Le CICP demande au Ministre nigérien de la justice, M. Marou Amadou de démissionner

Le CICP demande au Ministre nigérien de la justice de démissionnerLe Cadre Indépendant de Concertation pour la Presse demande aux autorités judiciaires du Niger de tirer les conséquences du refus du pouvoir en place d’obtempérer à la décision du juge de référé ordonnant la réouverture du Groupe de Presse «Labari»

Le Mercredi 28 Mars 2018, le Tribunal de grande Instance Hors Classe de Niamey, saisi en urgence sur la fermeture illégale du Groupe de Presse Labari, ordonnait la réouverture immédiate dudit organe de presse.

Mais à notre grande surprise, 24 heures après le référé judiciaire, des éléments de la Garde Nationale du Niger continuent toujours de camper devant les locaux du Groupe de presse Labari, interdisant tout accès.

Cette attitude a surpris plus d’un justiciable nigérien et démontre tout le mépris que le régime d’Issoufou Mahamadou a vis-à-vis de la justice et des institutions républicaines. Sinon comment comprendre qu’un pouvoir qui se dit garant de l’indépendance de la justice et de l’Etat de droit va royalement refuser d’obtempérer à une décision judiciaire, alors que ce même pouvoir fait toujours recours à cette même justice quand il veut bâillonner les libertés publiques et embastiller des acteurs de la société civile et journalistes.

Face à ce refus d’obtempérer à une décision de justice par le régime d’Issoufou Mahamadou, le Cadre Indépendant de Concertation pour la Presse (CICP) demande :

1. Au Ministre de la Justice Garde des Sceaux, M. Marou Amadou, ancien activiste et défenseur des Droits de l’Homme, de tirer les conséquences de ce refus d’obtempérer à l’ordonnance rendue par le Tribunal de Grande Instance Hors Classe de Niamey, en démissionnant de son poste du Ministre de la Justice ;

2. Au Syndicat Autonome des Magistrats du Niger (SAMAN) de prendre, toutes les dispositions légales pour faire exécuter cette décision de justice ;

3. Au barreau du Niger et à l’Association des jeunes avocats du Niger de se battre, comme ils l’ont si bien fait en pareilles circonstances, pour défendre la Démocratie, l’indépendance de la justice et l’Etat de droit ;

4. A la Commission Nationale des Droits Humains (CNDH) et aux associations de défense des droits de l’Homme de se mobiliser pour imposer à ce régime dictatorial de Mahamadou Issoufou le respect des règles démocratiques et de l’indépendance de la justice, conformément à la constitution de notre pays!

Vive la Démocratie !
Vive l’Etat de droit ;
Vive la presse libre et indépendante !
Fait à Niamey le 29 Mars 2018

10 avril 2018
Source : Le Monde d'Aujourd'hui

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