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Intervention de Sanoussi Tambari Jackou à l’anniversaire du MPR-Jamahoriya : Et si STJ dévoile le scénario des élections présidentielles de 2021 ?

ntervention de Sanoussi Tambari Jackou à l’anniversaire du MPR-Jamahoriya Et si STJ dévoile le scénario des élections présidentielles de 2021 ?La semaine dernière, à l’occasion de la cérémonie marquant le deuxième anniversaire du Mouvement patriotique pour la République (MPR-Jamahoriya), le président du Parti nigérien pour l’autogestion (PNA-AL OUMMA) et MinistreConseiller à la Présidence de la République Sanoussi Tambari Jackou a fait une annonce qui focalise depuis l’attention de nombreux analystes. Si certains considèrent qu’il ne s’agit que d’une simple «provocation» de la part de cet homme politique connu pour son art d’amuser l’atmosphère politique, d’autres craignent que Sanoussi Tambari Jackou ne soit déjà en train d’annoncer le scénario des élections présidentielles de 2021.

S’exprimant à la tribune de la cérémonie du deuxième anniversaire du parti MPR-Jamahoriya du Ministre d’Etat Albadé Abouba, Sanoussi Tambari Jackou a publiquement soutenu l’idée que annoncé que le président du Parti nigérien pour la démocratie et le socialisme (PNDS-TARAYYA) Mohamed Bazoum sera le futur Président de la République, avec comme Premier ministre Albadé Abouba. Si cette annonce ne venait pas de lui Sanoussi Tambari Jackou, beaucoup d’observateurs l’auraient considérée comme un simple souhait que n’importe quel citoyen pourrait formuler. Mais comme elle vient d’un acteur politique clé de la trame de STJ, de surcroît Ministre-Conseiller à la Présidence de la Ré- publique, elle a très vite intéressé les analystes qui ne cessent de l’examiner sous toutes ses formes. Pour certains d’entre eux, il s’agit, une fois encore, d’une ces «provocations» que sait faire Sanoussi Tambari Jackou pour amuser l’atmosphère politique, lorsque cette dernière est crispée comme elle l’est depuis quelques mois. Mais pour d’autres, le schéma dessiné par le Ministre-Conseiller peut bien refléter ce qui pourrait se passer à l’issue des élections présidentielles de 2021.

Non seulement l’homme qu’il espère être le futur Président de la République est le président du principal parti au pouvoir, mais aussi celui qui pourra être le futur Premier ministre est le président du principal parti allié du parti au pouvoir. Les analystes qui prennent les propos de Sanoussi Tambari Jackou très au sérieux craignent que tout comme celles de février et mars 2016, les futures élections pré- sidentielles ne soient organisées de façon à ce que seul le camp du pouvoir ne pousse celui de l’opposition à renoncer à aller jusqu’au bout du processus électoral. Selon ces analystes, si en 2016 le candidat de l’opposition qualifié pour le second tour a été maintenu en prison et a finalement renoncé à la course pour le fauteuil présidentiel, en 2021 ce sont les conditions d’organisations des élections qui risquent de pousser les candidats de l’opposition à se jeter dans la course. En effet, au vu de la polémique qui caractérise la désignation des responsables de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) chargée d’organiser ces élections, ces analystes estiment qu’à défaut de contraindre le pouvoir à accepter un minimum de consensus pour la mise en place d’une CENI acceptée par toutes les parties, l’opposition n’aura de choix que de boycotter les futures élections pour ne pas aider à légitimer une mascarade électorale. Bien entendu, quand un tel scénario se réalise, le boulevard est bien tracé pour le candidat que le pouvoir aura choisi pour succéder au président Issoufou Mahamadou.

D. M

19 octobre 2017
Source : Le Nouveau Républicain

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Politique