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Santé/Espace CEDEAO : Forum des 1ères Dames sur la fistule obstétricale du 2 au 5 octobre prochain à Niamey

Santé/Espace CEDEAO : Forum des 1ères Dames sur la fistule obstétricale du 2 au 5 octobre prochain à Niamey Image d'illlustrationDu 2 au 5 octobre prochain, Niamey accueillera un forum des 1ères Dames de l’espace CEDEAO sur la fistule obstétricale. De cette rencontre qui sera placée sous l’égide de la 1ère Dame Issoufou Malika, il est attendu un engagement fort dans la lutte contre cette maladie.

En prélude à cette rencontre de haut niveau, le Président de la Commission de la CEDEAO, Marcel de Souza avait effectué un bref séjour au Niger. A l’occasion, il s’était exprimé sur la question de la fistule obstétricale souhaitant un appel fort à l’issue de la rencontre des 1ères Dames. Au-delà de ce point qui sera largement débattu à Niamey, début octobre prochain, Marcel de Souza a évoqué d’autres sujets sensibles, préoccupations en matière de santé à savoir les mutilations génitales.

Au Niger, la fistule obstétricale constitue un problème majeur de santé. Selon des chiffres publiés par des organismes des Nations-Unies, la fistule obstétricale touche généralement les jeunes filles. La tranche d’âge 15-19 ans est la plus affectée en raison de mariage précoce. D’après des statistiques de l’UNICEF, au Niger, 30% des filles sont mariées avant l’âge de 15 ans et 75% avant l’âge de 18 ans. Aussi, ce fléau touche essentiellement les filles du milieu rural où sévit la pratique du mariage précoce. Considérée dans ce milieu comme une malédiction, les victimes sont le plus souvent marginalisées, abandonnées à elles-mêmes. Beaucoup de cas ne sont pas pris en charge. D’après le magasine santé-médecine, journal des femmes, «  Une fistule obstétricale désigne une brèche de la filière pelvi-génitale. Il s'agit d'une lésion provoquée par l'accouchement qui affecte entre 50000 et 100000 femmes dans le monde chaque année. Elle survient en cas de dystocie (difficulté), après un accouchement long et difficile. Elle entraîne très souvent la mort du bébé et une incontinence chronique chez la mère (pertes d'urines et/ou de selles (…) Non traitées, elles peuvent provoquer des infections et des affections rénales, voire le décès. Le traitement repose sur la chirurgie ».

Oumarou Kané

30 septembre 2017
Source : La Nation

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