Les organes membres du Cadre Indépendant de Concertation pour la Presse (CICP) Dénoncent les Multiples Violations des Droits


Les organes membres du Cadre Indépendant de Concertation pour la Presse (CICP) Dénoncent les Multiples Violations des DroitsRéunis en urgence ce lundi 26 mars 2018 à l’effet de se prononcer sur les séries d’atteintes à la liberté de presse et d’expression par le régime d’Issoufou Mahamadou, les organes membres du Cadre Indépendant de Concertation pour la Presse (CICP) font la déclaration suivante : Le 25 mars 2018, Samira Sabou, journaliste au Quotidien Indépendant, "L’Enquêteur" a vu son matériel de reportage ainsi que sa carte professionnelle de presse que lui délivrée le Conseil Supérieur de la Communication, confisqués par les éléments de la police pendant qu’elle couvrait la journée d’action citoyenne du 25 mars 2018 des organisations de la société civile qui protestaient contre la loi de finances 2018.
Le même jour, en début de la soirée, des éléments de la police ont fermé les locaux du Groupe de Presse "LABARI". Cette fermeture est consécutive au refus des responsables de "LABARI" de donner à la police une copie de l’interview de Maître Lirwana, acteur de la société civile arrêté dans les mêmes circonstances.
Au regard de ces faits d’une extrême gravité qui démontrent le degré de mépris que le régime d’Issoufou Mahamadou a vis-à-vis de la presse indépendante malgré ses prétentions à promouvoir la liberté de la presse au Niger, le CICP :





  • Dénonce vigoureusement les atteintes flagrantes à la liberté de presse et d’expression ;
  • Condamne les comportements violents, récurrents et inadmissibles des forces de l’ordre vis-à-vis des journalistes indépendants et leurs organes ;
  • décide du dépôt d’une plainte, avec constitution de partie civile, au plan national et international contre les commanditaires, auteurs et complices de ces agissements barbares ;
  • Exige la réouverture sans délai du Groupe de presse "LABARI" et apporte son soutien à tous les journalistes et les médias indépendants persécutés par le « régime prédateur » de la liberté de presse d’Issoufou Mahamadou ;
  • Apporte son soutien ferme et indéfectible à tous les acteurs de la société civile injustement arrêtés et placés en garde à vue dans les locaux de la police judiciaire ;

Vive la démocratie !
Vive la presse libre et indépendante !
Non à l’assassinat programmé de la presse libre au Niger !

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