Front de l’opposition indépendante : 7 militants de l’opposition garde prison

Le nombre de prisonniers politiques de l’actuel régime s’accroit de plus en plus. C’est le moins qu’on puisse dire au regard des récentes arrestations dans les rangs des opposants au régime. A cette allure aussi, la liste des détenus politiques risquerait d’atteindre son comble puisque la contestation contre la loi des finances 2016 et la controverse autour de la présence des bases militaires françaises au Niger ne faiblissent pas. Les Nigériens expriment à travers des manifestations de rue leur exacerbation face à un régime qui se soucie peu de la précarité dans laquelle végète une bonne partie de la population. En effet, en dehors de quelques militants du Moden-Lumana, impliqués dans des affaires à forte saveur politique, qui continue de garder prison sept partisans du front de l’opposition indépendante séjour prison. Ils ont été déférés après une garde à vue de quatre jours dans les locaux de la P.J. Il est reproché à ces activistes de l’opposition d’avoir troublé l’ordre public suite à un sit in organisé le dimanche 4 février dernier à la place Toumo de Niamey afin de protester contre la loi des finances 2018 et la présence des bases militaires étrangères sur le sol nigérien. Parmi les pensionnaires de la prison civile de Niamey figurent Ibrahim Bana, militant du Moden-Lumana, et Alhassane Inticar, président du parti Akal-Kassa. Ils sont passibles, spécule t-on, de six mois à un an d’emprisonnement ferme. L’arrestation des militants de l’opposition ne résoudra pas le problème de la mal gouvernance à laquelle le pays est confronté depuis près de sept ans : c’est en vérité l’avis de nombreux citoyens qui assistent impuissants à une montée de l’usage de la force publique pour tenter de faire taire les opposants.

Avec la pression qu’exerce le régime sur les partis de l’opposition, il y a de quoi s’inquiéter sur certaines valeurs de la démocratie telle que la liberté de manifestation et celle d’expression. Faudrait t-il envoyer tous ceux qui sont en désaccord avec le régime en prison? Si telle est l’unique option, la démocratie serait en danger !

Sanda 

17 février 2018
Source : Le Nouveau Républicain

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