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Visite des membres de la Commission des Affaires Générales et Institutionnelles (CAG/I) sur le site du barrage Kandadji : Apprécier l’évolution des travaux du projet

Dans le cadre des visites entreprises par la Commission des Affaires Générales et Institutionnelles (CAG/I) de l’Assemblée nationale au niveau des services, et structures publiques, les membres de ladite Commission se sont rendus, le 2 novembre dernier, sur le site du Barrage Kandadji dans la région de Tillabery. La délégation conduite par l’honorable député, Souley Dioffo, président de la CAG/I,   est allée s’enquérir de l’évolution des travaux de ce Projet et les défis qui restent à relever.

Lors de leur déplacement, les membres de la CAG/I ont visité les aménagements hydro-agricoles, le site devant abriter le barrage proprement dit, les infrastructures notamment les écoles, CSI et foyer féminin, la cité du maitre d’ouvrage avant de s’entretenir avec le représentant de la population locale, Amirou Kandadji. Peu avant de se rendre sur le terrain, les députés ont suivi à Tillabéry, les explications du directeur général de l’Agence du Barrage Kandadji (ABK), M. Amadou Harouna sur l’avancement des travaux et les contraintes. Il a rappelé que l’objectif de ce Programme est de réduire la dépendance énergétique du Niger, d’améliorer la disponibilité de l’eau notamment pour les besoins domestiques et le développement de l’irrigation et de contribuer à la réduction de la variabilité saisonnière du débit du fleuve. Spécifiquement, a-t-il précisé, le projet vise à accroitre la capacité de production nationale d’énergie hydroélectrique (capacité : 132 MW, production : 629 GWh) ; et d’accroitre l’accès à l’eau afin d’améliorer la sécurité alimentaire et les conditions de la vie de la population à travers la mise en valeur du potentiel de terres irrigables de la vallée du Niger (45.000 ha).

Selon le directeur général de l’Agence du Barrage Kandadji, la construction du barrage et de l’infrastructure nécessite la réalisation des travaux préparatoires, la construction du barrage (lot1) : appel d’offres relancé, la construction de la centrale hydro électrique (lot2) : appel d’offres lancé, la construction de la ligne de transport d’électricité Kandadji-Niamey (lot3) et la construction de la déviation de la route RN1-W (lot4) : avis de pré-qualification des entreprises lancé. Outre ces travaux, il a évoqué la gestion environnementale et sociale nécessitant entre autres les travaux de traitement des bassins versants (1100ha) et la plantation de bois collectif (100ha), le traitement mécanique et biologique des koris de 2 mares piscicoles, la création d’un sanctuaire des hippopotames et de la réserve naturelle de Kandadji. Il y’a ensuite la question du pôle de croissance et développement local qui comprend l’étude du schéma directeur de développement intégré de la vallée du Niger en cours, l’étude d’un pôle de croissance basé sur l’irrigation (1500ha) avec l’implication du secteur privé en cours aussi.

En ce qui concerne la gestion du Projet ou les perspectives, il a souligné la nécessité de la création de « l’Agence du barrage Kandadji » (un EPIC) en remplacement du HACVN afin d’assurer une meilleure souplesse de gestion et accélérer la mise en œuvre du Programme et aussi la mise en place dans ce sens d’une assistance technique. Par ailleurs, le DG de l’ABK a relevé que le processus de déplacement de la 2ème vague est en cours de réalisation par le bureau d’étude français "TRACTEBEL" qui est chargé du recrutement et de l’élaboration du plan d’action de réinstallation de la vague 2 qui concernera près de 50.000 personnes soit 28 hameaux. Onze communes sont concernées et le Projet a prévu de les accompagner. M Amadou Harouna a salué l’engagement des autorités qui, après une période de mutisme, ont choisi de relancer ce programme qui une fois réalisé sera une aubaine pour le Niger. Le DG de l’ABK a estimét que les parlementaires peuvent jouer un rôle non moins important dans la sensibilisation et l’accompagnement de la réalisation de ce projet. À la fin de cette visite, les parlementaires ont pu mesurer l’immensité de la tâche à accomplir, l’état d’avancement du projet, notamment la réinstallation de la population. Ils ont demandé à la population de continuer à faciliter le processus de la réalisation de ce projet.

Mamane Abdoulaye, Envoyé spécial(onep)

06 novembre 2017
Source : http://lesahel.org/

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