Forfait Albarka

Installation des membres de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) : Pour des élections libres et transparentes

Le ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur, de la Sécurité publique, de la Décentralisation et des Affaires coutumières et religieuses M. Mohamed Bazoum a procédé vendredi dernier, à l’auditorium Sani Bako du Ministère des Affaires Etrangères, à l’installation officielle des membres de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI). Cette cérémonie a enregistrée la présence des membres du gouvernement, des élus nationaux, des représentants du Corps diplomatique ; ceux des Organisations internationales et non gouvernementales et plusieurs autres invités.

Au cours de cette cérémonie d’installation des membres de la CENI, le ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur, de la Sécurité publique, de la Décentralisation et des Affaires coutumières et religieuses a rappelé d’abord que la Commission Electorale Nationale Indépendante est, de par les dispositions de la Constitution nigérienne et la loi portant code électorale, appelée à jouer un rôle crucial dans l’organisation des élections, mais au-delà dans la stabilité institutionnelle et politique de notre pays. M. Bazoum Mohamed devait par la suite saluer le président sortant de la CENI et certains partenaires intéressés par les questions électorales pour les séminaires qu’ils ont eu à organiser, à l’issue desquels des propositions ont été faites tendant essentiellement « à préconiser les principes la mise en place d’une CENI à caractère permanent, qui serait une administration non pas commise de façon ad’hoc au moment des élections pour en prendre en charge l’organisation, mais, qui aura à les préparer intégralement depuis l’élaboration du fichier électoral jusqu’à l’organisation des différents scrutins pour l’année 2021 ».

Selon le ministre d’Etat en charge de l’Intérieur, la compétence, l’intégrité et toutes les qualités que tout le monde a reconnues de façon unanime de Me Issaka Sounna qui va présider aux destinées de notre CENI, seront des atouts importants pour qu’il mène à bien cette tâche que tous les Nigériens lui ont ainsi confiée. Il sera secondé par M. Aladoua Amada qui a tout autant des qualités nécessaires pour cette mission. M. Bazoum Mohamed a par ailleurs souhaité une bonne chance à tous les membres de la CENI avant de leur rappeler la mission majeure pour laquelle ils sont investis et sur laquelle repose, pour une part importante, la qualité des élections que notre pays aura à organiser au cours de l’année 2021. « C’est parce que les Nigériens qui ont contribué à faire en sorte que vous soyez-là n’ont aucun doute quant à vos compétences et vos qualités morales que vous êtes aujourd’hui à ce poste», leur a rappelé le ministre d’Etat, en charge de l’Intérieur.

Le Niger, explique M. Bazoum Mohamed, est tenu par des exigences constitutionnelles quant au délai et le travail par lequel les membres de la nouvelle CENI auront à commencer. Il s’agit de mettre en place une administration et de faire en sorte que d’ici quelques semaines notre pays puisse disposer d’une direction de l’informatique du fichier électoral biométrique, qui est la première étape de ses activités. Avec le concours des uns et des autres, des choix judicieux, tel que le principe préconisé par la loi électorale, vont être fait, a estimé le ministre en charge de l’Intérieur, afin d’avoir une administration de l’informatique pour un fichier électoral biométrique apte à faire ce travail dans le délai. Il faut retenir que la CENI est composée de treize (13) membres dont le président Me Issaka Sounna désigné à l’issue du parcours prévu par la loi.

Elus avec plus de 90 points sur 100, Me Issaka Sounna est un avocat du barreau du Niger qui a été membre du gouvernement, notamment ministre de la Justice à l’époque de la première transition démocratique post-conférence nationale. Me Issaka Sounnaa été par la suite le président de la CENI qui avait eu en charge l’organisation des élections tenues au cours de l’année 1999 et qui avait vu porter le Président Tandja Mamadou au pouvoir. Depuis lors, il a eu une grande expérience dans le système des Nations-Unies, en particulier, dans le domaine de l’organisation des élections. C’est ainsi qu’il a eu un long séjour en Côte d’Ivoire et qu’il avait pris part à l’organisation des élections dans bien de pays africains. C’est cette longue expérience mais surtout ses grandes qualités de juriste, d’homme intègre réputé et reconnu par tous, comme tel, qui lui ont valu le consensus solide qui avait présidé au choix de sa personne sur l’ensemble des treize (13) candidats au poste.

Aïchatou Hamma Wakasso(onep)

06 novembre 2017
Source : http://lesahel.org/

Imprimer E-mail

Politique