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mardi, 21 février 2017 22:54

Première session de la Commission Nationale de Gouvernance du Mécanisme Africain d’Evaluation par les Pairs (MAEP) au titre de l’année 2017 : Relance des activités du mécanisme pour l’amélioration de la gouvernance

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Après une période de léthargie liée à l’organisation des élections générales dans notre pays et les divers changements intervenus au sein de l’administration, le Secrétariat permanent du MAEP au Niger a décidé de relancer ses activités en organisant cette première session au titre de l’année 2017. C’est la directrice de cabinet adjointe du Président de la République Mme Ousseini Hadiza, point focal du Mécanisme Africain d’Evaluation par les Pairs (MAEP) au Niger qui a présidé hier matin à Niamey, l’ouverture de la première session de la commission nationale de gouvernance du MAEP. Ce dernier est un instrument d'auto-évaluation dont s'est dotée l'Union Africaine depuis 2003.

 Le MAEP a pour objectif global, le partage et la diffusion des meilleures pratiques, ainsi que la rectification des déficiences sous-jacentes en matière de gouvernance et de développement socio-économique dans les Etats membres de l'Union Africaine.

La présente session permettra aux participants de prendre connaissance des règles de fonctionnement et des modalités de mise en œuvre du MAEP ; de mettre en place le bureau de la commission nationale ; de repartir les membres de cette commission de gouvernance au sein des sous commissions thématiques et enfin de procéder à la mise en place des bureaux de ces commissions. En ouvrant les travaux de cette session, la directrice de cabinet adjointe du Président de la République, Mme Ousseini Hadiza a rappelé que l'adhésion au MAEP est libre et ouverte à tous les Etats membres de l'Union Africaine. A la date d'aujourd'hui, cet instrument d’auto-évaluation compte au total trente-cinq (35) Etats membres. Notre pays a adhéré au MAEP en juillet 2012 au lendemain de l’investiture du Président de la République, Chef de l’Etat S.E Issoufou

Mahamadou pour marquer ainsi son engagement personnel par rapport aux aspects de gouvernance.

Il s’agit pour les Etats membres à travers le MAEP de promouvoir un dialogue constructif entre les pairs que sont les Chefs d'Etat et/ou de Gouvernement, et de créer un partage d'informations et d'expériences communes en vue de renforcer les bonnes pratiques qui peuvent être prises en exemple entre pays africains. En effet, préalablement au partage des bonnes pratiques de gouvernance, a dit la directrice de cabinet adjointe du Président de la République, l'adhésion au MAEP suppose un engagement du pays concerné à se soumettre à une évaluation indépendante de toute pression, et à mettre en œuvre le plan d'actions qui en résultera. En prélude à cette évaluation indépendante, le pays procède à une auto-évaluation qui lui

permettra avec la voix du peuple d'apprécier valablement les conclusions de l'évaluation indépendante. C’est dire que le processus nécessite la mise en place d'une organisation uniforme dans tous les pays.

Lorsque le Niger a adhéré au MAEP en 2012, il a fallu précisément le 3 janvier 2014 pour prendre un décret qui consacre la création, la composition, les attributions, l’organisation et le fonctionnement de la Commission Nationale de mise en œuvre du MAEP au Niger. Toujours en mars de la même année, le secrétaire permanent de la CN/MAEP a été nommé, suivi de la nomination des membres de la Commission Nationale du MAEP en juin 2014. Installée en avril 2015, la commission nationale a tenu deux sessions, en mai et en août 2015. Mais après l’interruption des activités en 2016, a expliqué Mme Ousseini Hadiza, il a fallu réviser le processus au Niger au vu des nouvelles dispositions et des décisions qui ont été prises en 2016 par rapport à la revitalisation du MAEP dans tous les pays. C'est ainsi que le Conseil des Ministres en date du 06 janvier 2017 a pris un nouveau décret qui crée les structures nationales du MAEP au Niger, précise leurs attributions, organisation et fonctionnement.

Ainsi, au Niger comme dans les autres pays membres, la Commission nationale de gouvernance du MAEP est l'organe de coordination de la mise en œuvre du mécanisme. Elle a pour missions de conduire le processus d'évaluation du Niger et de promouvoir la collaboration entre le Niger et les instances dirigeantes du MAEP dans le cadre de l'évaluation de notre pays. Dans cette optique, la commission nationale de gouvernance est chargée entre autres d’élaborer une feuille de route pour la mise en œuvre du MAEP au Niger; de contribuer à une meilleure appropriation des objectifs du MAEP ; de vulgariser  les principes, les processus, les objectifs et les actions en vue de leur appropriation par les différents acteurs du développement et sensibiliser l'opinion nationale sur les enjeux et les défis du MAEP.

Elle est aussi chargée de réaliser l'auto-évaluation, conformément aux documents de base du MAEP ; de définir les méthodologies envisagées dans le cadre de l'évaluation du Niger ; de définir les axes fondamentaux du plan d'actions national dans le cadre du MAEP et de suivre la mise en œuvre des actions nationales retenues dans le cadre du MAEP. C’est justement à la commission nationale de s’assurer que le processus est totalement participatif. « Comme on peut aisément le constater, la mise en œuvre du MAEP procède d'un processus que votre Commission a la charge de conduire, de manière indépendante et autonome», a conclu la directrice de cabinet du

Président de la République.

 Hassane Daouda(onep)

22 février 2017
Source : http://lesahel.org/