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mercredi, 22 février 2017 23:09

Atelier national de validation du Fonds d’Investissement pour la Sécurité Alimentaire et Nutritionnelle (FISAN) : Amender et enrichir le document avant son adoption par le Gouvernement

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FISANLe Haut Commissaire à l’Initiative 3N Dr Ouendéba Botorou, a présidé hier matin, à Niamey, l’atelier national de validation du Fonds d’Investissement pour la Sécurité Alimentaire et Nutritionnelle (FISAN). Le présent atelier a pour objectif d’exposer aux participants les informations détaillées sur le mécanisme de financement de la sécurité alimentaire nutritionnelle et le développement agricole durable. La cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence des représentants de la coopération suisse ; de la délégation de l’Union Européenne et du Programme Alimentaire Mondiale, ainsi que plusieurs invités. 

En ouvrant les travaux de cet atelier qui durera deux jours, le haut commissaire à l’initiative 3N Dr Ouendéba Botorou a précisé que la stratégie de l’initiative 3N adoptée en avril 2012 a prévu la mise en place d’un Fonds d’investissement pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle en vue de faciliter les investissements privés et communautaires à tous les segments des filières alimentaires et agroalimentaires. En effet, il ressort des analyses diagnostics que beaucoup de projets et programmes mettent en place des fonds d’investissement selon des modalités et conditionnalités particulières dont l’existence est liée à la durée de vie du projet ou du programme. Ces modalités et conditionnalités de financement parallèles, souvent inconciliables, sont susceptibles de créer la confusion au niveau des acteurs et des bénéficiaires car ne s’inscrivant pas toujours dans la durée et dans une perspective de création d’une offre de services financiers durables. Pour les pouvoirs publics, a dit Dr Ouendéba Botorou, ces interventions ont comme inconvénient le fait qu’elles ne sont pas mises à l’échelle et ne permettent pas d’assurer une couverture équilibrée du territoire en services financiers. En outre, le fonds d’investissement pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle vise à corriger ce constat en proposant un ensemble de mécanismes fédérateurs de financement qui ont comme dénominateur commun la volonté de coordonner la mobilisation des fonds en appui aux investissements dans le domaine de la production agro-sylvo-pastorale et halieutique ; canaliser ces fonds selon des dispositifs pérennes mis en place sous l’égide de l’Etat. C’est dans cette optique que le haut commissariat à l’initiative 3N a lancé un processus de définition des mécanismes qui serviront de piliers à l’opérationnalisation du FISAN. Ce dernier s’appuie là où cela est possible, sur des dispositifs de financements existants pour atteindre les bénéficiaires. Il vise à créer une offre de services financiers appropriée afin de répondre aux différents besoins des producteurs et des entreprises agricoles et à établir un cadre de référence harmonisé avec comme but de créer plus de cohérence dans les pratiques de financement des investissements agricoles publics et privés. Par ailleurs, le haut commissaire à l’initiative 3N a rappelé qu’en février 2015, sa structure avait lancé une concertation nationale pour démarrer les réflexions sur le processus. Après les premiers résultats issus de cette concertation, des expertises ont été mobilisées pour enrichir le document et donner corps au FISAN qui se décline en trois facilites : l’appui au crédit agricole ; le financement des investissements structurants agricoles à travers l’ANFICT et le conseil agricole, recherche et renforcement des capacités. A l’issue de cet atelier, il est attendu l’enrichissement et l’appropriation des trois facilités par les différents acteurs ; la définition d’un dispositif institutionnel global du FISAN ; l’élaboration d’une feuille de route pour l’adoption et la mise en œuvre du FISAN. C’est dire que les résultats de ces travaux seront déterminants pour permettre au gouvernement d’avoir une vision et une définition claires de ce mécanisme de financements innovants dans le cadre de la mise en œuvre des programmes de l’initiative 3N. C’est aussi une préoccupation partagée par les partenaires techniques et financiers qui attendent du gouvernement des orientations claires en matière de financement du secteur de la sécurité alimentaire et nutritionnelle, a relevé le haut commissaire à l’initiative 3N Dr Ouendéba Botorou.

Hassane Daouda(onep)

22 février 2017
Source : http://lesahel.org/

Dernière modification le jeudi, 23 février 2017 00:02