Succession à l’ANDP Zaman Lahiya : La chasse est ouverte !

Succession à l’ANDP Zaman Lahiya : La chasse est ouverte ! L’expression qui sied dans ces conditions aurait été la guerre de succession à l’ANDP est déclenchée. Dans une guerre, chaque protagoniste choisit et fourbit ses armes. A la chasse, on tire sur les lapins. A peine le président Moussa Moumouni Djermakoye enterré, sans respecter le deuil de la famille et des nombreux militants, les spécialistes en manipulation des consciences entrent en scène. Il est dit que trois principaux candidats se bousculeraient aux portes de la présidence de l’ANDP Zaman Lahiya. L’actuel patron de la gendarmerie nationale serait, disent certaines sources sur la ligne de départ. Après une carrière militaire exemplaire à tout point de vue, le général voudrait une reconversion dans la politique. Il s’y serait préparé. En témoigne un documentaire diffusé sur une chaîne de télévision montrant les réalisations qu’il aurait suscitées dans sa région d’origine qui n’est autre que le fief du parti. Il a un soutien de taille. Un jeune député élu sous la bannière du parti de Moumouni Djermakoye Adamou, ancien conseiller à l’Assemblée du président Hama Amadou du Moden FA Lumana et malheureux candidat à la présidence de la fédération nigérienne de football. On dit aussi qu’il bénéficierait du soutien de certains groupes de pression hors du parti.

Le deuxième prétendant serait le jeune ministre Moussa Hassane Barazé. Son soutien n’est autre que l’incontournable député Sani Ousmane dit Dan Dijé. Le troisième candidat serait le ministre Ali Seyni Gado. Membre fondateur du parti et fidèle parmi les fidèles de l’ANDP, il bé- néficierait du soutien de nombreux membres fondateurs du parti. Il était déjà candidat lors de la succession au président Moumouni Djermakoye Adamou. Contre précisément le président Moussa Djermakoye. Les spécialistes de la manipulation, pour empêcher la majorité pré- sidentielle de soutenir la candidature d’Ali Seyni Gado, n’ont trouvé mieux que dire qu’il est proche du parti Lumana. Quand on sait que ce parti représente aujourd’hui ce que le parti Sawaba de Djibo Bakari fut au début des années soixante, on comprend mieux la manifeste intention de nuire. Il n’a pas de relations particulières avec le parti de Hama Amadou. Et s’il était rancunier, comme la plupart de nos hommes politiques, il aurait toutes les raisons d’en vouloir à ce dernier. Pour ceux qui le savent, il fut le seul secrétaire géné- ral remercié avec les directeurs généraux des sociétés lors du premier passage de Hama Amadou à la Primature. C’était au cours de ce qui fut appelé nouvelle majorité. Et puis après avoir été battu par Moussa Djermakoye en 2010, Ali aurait pu, comme l’autre candidat malheureux, Amadou Nouhou, aller voir ailleurs. Et pourtant, il a subi toutes les frustrations durant toute la présidence de Moussa Djermakoye. Fidèle à ses convictions, Il est resté loyal à la mémoire du père fondateur et de son parti et cela vingt cinq ans sans discontinuer.

Mato Mai Roumbou 

28 décembre 2017
Source : Le Nouveau Républicain

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