Rejet de la loi des finances 2018 : La lutte continue !

Rejet de la loi des finances 2018 La lutte continue !Rien, absolument rien ne semble émousser l’ardeur des acteurs des organisations de la société civile Nigérienne engagés à livrer une lutte sans merci contre la loi des finances 2018 jusqu’à sa modification. Regroupés au sein d’un collectif dé- nommé cadre de concertation et d’actions citoyennes de la société civile Nigérienne Indépendante, les associations continuent ainsi la lutte enclenchée il y a près d’un mois. Ils durcissent progressivement le ton à travers des manifestations imposantes organisées un peu partout dans le pays.

C’est pour la deuxième fois en ce début d’année et la troisième fois à la même manière, qu’ils sont sortis massivement pour exprimer leur désaccord par rapport à ladite loi. Face à la sourde oreille dont fait montre le pouvoir, le cadre entend hausser le ton à travers des manifestations les unes plus imposantes que les autres afin, de contraindre le régime à sursoir à certaines reformes contenues dans la loi des finances. Autant dire que la lutte sera encore plus corsée puisque la loi, objet de la controverse, demeure toujours en vigueur bien que désapprouvée par une importante partie de la population.

Dimanche 11 février, la place de la concertation était en effet noire de monde. De milliers de personnes ont répondu à l’appel de la société civile malgré l’arrestation de certains militants des partis de l’opposition et surtout, la menace permanente qui plane sur l’ensemble des acteurs emblématiques de la société civile. En guise de justification de la manifestation, les acteurs ont dans un discours lu à la tribune affirmé que ces manifestations de rue ont pour but d’exprimer de vive voix la protestation et l’opposition patriotique contre les pratiques de gouvernance actuellement en cours au Niger sous le régime dit de la renaissance, qui s’emploie à imposer depuis janvier des mesures antisociales et impopulaires contenues dans la loi scélérate des finances 2018.

Pour le cadre, ce combat citoyen s’impose à tous comme une nécessité absolue du moment, face au mépris qu’affichent les princes qui nous gouvernent sans tenir compte de la Constitution et des lois de la République, qui fondent pourtant l’Etat de droit, qui est sensé garantir à tous l’égalité devant la loi et les services publics.

‘’De plus en plus, tous les citoyens, même les plus optimistes et/ou les plus naïfs, découvrent chaque jour, un peu plus, le vrai visage de nos « samaritains » d’hier, aujourd’hui au pouvoir. Leurs actes trahissent grandeur nature leurs beaux discours d’hier auxquels, ils n’ont jamais cru en fait’’, a fait remarquer le cadre de concertation.

Il est proprement inadmissible et inacceptable, selon les termes des organisateurs, qu’au moment où le gouvernement accorde des cadeaux fiscaux et des exonérations fantaisistes à des multinationales bien nanties, qu’on institue des impôts et taxes sur des produits (biens et services) de première nécessité et que les recettes collectées servent à financer des dépenses de prestige et des emplois fictifs au détriment des services sociaux de base comme la Santé et l’Education.

En prenant rendez-vous pour le 25 février prochain, le cadre réitère son appel à la poursuite de la lutte citoyenne et patriotique en cours à travers les journées d’Actions Citoyennes (JAC) avec plus d’engagement, de détermination et de combativité en amenant le maximum des citoyens Nigériens à s’impliquer partout, dans toutes les communes Niger, pour contraindre les princes qui nous dirigent, à satisfaire leurs aspirations ou à abdiquer pour permettre au peuple de se donner des solutions idoines à ses légitimes préoccupations.

Habou M.

17 février 2018
Source : L'Actualité

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