Message de la ministre en charge de la Promotion de la femme à l’occasion de la Journée Internationale de la Femme édition 2018

 Message de la ministre en charge de la Promotion de la femme à l’occasion de la Journée Internationale de la Femme édition 2018Mme Elback Zeinabou Tari Bako, la ministre de la Promotion de la femme et de la Protection de l’enfantLa ministre de la Promotion de la femme et de la Protection de l’enfant, Mme Elback Zeinabou Tari Bako a prononcé mercredi un message à l’occasion de la Journée Internationale de la Femme édition 2018 célébrée hier le 8 mars.

«Le mouvement international croissant en faveur des femmes, qui a été renforcé par les quatre conférences mondiales des Nations Unies sur les femmes, a contribué à faire de cette commémoration un point de ralliement pour une mobilisation en faveur des droits et la promotion des femmes notamment, la participation de ces dernières à la vie politique et socio-économique. Depuis lors, cette Journée a pris une dimension mondiale pour les femmes. Elle a été proclamée par l’Assemblée Générale des Nations Unies à l’occasion de la Décennie de la Femme en 1975, pour marquer les marches historiques des femmes en mars 1907 et 1908 en vue de revendiquer leurs droits au suffrage », a rappelé la ministre de la Promotion de la femme et de la Protection de l’enfant.

Elle a indiqué que « pour l’édition 2018, le thème retenu par les Nations Unies est « Problèmes à régler et possibilités à exploiter pour parvenir à l’égalité Homme/ Femme et à l’autonomisation des femmes et des filles vivant en milieu rural » A ce titre le Niger célèbre cette Journée sous ce thème ». Pourquoi ? Parce que, a-t-elle expliqué, « le développe- ment durable d’un pays ne peut être effectif si la couche re- présentant plus de la moitié de la population est marginalisée. Aussi, la pauvreté touche 45,4 % de la population en 2014 dont la majorité des cibles sont des femmes. Ces dernières font sou- vent face à la violation constante de leurs droits et continuent de crouler sous le poids des travaux domestiques, des traditions et des coutumes ainsi que les mauvaises interprétations des préceptes de l’Islam ».

Et la ministre de la Promotion de la femme et de la Protection de l’enfant d’ajouter que « les défis à relever sont majeurs et nombreux. On peut citer entre autres: le renforcement du faible pouvoir de décision, l’allégement des tâches domestiques et l’accès aux services sociaux de base ; l’accès aux informations, aux connaissances, aux emplois et aux ressources productives (terres, outils, intrants ) ; le poids des pesanteurs sociocuturelles et les mauvaises interprétations des préceptes de l’islam ; l’application des textes nationaux et internationaux en faveur des femmes et des filles ; la création des projets et programmes d’autonomisation des femmes et des filles par l’Etat et ses partenaires ». La ministre de la Promotion de la femme et de la Protection de l’enfant n’a pas manqué d’évoquer les opportunités favorisant la réalisation de l’égalité homme/femme : «nous pouvons relever la ferme volonté des autorités de la 7ème République qui se matérialise par l’adoption de plusieurs textes en faveur des Femmes et jeunes filles. Il s’agit entre autres de : la Politique Nationale de Genre révisée en 2017 et de son plan d’action ; l’adoption du décret portant sur la protection, le soutien et l’accompagnement de la jeune fille en cours de scolarité : la création de l’Observatoire National pour la Pro- motion du Genre; l’élaboration d’une stratégie de l’Autonomisation Economique des Femmes visant à «Promouvoir l’Autonomisation Economique des Femmes du Niger pour le développement et la consolidation d’une culture d’activités génératrices des revenus et d’entrepreneuriat en vue de contribuer à l’égalité et l’équité en droit et en chance entre les hommes et les femmes » ; l’élaboration d’une stratégie de lutte contre les Violences Basées sur le Genre ».

Elle a « aussi noté que l’Etat et ses partenaires ont mené plusieurs actions en vue d’améliorer la situation socio- économique de la femme nigérienne. Cependant, malgré toutes ces avancées, beaucoup reste à faire pour garantir un développement durable ».

C’est pourquoi, a-t-elle affirmé, «mon département ministériel, avec l’appui de ses partenaires, va davantage renforcer les actions de plaidoyer en vue de faire face aux situations de dépendance des femmes et assurer l’équité de genre en mettant un accent particulier sur les couches les plus vulnérables notamment celles vivant en milieu rural ».

Soulé Manzo

09 mars 2018
Source : http://www.lesahel.org/


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