Nigerc: 10 millions d'euros d'aide française pour détourner les jeunes du djihad

Boko Haram a mené ses premières attaques au Niger le 6 février 2015. Capture d'écran prise à partir d'une vidéo publiée par le groupe djihadiste le 2 janvier 2018. AFP/Handout Le projet prévoit notamment la mise en place de formations professionnelles et la créations d'emplois pour améliorer les "perspectives de vie" des jeunes de la région.

La France va financer un projet de 6,5 milliards de francs CFA (10 millions d'euros) destiné aux jeunes de Diffa, dans le sud-est du Niger, dont certains ont rejoint le groupe djihadiste Boko Haram, a indiqué ce mardi l'ambassade de France à Niamey. 

Ce projet inédit de l'Agence française de développement (AFD), dénommé "Jeunesse Diffa" vise à "lutter contre le terrorisme par le développement" et doit "contribuer à l'amélioration des conditions" et des "perspectives de vie" des jeunes de cette région aride et pauvre, proche du nord-est du Nigeria, berceau de Boko Haram, selon un communiqué de l'ambassade de France. 

Le projet prévoit notamment la mise en place de formations professionnelles et de créations d'emplois, par un consortium d'ONG internationales en partenariat avec des ONG nigériennes. 

200 Nigériens de Boko Haram se sont rendus aux autorités

En janvier 2015, un responsable municipal de Diffa avait signalé des "départs de nombreux jeunes (...) de plus en plus attirés par les offres de Boko Haram qui leur propose jusqu'à 300 000 francs CFA par mois (environ 500 euros par mois)". 

Le groupe islamiste né en 2009 au Nigeria voisin a mené ses premières attaques au Niger le 6 février 2015. 

En décembre 2016, le président du Niger, Mahamadou Issoufou, avait "tendu la main" aux combattants nigériens de Boko Haram souhaitant se repentir, leur promettant "la vie sauve" et s'engageant "à créer les conditions de leur réinsertion socio-économique". À ce jour, quelque 200 Nigériens de Boko Haram se sont rendus aux autorités de Diffa, où ils sont hébergés dans un centre, en attente d'une réhabilitation sociale. 

1er mars 2018
Source : https://www.lexpress.fr/

Imprimer E-mail

Politique