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Fin des travaux de la deuxième session ordinaire, au titre de l'année 2017, du Conseil Economique, Social et Culturel (CESOC) : Un bilan réconfortant, en dépit que certaines contingences

Après cinq jours d’intenses activités, les travaux de la deuxième session ordinaire, au titre de l'année 2017 du Conseil Economique, Social et Culturel (CESOC) ont pris fin, hier après-midi, au Palais des congrès de Niamey, sur une note de satisfaction générale. C’est le président de ladite institution, M. Moussa Moumouni Djermakoye qui a présidé la cérémonie de clôture desdits travaux. La fin de ces travaux coïncidant avec la fin de la mandature de CESOC, s’est déroulée en présence de plusieurs personnalités. Par cette cérémonie solennelle, «nous clôturons certes la plus courte des sessions ordinaires du CESOC, mais cependant l'une des plus riches en débats, observations, critiques et recommandations », a déclaré le président du CESOC lors de cette clôture.

L'exercice auquel les membres du CESOC viennent de se soumettre est, avant tout, pour une institution comme la nôtre, une exigence de reddition des comptes après cinq années d'intenses travaux. Cinq jours durant les participant ont développé, avec responsabilité et perspicacité, des propositions correctives claires et précises non seulement sur les méthodes et les outils de travail mis en œuvre durant le mandat qui finit, mais également et surtout ont porté une attention toute particulière à l'examen du rapport général d'activités de la période 2012-2017.

Dans son mot de clôture, le président du CESOC, a dit avoir retenu de cette mandature de nombreuses leçons essentielles dont en premier lieu la conviction que les commissions sont les éléments moteurs du CESOC. «Elles en sont, incontestablement, la   véritable cheville ouvrière. De ce fait, la productivité et la qualité du travail de toute notre

Institution dépendent pour l'essentiel de leur efficacité et leur efficience», a-t-il reconnu.

Par conséquent, il urge selon lui, de changer de paradigme en créant toutes les conditions tendant à rendre les commissions réellement permanentes et surtout opérationnelles. En revanche, il doit être attendu d'elles beaucoup plus d'initiatives à travers par exemple l'élaboration et l'exécution d'un programme d'activités particulièrement celles prévues durant les périodes d'intersession. Pour ce faire, il faudrait estime le président du CESOC que l'appui administratif et technique à fournir aux commissions soit à la hauteur de leurs besoins notamment en informations et en documentation spécialisées. A cet égard, «nous nous emploierons à relever le niveau de conception et d'analyse des services concernés, en priorité ceux du département des sessions et des commissions. De même, les canaux de communication entre les différentes composantes de l'institution doivent être impérativement renforcés», a assuré M. Moussa Moumouni Djermakoye.

Le second volet des enseignements que le président du CESOC a tiré du mandat qui s'achève est celui relatif à la sempiternelle question du nombre insuffisant des saisines du CESOC par le Gouvernement et l'Assemblée Nationale. Pourtant, la complexité et l'urgence à résoudre certaines préoccupations économiques et sociales rendent impérieuse la nécessité de saisir pour avis, le Conseil Economique, Social et Culturel, conformément à l'esprit des textes en vigueur. «Je pense, très humblement, que la pluralité et la diversité des expériences individuelles de ses membres et le capital d'expertise du CESOC font aujourd'hui de cette institution, un excellent outil de conseil, de suggestions et de recommandations. Le CESOC, par ma voix, renouvelle sa totale disponibilité à recevoir, à étudier et à formuler des avis sur toute question rentrant dans le champ de ses compétences», a-t-il également assuré.

Parlant des manquements et insuffisances de cette institution durant ce mandat qui s’achève, le président du CESOC a souligné que son institution a sans doute péché par défaut en usant abondamment de la procédure d'auto-saisine sur les préoccupations d'intérêt national. Ainsi, les 105 recommandations que «nous avons formulées constituent une contribution substantielle aux orientations générales des politiques publiques et à l'amélioration des conditions de vie des populations nigériennes», a-t-il estimé, avant de souligner la nécessité quant à la présentation de ces recommandations en mettant davantage l'accent sur la compatibilité des exposés des motifs, des éléments de contexte, bref sur le diagnostic des situations. «Nous devons par conséquent élaborer et exécuter un programme de formations sur des thèmes y relatifs», a estimé M. Moussa Moumouni Djermakoye.

Le président du CESOC a rappelé aux conseillers qu’outre les recommandations et les avis, il est également attendu de cette institution, la réalisation d'études portant sur des questions économiques, sociales et culturelles. Le CESOC se doit donc de porter une attention particulière à la recherche de leur financement. Il doit par ailleurs prendre toutes les dispositions pour finaliser le plan d'actions de l'institution. Pour le président du CESOC, le bilan de cette mandature du Conseil est, somme toute, encourageant en dépit de certaines contingences.

«Le CESOC doit assumer davantage les responsabilités qui sont les siennes, et prendre plus d'initiatives, faire de l'imputabilité un objectif de gouvernance. Il doit surtout se libérer de l'emprise de l'immobilisme en période d'intersession», a-t-il indiqué. «Pour mériter davantage du capital de considération dont jouit notre institution, il faudrait que chaque conseiller, chaque membre du bureau, chaque cadre et agent joue pleinement sa partition en considérant que les fonctions qu'il exerce, dans une administration comme le CESOC, relève davantage du sacerdoce plutôt que de la sinécure » a-t-il ajouté. Il a souhaité que les membres de la nouvelle équipe aient suffisamment de ressources et d'inspiration nécessaires pour la réalisation de leur mission.

Mamane Abdoulaye(onep)

21 septembre 2017
Source : http://lesahel.org

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