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Assemblée Nationale/Poursuite de la série de visites des membres de la Commission des Affaires Générales et Institutionnelles (CAG/I) : La délégation de parlementaires a échangé, hier, avec les responsables du CSC et du CESOG

Dans le cadre du processus d’adoption du budget 2018, la Commission des Affaires Générales et Institutionnelles (CAG/I) de l’Assemblée nationale a entrepris depuis mardi, une série des visites au niveau de différents services et institutions en rapport à ses prérogatives, pour s’enquérir de leur inscription budgétaire et recenser leurs difficultés afin de mieux défendre leurs préoccupations. C’est ainsi que, pour la journée d’hier, les parlementaires membres de la Commission des Affaires Générales et Institutionnelles, conduits par le président de la CAG/I, l’honorable député Souley Dioffo, étaient en visite le Conseil Supérieur de la Communication (CSC) et le Conseil Economique Social et Culturel (CESOC).

Au CSC, première étape de cette visite, le président de ladite institution M. Abdourahamane Ousmane, a rappelé à la mission parlementaire que le budget du CSC provient largement de l’Etat, avant de saluer cette initiative des députés qui consiste à se rendre au niveau des institutions pour écouter leurs préoccupations. Parmi les doléances du CSC, M. Abdourahamane Ousmane a évoqué un certain nombre des préoccupations relativement au budget notamment la nécessité de renforcer les capacités techniques et opérationnelles du CSC notamment la mise à dispositions de leur équipe de monitoring les moyens techniques adéquats, des plates-formes distantes pour enregistrer et stocker les programmes des radios et Télévisions émettant sur l’ensemble du territoire national.

Le président du CSC a reconnu que cela nécessite des moyens financiers conséquents pour l’acquisition de ces moyens, pour leur maintien en état de fonctionnement mais aussi pour l’exploitation et l’analyse des enregistrements. le président du CSC a également souligné le manque de personnel pour assurer le monitoring effectif des différents programmes que ce service enregistre ajoutant que les besoins en personnel est de 32 agents. «Malheureusement nous n’avons pas eu le poste budgétaire nécessaire pour recruter ces agents », a-t-il déclaré. Pour M. Abdourahamane Ousmane, il va falloir, à défaut du recrutement ou du reploiement, penser à la contractualisation.

Pour le président du CSC, cette visite des parlementaires a été une occasion pour échanger des tenants et aboutissants sur le plan financier et de toutes ces options. Il a demandé aux membres de la CAG/I de prendre en compte ces préoccupations dans le cadre de la programmation budgétaire prévue pour le CSC dans la loi des finances 2018. «Nous avons aussi informé la commission d’un certain nombre des reformes et propositions de loi que le CSC a initié et que nous devons transmettre pour qu’ils puissent voir dans quelle mesure ils peuvent les analyser et enclencher le processus d’adoption », a-t-il conclu.

Au niveau du CESOC, seconde étape de cette visite, les membres de la CAG/I ont échangé avec le président de cette institution, M. Moussa Moumouni Djermakoye et ses collaborateurs. Au cours de ces échanges, le président Moussa Moumouni Djermakoye a indiqué que cette institution consultative intervient dans le domaine social, économique et culturel de notre pays à travers des avis qu’elle émet sur des questions qui lui ont été posées ; toutefois elle peut aussi entreprendre des études qui touchent la vie de la nation. Il a rappelé que le CESOC se réunit deux fois par an sauf à la demande de la Présidence de la République ou de l’Assemblée nationale. Parlant des difficultés, le président du CESOC a demandé l’implication de cette institution dans l’élaboration de son budget. Cela permettra au CESOC de prendre en compte ses préoccupations, c'est-à-dire ses prévisions et besoins réels. En outre, ladite institution souffre aussi de l’insuffisance de matériels roulants, l’exigüité des locaux qui n’offrent pas du tout un bon cadre de travail.

Pour sa part, le SG du CESOC, M. Youssoufou Ahmadou Tidjani, a rappelé que la CAG/I est une structure partenaire du CESOC. Il a salué l’intérêt qu’accorde la CAG/I pour le CESOC qui, se traduit par sa disponibilité à écouter les préoccupations du CESOC en vu d’échanger et de comprendre le mécanisme qui peut permettre au CESOC d’exercer pleinement sa mission.

Mamane Abdoulaye(onep)

02 novembre 2017
Source : http://lesahel.org/

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