La situation tendue entre nigérien : L’arrogance légendaire de socialistes nigériens pas de négociations, pas de compromis, pas de consensus…

La situation tendue entre nigérien : L’arrogance légendaire de socialistes nigériens pas de négociations, pas de compromis, pas de consensus…Les manifestations de la fin du règne démocratique des guristes sont traditionnelles, ressemblant en tout point à ceux qui ont fait couler les bateaux des pouvoirs en déroute, exactement dans le cas du PNDS Tarraya et ses sbires. Il est reconnu aux pouvoirs en déroute un élan de dictature aveugle qui les pousse à tirer sur tout ce qui bouge ou tous ceux qui ne parlent pas de la même voix qu’eux. Pour le PNDS les choses sont mêmes exagérées du moment où ses actes de dictature visent à soumettre la nation toute entière, même pas l’opposition et les acteurs de la Société Civile. Notre pays vit aujourd’hui un totalitarisme suicidaire à travers lequel les guristes sont en train d’emprisonner toute voix discordante. Les acteurs de la Société Civile emprisonnés, les journalistes traumatisés même sur le plan financier, les étudiants et scolaires jetés hors de leur cadre d’enseignement, tous ces actes tordus relèvent d’un dessein trouble qui cherche à intimider les nigériens pour qu’ils adhèrent à la démarche machiavélique de constitution d’un parti unique dans le pays. Cependant, ce que le pouvoir lui-même ignore, c’est qu’il crée et entretien de son chef les élans contestataires. Rien que les détournements de deniers à grande échelle perpétrés par les plus hauts cadres du pouvoir et cette Loi de finances scélérate constituent des créneaux tangibles de susciter des contestations monstres.

Que l’on soit du pouvoir ou d’un autre bord, on ne saurait renier ces deux faits qui restent révoltants. Certains militants du PNDS même sont indignés d’apprendre les vagues de déperdition de fonds orchestrées par leurs proches. Et, contre la Loi des finances, ils sont nombreux les militants de première heure du parti qui s’y sont désolidarisés dès son adoption. Conduite louable et exemplaire car on peut bien appartenir à une tendance politique et rejeter ou même condamner certaines décisions qu’elle prend. Le hic ici est que, contrairement aux gens qui marquent une pause pour se remettre en cause, nos chefs guristes eux excellent à mettre dehors tout celui qui ose lever la voix. Pour ces personnes convaincues, la seule issue de sortie honorable reste de vider la place en changeant de parti. On ne peut combattre les idées du PNDS et rester au PNDS ; c’est un héritage (...)Et ils sont nombreux ceux qui ont annoncé leur départ du parti ou qui n’y sont que par pragmatisme, pour ne pas se faire écrouer. C’est le même comportement en ce qui concerne les alliés politiques du PNDS. Le cas le plus plausible est celui du RSD et de Kishin Kassa qui ont osé dénoncer le monopole du PNDS dans les institutions politiques. Mal leur en a pris car aujourd’hui ces deux alliés sont victimes de menaces, de harcèlements et de chantages en tout genre. Encore des comportements monarchiques qui témoignent de la dégénérescence que vit le pouvoir du Président Issoufou Mahamadou. Des hommes et des femmes embrigadés, maintenus malgré eux dans le sillage du pouvoir Dans tous les cas, le PNDS n’a qu’à s’en prendre à lui-même ; à ses propres artilleurs qui se sont malheureusement trompés de cibles. En effet personne ne peut dire exactement les desseins réels entretenus par ces hommes et femmes qui ont précipité de leurs propres actes l’échéance de leur pouvoir. C’est comme le bûcheron qui sape la branche sur laquelle il est assis ou de celui qui jette du sable dans son plat. Comme on le sait, l’opposition nigérienne est restée pratiquement sans âme, depuis que certains partis comme le MNSD et autres ont décidé de rejoindre le camp du pouvoir. Personne n’a encore compris très clairement les motivations qui ont amené certains partis potentiellement importants à se liguer à la magouille du PNDS Tarraya. Et depuis ces événements malheureux, l’opposition était devenue quasiment absente, conduite par le Modem FA LUMANA et quelques militants restés très caïds. Cette opposition était donc loin d’avoir provoqué l’état de déstabilisation dans lequel végète le pouvoir du PNDS Tarraya. Seules les actions de certains activistes dignes de la Société Civile et des hommes et des femmes lucides des médias libres peuvent être un tant soit peu citées dans ce tableau. Mais le gros du travail a été fait par les acteurs guristes eux-mêmes ; à tous les niveaux. Du simple militant qui s’accapare de tout dans le quartier en narguant ses semblables d’hier, au grossiste, au ventre bedonnant, qui érige des immeubles à fonds de deniers publics en passant par les barrons perchés haut et qui s’emplissent les comptent à volonté, tout ce beau monde est à citer dans la débâcle que traverse le parti des piètres socialistes nigériens. Pour le reste, leur arrogance légendaire est là pour envenimer les choses. Pas de négociations, pas de compromis, pas de consensus, rien que la bagarre et la provocation qui enflamme la situation déjà tendue.

10 avril 2018
Source : Le Monde d'Aujourd'hui

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