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PNDS-Tarayya : sur la route du concassage de Ladan Tchiana …

Depuis son départ du gouvernement, l’ancien ministre des Mines Ladan Tchiana sait que lui et son parti s’exposent aux rigueurs de la loi du PNDS-Tarayya. Celle de : tu n’es pas avec moi, je técrase.
Les tenants de la Renaissance n’ont pas mis beaucoup de temps à signifier à l’ancien ministre d’Etat Omar Hamidou Ladan qu’il n’est plus avec eux donc il est contre eux. C’est la loi du parti au pouvoir, il n’y a pas de demi-mesure. On ne dit pas non sur une chose du régime, c’est soit on accepte tout ou on rejette tout. Le ministre Ladan commence déjà à en faire les frais. Quelques instants seulement après son Tweet ou Acte de divorce, le régime du Président Issoufou a tout de suite lancé ses fantassins aux trousses du ministre démissionnaire avec pour mission de l’humilier en le présentant comme un mal propre chassé du gouvernement pour ses « exigences de pot-de-vin » pour la réalisation de grands projets de la Renaissance. Là, c’est le concassage de la personne du Président du parti AMENAMINE qui est enclenché le parti n’ayant pas encore quitté la mouvance présidentielle.

Mais lorsqu’au cours de la passation de service avec son remplaçant, Ladan Tchiana avait déclaré « se taire quand on sait est déloyal, approuver dans quand est pas d'accord est indécent. J'ai soutenu le Président Issoufou et son gouvernement loyalement au mieux de mes possibilités depuis 2011 », il a signé l’Arrêt du concassage de son parti politique aussi. L’ancien ministre est allé trop loin, il a aussi marqué son opposition au très controversé projet de budget 2018. « Cependant, tout en saluant l'approche programme du budget 2018, certains aspects de la nouvelle orientation économique sont contraires à mes principes humanistes et à mes convictions libérales » dit-il. C’en est de trop, le président de la République Issoufou Mahamadou ne peut plus lui faire confiance à Ladan Tchiana pour diriger son parti allié AMEN-AMINE. Selon des sources proches des milieux politiques, des militants du parti de Ladan sont en train d’être « conditionnés » pour s’opposer à leur président et l’accuser de ne plus mériter diriger la formation politique. Le rouleau compresseur est déroulé, comme d’habitude, il ne manquera pas d’écraser sa cible. Sauf que dans le cas présent, la cible est bien est bien consciente du danger et elle ne semble pas en avoir peur. « Arriver et partir sont consubstantiellement une loi naturelle à laquelle nul ne saurait s’opposer » a déclaré Omar Hamidou Ladan. Une façon sans doute de dire à Issoufou Mahamadou que s’il peut, aujourd’hui, utiliser l’appareil de l’Etat pour lui nuire, un jour viendra où il ne sera plus président de la République. C’est une loi naturelle qui le dit.

10 novembre 2017
Source : L'Eclosion

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