Sur les préoccupations de l’heure : La CNDH appelle à l’apaisement et au dialogue franc

Le mercredi 21 février 2018, la Commission Nationale des Droits Humains (CNDH) a rendu publique une déclaration. Dans celle-ci, l’institution dirigée par M. Khalid Ikhiri, très préoccupée par les tensions du moment, appelle les différents acteurs à l’apaisement et au dialogue dans la résolution des problèmes.
Tout d’abord, la CNDH a énuméré ce qui constitue, selon elle, les préoccupations du moment. C’est la situation sécuritaire caractérisée par des attaques terroristes qui continuent d’endeuiller le Niger, en dépit de tous les efforts fournis par le gouvernement dans la défense du territoire nationale. C’est, également, l’intolérance politique qui caractérise l’échiquier national et qui est manifestée à travers la mise en quarantaine du Conseil National de Dialogue Politique (CNDP) et l’invitation dans les débats des réflexes identitaires, toutes choses qui ne pourront que saper l’unité nationale et la cohésion sociale.

C’est aussi, la multiplication des manifestations publiques au cours desquelles malheureusement les questions de développement sont mises de côté et qui excellent en diatribes et invectives. C’est, enfin, la situation scolaire caractérisée par les grèves dans le secteur de l’éducation dont la dernière en date est la grève illimitée engagée par la section du Syndicat National des Enseignants et Chercheurs du Supérieur (SNECS) de Niamey en guerre contre l’Union des Etudiants Nigériens à l’Université de Niamey (UENUN) après l’agression d’un enseignant chercheur par des éléments de la Commission des Affaires Sociales et de l’Ordre de ladite structure estudiantine.
Puis, l’institution nationale chargée des Droits Humains de plaider pour un apaisement du climat sociopolitique tendu. Aussi demande-t-elle la reprise du dialogue politique dans le cadre du CNDP, non sans appeler la justice à sévir avec rigueur contre les auteurs des propos attentatoires à l’unité nationale et à la cohésion sociale. Sur le sujet relatif à la lutte contre la loi des finances 2018, la CNDH demande aux acteurs, c’est-à-dire au gouvernement et à la société civile de privilégier le dialogue et d’abandonner le terrain des manifestations et de contre manifestations qui ne feront qu’exacerber davantage les tensions. De même qu’elle invite les pouvoirs publics à poursuivre les réflexions et les actions pour trouver des solutions pérennes aux multiples problèmes de l’école nigérienne. Le SNECS et l’UENUN sont invités par l’institution de Khalid Ikhiri à la résolution pacifique de leur différend. Sur la situation sécuritaire très préoccupante, elle plaide pour l’intensification des efforts.
Enfin, la CNDH se dit disposer à jouer au facilitateur dans la résolution des conflits sociaux.
Oumarou Kané

23 février 2018
Source : La Nation

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