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Déclaration des partis membres de la mouvance présidentielle : La majorité dénonce une campagne d’intoxication contre la loi des finances

 Déclaration des partis membres de la mouvance présidentielle : La majorité dénonce une une campagne d’intoxication contre la loi des financesLe mercredi 14 février 2018, les partis membres de la mouvance présidentielle ont rendu publique une déclaration. Occasion pour la Majorité de revenir sur la loi des finances et de répondre à ses adversaires.
D’entrée de jeu, c’est-à-dire dans ses propos liminaires à la déclaration, le patron du principal parti au pouvoir a donné le ton. Pour le Président du Parti Nigérien pour la Démocratie et le Socialisme (PNDS Tarayya), Bazoum Mohamed, il n’y a pas mille manières de prouver de quel côté se trouve la légitimité populaire que de battre le macadam pour remettre l’opposition et son « faux nez opérant sous le label de la société civile » dans leurs petits souliers. Aussi, invite-t-il les partis membres de la Mouvance présidentielle à sortir le 4 mars prochain. Œil pour œil, dent pour dent donc.
Après cette introduction, place à la déclaration proprement dite. Ce fut la réponse du berger à la bergère. Dans son intervention très argumentée, la Majorité a démonté pièce par pièce la machine de l’opposition politique et sa société civile, celle-là même qui leur sert de fil conducteur à l’intoxication contre la loi des finances 2018. « Le caractère strictement politicien de leur combat a dès le départ été trahi par leur tentative grossière et éhontée de mobiliser l’opinion sur la base d’arguments religieux fallacieux. Ainsi s’étaient-ils lancés dans une campagne tous azimuts selon laquelle l’Etat prélèvera désormais des impôts même sur la part d’héritage des enfants orphelins à l’occasion du décès de leurs parents, en violation des prescriptions de la Sharia. Après avoir qualifié cette loi de satanique, il n’y a guère à ce jour que les plus dévergondés d’entre eux pour continuer d’user de cet argument dans leur communication, car un mois et demi après l’entrée en vigueur de cette loi, les orphelins dont ils s’apitoyaient hypocritement sur le sort, invoquant perfidement Dieu et son Prophète se sont avérés de purs produits de leur imagination satanique à eux » ; Dixit la déclaration. S’agissant de la suppression de la Taxe sur la terminaison du Trafic International Entrant (TATIE) qualifiée de cadeau fiscal fait opérateurs de téléphonie et de gâchis par la fronde contre la loi des finances, la mouvance présidentielle a tenu à préciser une fois le bien-fondé de la mesure. Elle va non seulement induire « une baisse sensible des coûts des appels destination Niger », accroitre les investissements dans le domaine de la téléphonie, permettre ainsi l’accès au téléphone de toutes les zones du territoire mais aussi accroitre les recettes fiscales. La loi des finances 2018, précise la déclaration de la mouvance présidentielle, n’est rien d’autre que « la mise en œuvre d’une directive de l’UEMOA datant de l’année 1998 que seul notre pays n’avait pas encore appliquée » et qui vise à rattraper le retard du Niger en matière de pression fiscale et à atteindre l’objectif des 20% projeté pour l’année 2019.

D’une réponse à une autre, la société civile frondeuse en a eu aussi pour son compte. A ses critiques sur la mal gouvernance le Majorité réplique : « Lorsqu’on entend les responsables de la société civile dénoncer le fait que les dirigeants du pays détournent de l’argent à grande échelle qu’ils l’investissent à l’étranger, on devine les fantasmes qui alimentent leur réflexion et l’envie qui les habite d’exercer le pouvoir et de disposer de ces ressources fantasmatiques. Qu’ils se détrompent, ces buffets dressés à tous les dîners et cet argent détourné et investi à l’étranger par les dirigeants actuels qui les font tant saliver n’existent que dans leur imagination envieuse ». Dans les mots qui suivent, elle met dans le même sac opposition et société civile : « La société civile et même ses mentors de l’opposition n’ont de cesse de dénoncer les bases militaires étrangères. Pourtant ces mêmes “bases” qui contribuent notamment à leur permettre de dormir tranquillement sont présentes dans presque tous les pays d’Afrique de l’ouest et du centre plus ou moins menacés par le terrorisme. Dans aucun de ces autres pays, l’opposition n’en fait un thème de campagne alors même que c’est seul le Niger qui est entouré par 3 grands foyers terroristes à ses frontières. C’est la preuve que notre opposition est aux abois et qu’elle est obligée pour cette raison de recourir à tous les arguments, même les plus contreproductifs et les plus dérisoires ».

D’une réponse à une autre, la société civile frondeuse en a eu aussi pour son compte. A ses critiques sur la mal gouvernance le Majorité réplique : « Lorsqu’on entend les responsables de la société civile dénoncer le fait que les dirigeants du pays détournent de l’argent à grande échelle qu’ils l’investissent à l’étranger, on devine les fantasmes qui alimentent leur réflexion et l’envie qui les habite d’exercer le pouvoir et de disposer de ces ressources fantasmatiques. Qu’ils se détrompent, ces buffets dressés à tous les dîners et cet argent détourné et investi à l’étranger par les dirigeants actuels qui les font tant saliver n’existent que dans leur imagination envieuse ». Dans les mots qui suivent, elle met dans le même sac opposition et société civile : « La société civile et même ses mentors de l’opposition n’ont de cesse de dénoncer les bases militaires étrangères. Pourtant ces mêmes “bases” qui contribuent notamment à leur permettre de dormir tranquillement sont présentes dans presque tous les pays d’Afrique de l’ouest et du centre plus ou moins menacés par le terrorisme. Dans aucun de ces autres pays, l’opposition n’en fait un thème de campagne alors même que c’est seul le Niger qui est entouré par 3 grands foyers terroristes à ses frontières. C’est la preuve que notre opposition est aux abois et qu’elle est obligée pour cette raison de recourir à tous les arguments, même les plus contreproductifs et les plus dérisoires ».
Cette sortie fut une énième occasion pour les partis membres de la mouvance présidentielle de réitérer leur soutien et leur confiance au gouvernement pour ses efforts incontestables à garantir la sécurité et la quiétude aux populations. Occasion également pour la Majorité de lever toute équivoque sur la tenue des prochaines élections et de rassurer les Nigériens quant à leurs tenues dans les délais impartis sur la base d’un fichier biométrique.
Oumarou Kané

Lire également :Déclaration des partis politiques membres de la Majorité présidentielle du 14 février 2018

15 févroer 2018
Source :  La Nation
 

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