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Bazoum Mohamed : l’apologétique des Bases Militaires au Niger

Après le Président du PNDS lors de la célébration du 27ème Anniversaire de leur parti, ce fut le Ministre de la défense (Kalla Moutari), accompagné de hauts dignitaires de l’armée, qui ont tenu, lors d’une table banquet, de partager avec la Presse, de discuter franchement sur toutes les questions concernant la sécurité de notre pays. Nous saluons cette démarche, et nous encourageons le Ministre et ses collaborateurs à perpétuer ce genre de rencontre, car les citoyens ont besoin de savoir la vraie information : ne dit-on pas que la sécurité est une affaire collective, nationale ? Bref, revenons à nos moutons.

Lors de son discours à l’occasion de l’anniversaire du Parti PNDS, le Président BAZOUM, n’avait pas gourmandé son plaisir de revenir sur la problématique brûlante de l’installation des bases militaires au Niger, une façon à lui d’escrimer ses adversaires, qui distillent des bobards sur ce sujet. Nous ne dirons pas criticisme au sens de Kant, mais d’apologie rationnelle (apologétique) sur l’installation des bases militaires brillamment défendue par le Ministre Philosophe.

Dans un discours grandiloquent, le Président Bazoum a tenu à clarifier nettement sa position relativement à la question de l’installation des bases militaires étrangères que les autres trouvent opaque, illégale, et anarchique, comme on parlerait d’installation anarchique des étalages autour du grand marché. Il s’est donc érigé en apologète de l’installation de ces bases militaires avec force arguments. Cette apologie des bases militaires étrangères, par ricochet s’adresse à tous les nigériens qui ont d’autres opinions sur cette présence de plus en plus incontrôlée, voire envahissante. D’aucuns en effet pensent que notre souveraineté a été « aliénée », spoliée, laissée aux mains des étrangers. Mais pour le Président Bazoum, tout est archi-faux, complètement ridicule de penser ainsi, si tant est qu’on possède un grain de bon sens.

Le Président Bazoum a démontré que le Niger, tout comme les autres Etats duG5-Sahel, sont confrontés à une insécurité nouvelle, et sans précédent qui nécessite cette présence des bases militaires au Niger, et dans d’autres pays africains, où la menace terroriste, commande impérativement aux Etats de Le contexte géopolitique international, caractérisé par une insécurité transnationale liée au terrorisme djihadiste, contraint nos Etats très fragiles à coopérer avec des forces militaires étrangères. C’est dans ce sens que le Président Bazoum souligne : « Si des militaires de ces pays sont présents dans presque tous les pays du Sahel aujourd’hui plutôt qu’hier, c’est tout simplement parce que la menace du terrorisme dans notre région connaît une acuité particulière ces 7 dernières années et que le terrorisme djihadiste ne nous affecte pas nous seulement, mais eux aussi. ». Autrement dit, il faut être obtus, complètement en déphase sur les nouvelles réalités, pour refuser cette contrainte-nécessité. Le Niger a beau disposé d’une des meilleures armées de la sous région, il n’en demeure pas moins que face à cette menace, en face d’ennemis invisibles, il est de la plus haute nécessité d’avoir aux côtés des FDS (forces de défense et de sécurité) des amis, pour porter un coup décisif à l’ennemi.

Aussi, le Président Bazoum a-t-il profité de cette occasion, pour expliquer que c’est sur la base d’un « accord » de coopération militaire, non d’un « traité de défense » que ces bases militaires sont installées au Niger (Barkhane, et les Américains). Mieux, précise-t-il l’article 169 comporte des zones d’ombres, qu’il faille retoiletter. Pour le Président Bazoum, c’est simplement le principe « accord » de coopération qui a été privilégié, et toujours pour l’heure. Et cette coopération a toujours été bénéfique pour le Niger. Par conséquent, estime le Président Bazoum, la souveraineté du Niger n’a pas été « aliénée », bien au contraire, c’est le Niger qui en profite, car via cette coopération, les FDS reçoivent une formation spéciale, de la logistique, et des renseignements. Accepter amicalement que des amis, qui ont toujours été aux côtés du Niger, n’est point de la « décadence », mais en matière de sécurité, cela s’appelle de la coopération, comme Interpol, Cepol, Europ, peuvent coopérer avec tous les services de renseignements du monde entier, dans le cadre de la lutte contre le banditisme et la grande criminalité, et en l’occurrence le Terrorisme, aujourd’hui devenu l’ennemi commun. Mieux, quand dans le cadre de cette coopération des militaires étrangers perdent leurs vies pour nous aider, on ne peut pas appeler cela « aliéner » une souveraineté.

Globalement, et avec une grande fierté, le Président Bazoum a fait voir à leurs adversaires, qu’ils le veuillent ou pas, s’ils peuvent dormir en toute tranquillité dans leur salon, et se déplacer tranquillement sur le territoire, c’est parce que grâce au Président Issoufou et son gouvernement, le Niger est et restera un havre de paix, comparativement aux autres Etats du Sahel. D’un mot, pour le Président Bazoum, leurs adversaires sont mal placés pour leur donner des leçons de bonne gouvernance, de critiquer leurs stratégies. Il appartient, conclut le Président Bazoum, aux Nigériens de les juger, d’apprécier tous leurs efforts pour les protéger, et les sécuriser, mais pas eux, de l’opposition.

2 février 2018 
Source : L'Actualité 

 

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