D’un anniversaire à un autre : Le PNDS-Taraya souffle sa 27ème bougie

D’un anniversaire à un autre : Le PNDS-Taraya souffle sa 27ème bougieUn matin de décembre 1990, un groupe de nigériens, se réunirent en assemblée générale constitutive de parti politique. Après deux jours de travaux, le PNDS-Tarayya est né, le Parti Nigérien pour la Démocratie et le Socialisme.

Ingénieurs, enseignants, médecins, la quarantaine pour la plupart : fondé par de jeunes intellectuels dont le principal point commun est la croyance à l’idéologie socialiste, le PNDS remporte les élections présidentielles du Niger en 2011, 20 ans après sa création, soit après 20 ans de fidélité, 20 ans de constances, 20 ans de persévérance. « Guri day day lokaci ! »

Il n’est pas rare d’entendre les militants de ce parti dire qu’ils ont connu 20 ans d’opposition. En vérité, plus d’une fois, au court de ces 20 années, le parti qui, à ses premières heures, avait pour slogan « Karfi » ou encore « ilimi », a cogéré le Niger par le jeu des alliances. En 1993, après la victoire de l’AFC, Mahamadou Issoufou devient Premier Ministre de Mahaman Ousman. Un an après, le Premier Ministre démissionne et quitte l’alliance avec son parti pour créer une nouvelle majorité avec le principal parti de l’opposition, le MNSD-Nassara. C’est la cohabitation, Issoufou Mahamadou prend alors la Présidence de l’Assemblée nationale.

En 2016 Elh Issoufou est réélu Président de la République et poursuit, depuis deux ans, avec beaucoup de réussites, un deuxième mandat. C’est donc au pouvoir que Bazoum Mohamed, Issoufou Katambé, Foumakoye Gado, Mme Kané Aïchatou, Hassoumi Massaoudou et autres soufflent aujourd’hui sur leur 27e bougie.

« 27 ans, c’est la maturité » a dit Jeudi 11 janvier 2017, la Présidente nationale des femmes PNDS au journal de 13h15 de la RTS. « D’habitude nous fêtons notre anniversaire en décembre mais des agendas nous ont contraints à reporter cela. Ce sera cette année le 13, à Niamey et dans toutes les régions ».

Ce samedi 13 janvier 2018 donc le parti « ilimi » était en fête. Et, ironie du sort, c’est au Palais des sports qu’a eu lieu la célébration, là où s’est tenu l’évènement qui a ouvert la voie au multipartisme au Niger. La même salle qui a accueilli la Conférence nationale souveraine, l’occasion à laquelle les leaders du parti rose ont été découverts par le peuple nigérien, c’est cette salle, depuis peu baptisée Palais du 29 juillet, qui a servi de cadre aux festivités commémoratives de la 27e année de création de ce parti qui, classé 3e à l’issu des premières élections générales de notre pays, s’impose aujourd’hui comme la première force politique du Niger. Normale alors, si le Palais du 29 juillet a refusé du monde hier samedi.

Venus des quatre coins de Niamey et ses environs, aucun jeune ni rose n’a voulu rater la fête, encore moins les femmes. Selon la Présidente nationale des femmes, dès sa création, « le parti a mis les jeunes et les femmes à l’avant-garde du combat ». Et ils l’ont démontré à l’occasion de cette manifestation. La salle vibrait tout simplement quand la foule répondait aux slogans du parti.

Deux grandes vertus caractérisent le patrimoine génétique politique du militant du PNDS : « La résilience et la fidélité ». C’est cela qui explique, selon le premier responsable du parti, l’avancée de Tarayya et les victoires qu’il a remportés depuis sa création. Dans son discours, l’actualité du pays s’y prête, Bazoum Mohamed est revenu sur la question de la paix mais aussi la cohésion nationale. Et le Premier secrétaire du PNDS d’appeler l’opposition à revenir sur sa politique de chaise vide à la CENI pour des élections futures consensuelles et transparentes au Niger. Des élections auxquelles, a dit le ministre de l’intérieur, « tous les Nigériens qui le voudront participeront ».

Notons que la fête a continué avec des chants et autres animations artistiques avant que RDV ne soit pris pour l’année prochaine. Souhaitons tout simplement que l’unité des Nigériens dont a parlée le camarade Bazoum soit désormais la priorité de ce parti qui nous dirige depuis 7 ans. Prions pour qu’après tout ce qui a déjà été fait (échangeurs, routes, recrutement des jeunes à la fonction publique, efforts en faveur du monde rural etc.), prions que le régime de Guri entende les autres « Waayi doulou » des Nigériens : recrutement sans concours des contractuels, indépendance énergétique, justice sociale et lutte contre la corruption, révision de l’assiette fiscale en vue de soulager les plus faibles des citoyens imposés etc.

Revenons pour finir sur ces vers d’une des toutes premières chansons dédiées au PNDS : « Tarayya ta rancéé say ta lashi takobi ». Joyeux anniversaire à tous les militants du parti des « intellectuels ».

14 janvier 2018
Source : http://nigerdiaspora.net/

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