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Fin de l’atelier de formation sur la sécurité des journalistes et journalisme sensible aux conflits

L’atelier de formation sur le journalisme sensible aux conflits et sécurité des journalistes, qui a débuté le jeudi 28 septembre 2017 a pris fin le samedi 30 septembre à Niamey au siège de la maison de la presse. Cet atelier  a vu la participation de 40 journalistes issus de la presse audiovisuelle et écrite ; a été dirigé par Dr Moustapha Gueye (professeur au CESTI de Dakar) et Saidou Arji (juriste et consultant médias et gouvernance).Pendant trois jours les journalistes, venus des 8 régions de notre pays, ont travaillé sur diverses thématiques qui portent sur les comportements qu’ils doivent prendre en considération pour bien traiter les informations en temps de conflit.

 Une situation, qui cadre bien au contexte actuel du Niger qui est confronté aux attaques du groupe terroriste Boko-Haram d’une part et aux excursions de groupes terroristes en provenance du Mali. Il ressort de cet atelier qu’en temps de conflit, les journalistes doivent faire preuve d’un grand sens de responsabilité dans leur travail qui est celui d’informer de la population. Au-delà de leur tâche traditionnelle de collecte, de traitement et de diffusion de l’information, les journalistes doivent inclure dans leur démarche tous ce qui peut concourir à l’apaisement.

 Plus encore, face à un conflit, les journalistes doivent prendre des précautions avant de se rendre sur un théâtre d’opérations conflictuelles afin d’assurer leurs intégrités physiques. Et lorsque le moment arrive de rendre compte aux populations, les journalistes ont le devoir d’user de tous les termes qui peuvent concourir à la restauration de la paix, du dialogue et de la tolérance. Et dans cette dynamique, les journalistes doivent éviter en temps de conflit, tous traitement de l’information qui va dans le sens d’exacerber les antagonismes. Enfin, au terme de l’atelier, il est apparu qu’il n’existe pas de recettes préétablies que les journalistes peuvent appliquer afin de rendre compte des situations conflictuelles. Cependant, les journalistes doivent avant tout  mettre en avant le respect de l’éthique et de la déontologie de leur métier tout en s’adaptant aux exigences que demande la couverture d’un évènement conflictuel.

Ali Cissé Ibrahim.

  Signature d’une convention sur l’équité de genre dans les médias.

L’espace médiatique de notre pays est dynamique .L’engouement pour le métier de journaliste ne cesse de croitre. Cependant, une disparité existe relativement au pourcentage de femmes qui travaillent dans les medias tant publics que privés .Cette situation est beaucoup plus accentuée dans le secteur privé. Aussi pour remédier à cette situation, l’association des professionnelles africaines de la communication-section du Niger (APAC-Niger) ; ne cesse d’œuvrer pour la concrétisation d’une culture d’égalité entre les hommes et les femmes, ainsi que l’amélioration de l’image de la femme et le respect de sa dignité.

 Pour conforter cette dynamique impulsée par APAC-Niger, une convention sur l’équité de genre dans les medias a été signée hier au siège de la maison de la presse à Niamey. A cette occasion, la présidente d’APAC-Niger Amina Niandou de dire « la présente cérémonie, la toute première d’une série avec tous les acteurs du secteur ,concerne les promoteurs de groupe de presse radio et télévision membres du réseau indépendant des groupes de radio et télévision privées du Niger ».Amina Niandou ,de poursuivre en disant « la convention que nous nous engagerons à respecter et à faire respecter est l’aboutissement d’un long processus qui s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du plan stratégique 2014-2017 de notre association à travers le programme d’appui aux medias du Niger ».

Présent à cette cérémonie de signature, le président du conseil supérieur de la communication(CSC) Abdourahmane Ousmane a exprimé l’engagement de son institution à soutenir la réalisation de l’équité de genre dans les médias. Par la suite la présidente de l’APAC-Niger a procédé à une présentation du contenu de la convention dont entre autres points « la promotion des femmes à des postes de responsabilité à diplôme et compétence égale avec les hommes .Le mérite et la compétence professionnelle : un salaire égal pour tout travail de valeur égale entre les hommes et les femmes ayant le même diplôme. L’instauration d’un temps d’antenne sur les questions de genre et développement ».Enfin, les directeurs des télévisions Tambara et Canal3, ont prouvé leur adhésion à la vision d’APAC-Niger en paraphant le contenu de la convention sur l’équité de genre dans les médias ; montrant de fait, la voie à suivre pour les autres medias qui doivent leurs emboiter les pas.

Ali Cissé Ibrahim.

02 octobre 2017
Source : La Nation

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Politique