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Rapports Issoufou Mahamadou-Emmanuel Macron : des zones de turbulence sur l’axe Niamey-Paris ?

Rapports Issoufou Mahamadou-Emmanuel Macron Des zones de turbulence sur l’axe Niamey-Paris ?Depuis quelques mois, les Nigériens ont dû observer que leur président de la République voyage de moins en moins à l’étranger. Mieux, même pour ses quelques rares sorties, le président Issoufou Mahamadou emprunte rarement le chemin qui mène à Paris (France) qui était naguère sa destination préférée. Si la réduction des voyages présidentiels à l’extérieur peut être expliquée par la grave crise financière que traverse le Niger, l’abandon de plus en plus manifeste de l’axe Niamey-Paris est certainement dû au changement de régime opéré en France il y a quelques mois. Depuis le départ du socialiste François Hollande du pouvoir et l’arrivée d’Emmanuel Macron, on constate un certain refroidissement des relations entre le pouvoir de Niamey et l’Élysée. En dehors de quelques réunions sur la lutte contre le terrorisme et l’immigration clandestine auxquelles il a été invités, le président Issoufou Mahamadou ne s’est pas rendu en France depuis l’arrive au pouvoir d’Emmanuel Macron. Or, au temps où son ami François était à l’Élysée, le président nigérien faisait des va-et-vient entre Niamey et Paris, au point où des mauvaises langues disaient ne plus pouvoir comptabiliser ses voyages.


A l’arrivée d’Emmanuel Macron, il s’est pourtant trouvé des partisans du pouvoir de Niamey qui se sont très vite répandus sur les réseaux pour soutenir que le nouveau président français a été préparé par son prédécesseur François Hollande et que de ce fait les relations entre le président Issoufou Mahamadou et Macron seront tout aussi roses que celles d’avec Hollande. Mais aujourd’hui, tout porte à croire que le n°1 nigérien n’est pas le président de l’Afrique de l’ouest le plus sollicité à l’Élysée. C’est vrai que la France n’a pas d’amis, mais des intérêts et que depuis l’arrivée du président Issoufou Mahamadou au pouvoir ses intérêts semblent bien protégés au Niger. Mais avec le modèle de gouvernance basé sur le respect des règles démocratiques qu’il veut incarner, le président Emmanuel Macron ne peut pas aussi complaisant vis- à-vis de certains chefs d’État africains, surtout ceux dont les conditions d’accession au pouvoir ont fait l’objet de larges contestations.
Dan Lamso

29 septembre 2017
Source : Le Monde d'Aujourd'hui

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Politique