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Site de récupération des terres de Tchirofondou dans le département de Say : Un bel exemple de réussite

Site de récupération des terres de Tchirofondou dans le département de Say : Un bel exemple de réussite Dans le cadre de l’atelier régional sur le Renforcement de la Résilience à travers l’Innovation, la Communication et les Services sur les Connaissances (BRICKS) qui s’est tenu à Niamey du 17 au 21 juillet 2017, les participants venus des 12 pays du programme Sahel et Afrique de l’Ouest en appui à l’Initiative de la Grande Muraille Verte ont effectué une visite de terrain dans le département de Say, région Tillabéry. Cette visite leur a permis de découvrir le site de récupération des terres de Tchirofondou.

D’une superficie de 30 ha, le site de Tchirofondou était jadis un terrain complètement dénudé ou rien ne poussait. Aujourd’hui, avec l’intervention du Programme d’Actions Communautaires (PAC3), conjuguée aux efforts des populations dans cette zone, le site est verdoyant. L’espoir renaît petit à petit sur un espace qui n’avait auparavant aucune importance pour les populations et les animaux. Les activités de récupération ont débuté avec la construction des ouvrages en septembre 2014, suivie de la plantation de gommier et l’ensemencement des herbacées avec la participation des hommes et des femmes. Après un peu plus de deux années d’exploitation, la terre a retrouvé sa fertilité. En effet, la phase test du site a commencé en 2015 même si la campagne n’a pas répondu aux attentes des exploitants. Il a fallu la campagne d’hivernage 2016 pour voir un début de changement. C’est ainsi que le site avait produit une importante quantité de fourrage qui a fait l’objet d’une exploitation rationnelle par le comité de gestion.

La production a connu différents usages allant de l’alimentation des animaux, à la construction des greniers et des cases d’habitation. Suite au constat de la possibilité de restaurer même « les terres plus ingrates », c’est-à-dire improductives, la communauté villageoise a demandé auprès du programme d’actions communautaires un appui pour accélérer la mise en valeur du site. En outre, la régénération du site de Tchirofondou a permis d’essayer la culture des céréales telles que le sorgho et les légumineuses comme l’arachide conformément à l’objectif visé par le mico-projet accroissement des productions agro-sylvo-pastoral. L’expérience du site de Tchirofondou est minutieusement suivie par les autorités communales et les services techniques concernés. Selon le directeur départemental de l’environnement de Say, le Colonel Hama Hassane, le site de Tchirofondou était un terrain fortement dégradé.

Le site a été choisi par la communauté. « Notre travail a consisté à étudier le terrain pour voir véritablement le type d’ouvrages qu’il faut réaliser. Et comme vous le constatez, les ouvrages réalisés sont ici des micro-bassins de captage d’eau pour permettre à l’eau de s’infiltrer. Le résultat de cette action est le début de régénération d’herbacées et des ligneux. La base de production qui était dégradée est maintenant restaurée. Pour que la récupération soit complète, les populations ont décidé d’amener la troisième composante qui est la production agricole » a expliqué Colonel Hama Hassane. Pour le président du comité de gestion du site de Tchirofondou M. Soumana Amadou, la récupération du site a permis d’améliorer les conditions de vie des populations en général et particulièrement celles des femmes.

En 2016, la production fourragère était estimée à 705 bottes et avec une clé de répartition : la commune 10% ; la communauté villageoise 40% ; l’entretien du site 25% et la gratification des membres du Comité de Gestion (COGES) 25%. Par ailleurs, il est agréable de constater qu’au-delà de la foresterie, le site de Tchirofondou est favorable à l’agriculture comme en témoigne les braves femmes trouvées sur place en train de semer de l’arachide ; du sésame ; du sorgho ; du gombo etc. C’est pourquoi la présidente du groupement des femmes Mme Fati Yacouba, s’est réjouie de l’implication des femmes dans cette action de récupération du site. « Les femmes sont aussi des acteurs majeurs du développement. Nous pensons qu’avec des appuis de ce genre, les femmes rurales vont vaincre la pauvreté et devenir autonomes afin de pouvoir participer activement au processus de construction de notre Nation», a confié la présidente du groupement des femmes.

Hassane Daouda(onep)

22 août 2017
Source : http://lesahel.org/

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