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4ème Congrès de la Fédération des Associations et Unions des Jeunes Avocats d’Afrique : Les jeunes avocats africains réunis à Niamey pour parler de la traite des personnes et de la migration

4ème Congrès de la Fédération des Associations et Unions des Jeunes Avocats d'Afrique : Les jeunes avocats africains réunis à Niamey pour parler de la traite des personnes et de la migration Niamey abrite depuis hier et ce pour quatre jours le 4ème congrès de la fédération africaine des associations et unions des jeunes avocats (FA-UJA). Organisé sous le haut patronage du Président de la République, premier magistrat du Niger, SE Issoufou Mahamadou, et sous le parrainage du ministre de la Justice, garde des Sceaux Marou Amadou, le congrès se tient sous le thème d’actualité « Migrations et traites de personnes ». C’est la grande salle de conférence du palais des congrès qui a servi de cadre pour la cérémonie d’ouverture des assises du congrès. Y étaient présents le Premier président du conseil d’Etat, plusieurs membres du gouvernement ainsi que les membres du barreau et de nombreux invités de la FA-UJA.

Organisation qui compte en son sein les associations et unions de 22 pays africains, la FA-UJA a pour parrain officiel le Président de la République Issoufou Mahamadou. L’annonce solennelle a été faite par le président de la fédération. La rencontre de Niamey a enregistré la participation effective des jeunes avocats d’une quinzaine de pays membres de la fédération.

A l’ouverture de la cérémonie, plusieurs intervenants se sont succédé au podium, à savoir le bâtonnier de l’ordre des avocats du Niger, le président de la conférence des barreaux OHADA, le président de l’association des jeunes avocats du Niger et le président de la fédération africaine des associations et unions des jeunes avocats (FA-UJA) avant le mot d’ouverture du quatrième congrès, prononcé par le ministre de la Justice, Garde des Sceaux.

M Marou Amadou a positivement apprécié le choix du thème central du congrès ainsi que les sous thèmes qui seront développés tout au long de cette rencontre des jeunes avocats d’Afrique. Pour lui, c’est la preuve de leur engagement à accompagner les gouvernements de leurs pays dans leurs efforts contre la migration irrégulière et la traite des personnes car, a-t-il dit, ce choix « traduit aussi la volonté des structures que vous représentez de contribuer à la lutte contre la traite et la migration qui dépasse largement les frontières de nos Etats».

Il a rappelé que les Etats du Sahel sont en train de déployer d’immenses efforts pour assurer la sécurité de leurs territoires qui font face à des menaces terroristes qui, elles-mêmes, « favorisent et entretiennent le trafic des migrants » qui sont leur corolaires de violations des droits humains pour les candidats à la recherche des lendemains meilleurs. Poursuivant ses explications et justifiant la pertinence du thème de ce congrès, le ministre de la Justice a souligné que le Niger devenu malgré lui l’épicentre du flux migratoire, « continue à subir les affres de ces phénomènes » occasionnant souvent la mort de milliers de migrants dans le désert ou la méditerranée en tentant de rallier l’Europe. Face à ces tragédies humaines, il s’est résolument inscrit dans une double dynamique : préventive et répressive à la hauteur de l’urgence pour lutter efficacement contre ces phénomènes de migration et de traite des personnes, a dit le ministre. Il a ainsi mis en place un cadre législatif et institutionnel tel que la CNLTP/TIM pour la coordination de la lutte et l’ANLTP/TIM pour la lutte contre les deux phénomènes. A ces structures s’ajoute l’appui d’autres structures publiques mais aussi celui des partenaires ; le ministre a fait remarquer aux jeunes avocats qu’il s’agit là des efforts témoignant la volonté des autorités de répondre efficacement aux différents trafics. Le choix du thème de ce congrès est un motif de satisfaction pour le gouvernement qui voit en cela l’implication d’un acteur majeur qu’est le barreau.

Pour le ministre, le gouvernement est rassuré par cet engagement que les victimes seront efficacement défendues devant les juridictions contre les trafiquants et les passeurs. M. Marou Amadou a exprimé ses remerciements à l’association des jeunes avocats du Niger ainsi qu’à la FA UJA pour cette initiative de contribuer à la réflexion sur la problématique de la traite des personnes et de la migration.

Zabeirou Moussa(onep)

14 octobre 2017
Source : http://lesahel.org/

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