de la paix dans notre pays. « C’est pourquoi, j’en appelle à la responsabilité de chacun individuellement, de tous collectivement pour faire de la sécurité un combat de tous les jours, un combat de tous les instants car il n’y a pas d’autres alternatives si nous voulons préserver et consolider les bases de notre développement », a conclu le Premier ministre, SE. Brigi Rafini.

Pour sa part, le président de la Haute Autorité à la Consolidation de la Paix (HACP), le Général Abou Tarka, a mis l’accent sur les différents axes des accords de paix ; le premier axe de ces accords de paix est le processus de réforme institutionnelle dont l’aspect visible est la décentralisation ; les élections qui ont suivi cette réforme ont permis aux anciens leaders de la résistance de devenir des élus régionaux et locaux mais aussi devenir des hommes politiques d’envergure nationale. Le deuxième axe des accords de paix est le processus d’intégration des ex-combattants dans les forces de défense et de sécurité. Le troisième axe des accords de paix, ce sont les différents programmes de développement qui étaient destinés à rattraper le développement des autres régions du pays par rapport aux régions touchées par la rébellion

Auparavant, le gouverneur de la région de Tahoua, M. Moussa Abdourahmane, a souligné le long processus ayant conduit aux accords de paix de 1995. Cette journée a été institutionnalisée le 24 avril 1995, soit une année après la signature de l’accord de paix à Ouagadougou, le 9 octobre 1994 entre le gouvernement du Niger et la rébellion ; cette signature a consacré la fin de plusieurs années de conflit, dans les zones d’Agadez, de Tahoua et une partie de la zone de Zinder. A ce long et laborieux processus de paix est venu se greffer le dernier accord en 2007 avec le MNJ.

La cérémonie a pris fin par la remise des témoignages de satisfaction aux différents acteurs impliqués dans la préservation et la consolidation de la paix ainsi que la remise des prix aux gagnants des courses de chameaux et de chevaux.

Abdou Abdourahmane ONEP TAHOUA

27 avril 2018
Source : http://lesahel.org/

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