Lancement des activités des journées d’études sur les enjeux sécuritaires dans l'espace Saharo-Sahélien : Impulser une dynamique favorable à la paix et au développement

L’Institut de Recherches en Sciences Humaines (I.R.S.H), de l’Université Abdou Moumouni (UAM), organise du 25 au 26 avril, dans ses locaux et en collaboration avec les Universités de Diffa et de Tillabéry, des journées d’études sous le thème « les enjeux sécuritaires dans l'espace Saharo-Sahélien : regards croisés ». C’est le ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, M. Yahouza Sadissou qui a présidé la cérémonie d’ouverture de ces échanges qui regroupent des chercheurs et enseignants-chercheurs ; les personnels administratifs et techniques et les étudiants.

Cette rencontre cherche à comprendre le phénomène du terrorisme dans sa globalité et s'inscrit dans une approche pluridisciplinaire intégrant la dimension juridique, historique, culturelle, anthropologique, sociale et économique du phénomène. Elle offre aussi un cadre aux chercheurs et spécialistes pour débattre, de vive voix, des problèmes considérés prioritaires dans l'espace public.

Dans son discours de lancement des activités de ces journées d’études, le ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, M. Yahouza Sadissou a salué cette initiative qui regroupe plusieurs Universités Nationales autour d’un sujet crucial et d’actualité, traitant des enjeux sécuritaires dans notre espace Saharo-Sahélo-saharien, dans une approche pluridisciplinaire. Ces journées d’études qui se veulent une contribution dans l’effort de sécurisation de notre espace, vient selon M. Yahouza Sadissou à point nommé, quand on sait la détermination avec laquelle le Président Issoufou Mahamadou aborde la thématique sécuritaire tant au plan national qu’international. En effet a-t-il souligné, depuis quelques années cette question constitue une préoccupation majeure pour le monde entier. La prolifération des mouvements terroristes criminels impacte fortement le développement des activités socio-économiques dans les espaces concernées, a indiqué le ministre en charge de l’Enseignement Supérieur.

Pour le cas du Nigera-t-il précisé, l’insécurité transfrontalière, créée et entretenue par les groupes armés non étatiques et autres trafiquants dans la région de Tillabéry a des conséquences néfastes sur les conditions de vie des populations. Dans la région de Diffa en dépit des succès indéniables remportés sur le groupe Boko Haram, la situation reste encore préoccupante. L’Etat consacre beaucoup d’énergie et de moyens pour y faire face, a relevé M. Yahouza Sadissou. Ces journées d’études permettront aux chercheurs de débattre en profondeur de toutes ces questions, des axes qui s’articulent autour de ce thème pertinent, de connaitre et comprendre les déterminants des crises et conflits armées dans l’espace Saharo-sahélien, la typologie et approche méthodologique en matière de gestion des conflits ainsi que l’impact de ces violences armées sur la vie de la population et le politique des Etats, a dit le ministre.

Auparavant, le Directeur général de l’Institut de Recherches en Sciences Humaines (I.R.S.H), Dr Seyni Moumouni a indiqué que l’espace Saharo-Sahélien constitue à l'heure actuelle le ventre mou de la sécurité régionale voire même internationale, du fait de la conjugaison des menaces représentées par les réseaux de criminalité organisée, par les groupes armés impliqués dans les conflits politiques internes en Libye et au Mali, ainsi que par le nombre important d'armes en circulation dans ces pays. L'IRSH, a-t-il rappelé, dispose des ressources importantes en matière d'analyse et de compréhension du phénomène. Selon Dr Seyni Moumouni, les chercheurs ont rendu publique, l'année dernière, à la même période l'étude sur les détenus djihadistes. La prévention sécuritaire et la lutte contre l'insécurité, nécessitent selon le Directeur général de l’I.R.S.H, un effort en matière de compréhension des enjeux sécuritaires et de réflexion sur les stratégies à mettre en place pour y faire face.

C'est pourquoi, a-t-il expliqué les Universités publiques du Niger ont rassemblé leurs intelligences pour diagnostiquer le phénomène et proposer des pistes de solution visant à renforcer l'autonomie stratégique des Etats et du Niger en particulier.

Aïchatou Hamma Wakasso

26 avril 2018
Source : http://lesahel.org/

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