dimanche, 07 avril 2013 03:21

Le Nigérien de la semaine : M. Oumarou Kané Abou

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Omar Kane 1M. Oumarou Kané AbouDe passage à Bruxelles, notre compatriote Oumarou KANE ABOU, fonctionnaire nigérien en formation en France, depuis bientôt deux ans, nous a rendu visite. Très proche du milieu des médias nigériens, nous avons évoqué avec lui plusieurs sujets de l’heure.


Bonjour Monsieur KANE, présentez vous à nos lecteurs
Merci à Nigerdiaspora de me donner la parole. Vous me demandez là une tâche un peu difficile. Car il n’est pas aisé de parler de soi. Tout d’abord je tiens à préciser à vos lecteurs que je ne suis pas un Nigérien de la diaspora. Peut être qu’un jour, j’aurai le privilège d’appartenir à ce cercle de personnes dynamiques et courageuses qui se battent pour leur bien être et pour celui de leur pays avec toutes les vicissitudes liées à la vie à l’étranger. Je suis donc de passage, un bref passage, car je suis en formation. Je prépare, d’ailleurs, dans les prochains jours mon retour au bercail. Cette parenthèse est nécessaire.
Pour revenir à  votre question, mon nom est KANE ABOU Oumarou. Ceux qui me sont familiers m’appellent par Omar Kané. Je suis un agent de l’Etat nigérien, relevant du Ministère de l’Education Nationale. C’est d’ailleurs pour le compte de ce ministère que je me retrouve présentement en formation en France (avec 3 autres de mes collègues), plus précisément à l’Université de Picardie Jules Verne (UPJV) d’Amiens, Amiens qui est la ville la plus importante de la région de Picardie. Je me suis donc retrouvé en France dans le cadre du renforcement des capacités du Ministère de l’éducation nationale.

Pour ce qui est de mon cursus scolaire et universitaire, il a été plus ou moins normal, partagé entre plusieurs contrés du Niger.
S’agissant de mon expérience professionnelle, j’étais d’abord enseignant (enseignant de brousse je précise) puis agent à la direction régionale de l’éducation de Niamey. Je n’oublierai pas également de noter mes quelques brides en journalisme pour être resté attaché depuis 2001 au monde des médias. A ce sujet, je précise que je continue à donner des coups de main dans plusieurs organes de la presse écrite nigérienne et dans des revues. C’est sans doute cette expérience qui m’a valu d’être nommé en fin 2011 dans la cellule communication de l’Assemblée nationale où j’apportais ma modeste contribution jusqu’à mon départ en formation.
Voilà résumé  en quelques mots, ce que je peux répondre à votre première question.

Omar Kane 3Qu’est ce que vous retenez le plus  de votre vie scolaire et académique et de votre parcours professionnelle ?
(Rire et moment d’hésitation). S’il y a une chose dont je peux me targuer, c’est ma mémoire qui n’est pas trop loin de celle de l’éléphant. Une autre façon pour moi de dire que je retiens tous les pans de ma vie. Et bientôt 43 ans, donc il y a beaucoup à dire. Je m’en tiens aux événements les plus récents. Il y a tout d’abord mon destin professionnel qui m’a conduit jusqu’à vous. Me voilà, avec cet honneur que me fait Nigerdiaspora de partager mes réflexions avec vos lecteurs. De ma vie professionnelle, je retiens aussi mon contact avec le monde de la presse au Niger qui m’a permis de nouer des connaissances, de voyager beaucoup, de connaitre des horizons et des cultures différents, d’établir des relations, d’échanger et de découvrir des choses que je ne pourrais jamais découvrir si mon destin n’était pas passé par là. C’est, pour moi, le lieu de témoigner ma gratitude à toutes les personnes qui m’ont toujours soutenu et qui continuent de me soutenir à commencer bien évidemment par mes parents qui m’ont aidé à surmonter mes craintes dans toutes les étapes de ma vie. Mais on ne finit jamais d’apprendre, a-t-on coutume de dire. Donc tant qu’il y aura le souffle de vie, il y aura d’autres belles expériences à vivre, comme ce bain au sein de la diaspora nigérienne en Europe.

Omar Kane 4Justement quelle appréciation faites-vous de la vie en Occident et des Nigériens de la diaspora en Europe ?
Avant de répondre à  cette question, je tiens à dire que je n’ai pas la prétention de dire que je connais les secrets de la vie en Occident ni les Nigériens de la diaspora. Obligations académiques obligent, je suis resté dans mon coin en Picardie avec un séjour bref à Bruxelles et quelques allers retours à Paris. Mon regard sera donc empreint de beaucoup de subjectivité même si je me permets de vous le donner. Mon appréciation est que la vie ici est loin de l’Eldorado dont les jeunes africains rêvent. L’occident a aussi, ses mendiants, ses pauvres, ses taudis, son chômage et ses exigences d’immigration très difficiles. Il vous suffit de vous rendre à la gare du Nord à Paris pour mesurer un peu la vie de certains de nos compatriotes et d’autres immigrés d’origine européenne. Ceci pour dire que contrairement au regard que l’on peut avoir de loin, les conditions de vie peuvent être extrêmement difficiles en Europe où la maxime « chacun pour soit, Dieu pour tous » trouve toute sa signification.
Tout de même, en dépit des conditions difficiles et de la crise économique sans précédente qui secoue en ce moment l’Europe, nos compatriotes se battent avec beaucoup de détermination dans l’honneur, la dignité et le respect des lois en vigueur. Nombreux sont donc celles et ceux qui arrivent à se frayer un chemin, à faire connaître le pays et à  exporter les valeurs nigériennes faites de paix, de respect de l’autre, de fraternité, de solidarité et d’entraide. Parce qu’ici mieux qu’ailleurs, il faut avoir des nerfs d’acier pour tenir, se battre pour survivre, se débrouiller pour étudier. J’ai vu des étudiants nigériens qui n’ont aucun soutien du pays. La plupart d’entre eux n’ont pas de vacances ou disons qu’ils les utilisent pour s’adonner à des travaux saisonniers (cueillette, petits jobs dans les hôtels, etc). C’est de cette façon que bon nombre d’étudiants nigériens en Europe paient leurs scolarités, se prennent en charge et arrivent à faire quelques économies pour aider les parents au pays. Bien évidemment avec la crise, ces jobs sont de plus en plus rares et les conditions de vie et d’étude deviennent extrêmement difficiles pour eux. Mais ils ne désarment pas et se battent chaque jour pour donner le meilleur d’eux. J’ai constaté que le Niger dispose d’un énorme potentiel en ressources humaines de qualité dispersées en Europe et qui n’aspirent qu’à mettre leurs savoirs et expériences au service de leur pays. Il faut créer un ministère des Nigériens à l’extérieur à part entière pour repérer et exploiter  toutes ces énergies à même de contribuer au développement du pays.
Le contact avec quelques nigériens de la diaspora en Europe m’amènent à une double recommandation à nos autorités : d’une part, la nécessité, eu égard aux conditions d’existence difficiles, de favoriser le retour et l’insertion des énergies dispersées en occident qui souhaitent rentrer par la création de projets porteurs ; et d’autre part de trouver des mécanismes pour aider ceux qui désirent rester tout en investissant au pays. Car il y en a qui veulent revenir ou investir au pays mais qui par manque d’informations sur les opportunités restent enfermés dans des considérations du passé ou se laissent submergés par le flot d’incertitudes sur l’Afrique distillées par les médias et l’Internet. Car je le dis et c’est mon opinion et ma conviction profonde, l’avenir appartient à l’Afrique. Et cet avenir est proche, très proche même. Il incombe à notre génération de prendre toutes ses responsabilités afin de faire de nos pays et de notre continent, le berceau de la prospérité. Car aujourd’hui plus que par le passé, nous avons les ressources humaines, les managers et les intelligences pour faire de l’Afrique le champion mondial du développement.

Omar Kane 5En parlant du développement, quel regard jetez vous sur la gestion du Niger par les autorités actuelles ?
Si je m’en tiens à  certains indicateurs mais aussi à des analyses lues ça et là et aux informations relayées par les médias nigériens et d’ailleurs, le Niger est encore loin du bout du tunnel. Autrement dit, il reste beaucoup à faire. Car hier comme aujourd’hui, les défis restent les mêmes : c’est la lutte contre la pauvreté, le combat contre la corruption qui continue à gangréner tous les secteurs, le chemin de la dépolitisation de l’administration encore parsemé d’embuches, le pari de l’éducation pour tous à relever, bref tout est à faire. La responsabilité pour changer les choses n’incombe pas seulement aux autorités actuelles mais à tous les Nigériens. Mais il y a toujours des degrés de responsabilités à situer hier comme aujourd’hui. Et ce sont les politiques qui se sont succédé à la tête du pays de l’indépendance à nos jours qui doivent endosser les erreurs et les tares. Chacun doit s’assumer devant l’histoire. Je ne dis pas que tout a jusque là été négatif sur toute la ligne. Il y a eu et il continue à avoir des réalisations et des actions salutaires. Depuis l’arrivée des autorités actuelles, on peut aisément constater par exemple les gros efforts déployés dans les domaines de la sécurité et du désenclavement du pays avec la poursuite de la construction des routes. Mais à mon avis, là où le Niger a péché et continue encore de pécher plus que par le passé, c’est de laisser l’impunité et la corruption gangrener tous les secteurs. Un jour, lors d’une conférence de presse à laquelle j’assistais un ancien ministre des finances, avait touché, selon moi, le fond du problème qui mine le développement du pays : la mauvaise gestion des ressources du pays. Il disait « rien que ce qui rentre par jour dans les poches des policiers de la circulation à Niamey est énorme ». Imaginez un peu l’ampleur de la corruption dans les secteurs des douanes et des impôts pour ne citer que ce qui relève désormais d’un secret de polichinelle. Ce qui est surtout à déplorer, c’est que de la conférence nationale à aujourd’hui, ce sont des centaines de dossiers de corruption et de détournements qui ont été ficelés sans qu’un seul ne soit conduit de bout en bout. Les affaires finissent toujours par des libertés provisoires et on n’en parle plus. On continue à être dans ce que le président de la République Issoufou Mahamadou alors chef de file de l’opposition avait alors qualifié par ces propos illustratifs : aux grands voleurs la révérence, aux petits voleurs la potence. Pour moi, l’épicentre du sous développement au Niger ne se trouve nulle part ailleurs si ce n’est dans la corruption et l’impunité. C’est là que les autorités actuelles doivent sévir. Sévir pour moi ne veut pas dire conduire tout simplement les coupables dans des prisons qui se révèlent des lieux de repos et qui finissent généralement dans des faux lits d’hôpitaux, mais à faire rentrer l’Etat dans ses droits. Aussi, faudra-t-il sanctionner en arrachant aux auteurs des détournements leurs droits civiques. Il y a trop de personnes dans les rouages de l’Etat aux libertés provisoires et qui trainent des casseroles. Il faut mettre fin à l’impunité flagrante au Niger. Le grand risque qu’on court en laissant la corruption et l’impunité continuer à sévir est qu’elles sont en train d’être érigées en mode pour les générations futures. Il suffit de faire un sondage en milieu scolaire pour faire le constat amer que même le petit élève de l’école primaire ne rêve que d’être douanier où à défaut embrasser une carrière où l’on peut être amené à manier l’argent public pour son propre compte. On ne peut espérer développer un pays avec la mentalité consistant à vouloir se remplir les poches sur le dos du contribuable. On ne peut non plus développer un pays en partageant des postes à des personnes non pas sur la base des compétences mais des simples sentiments d’appartenance au même cercle. Contrairement à une certaine opinion, moi ce n’est pas le système du PAAC (Parents, amis, alliés et connaissances) que je récuse dans les nominations.  Dans la grande majorité des administrations du monde, ce système est de règle, mais c’est de faire la promotion des incapables alors même que dans le cercle des parents, amis, alliés et connaissances, il peut y avoir des compétences qui sont oubliées. Il y a des pays sans uranium ni pétrole et qui se sont tirés d’affaires avec une bonne gestion des ressources humaines.
Donc pour moi c’est tout d’abord et avant tout par la lutte contre la corruption et l’impunité  et la bonne gestion des ressources humaines que nous pouvons mettre le Niger sur les rails du développement. Et ces deux à trois choses que je viens d’énoncer ne s’obtiendront que dans le respect des règles démocratiques et de transparence et conduiront inéluctablement à la bonne gouvernance et par conséquent à la prospérité.

Omar Kane 6En parlant de prospérité, vous avez vu que le Niger est cette année encore en queue de peloton sur l’indice de développement humain,  186ème sur 186 pays classés. C’est là une position qui parle aux Nigériens. Quelle est votre analyse sur ce sujet ?
Je ne suis pas expert en la matière. C’est vrai que ce classement est surprenant, à la limite frustrant, surtout qu’on a entendu parler de croissance à deux chiffres pour le Niger, mieux avec les dividendes qu’on peut espérer par exemple du pétrole. Mais quand on regarde les indicateurs sociaux du Niger et surtout que, selon les économistes, ce sont les indicateurs de l’année n-1 qui sont pris en considération pour effecteur le classement de l’année n, donc ceux de 2011 pour le classement 2012, il n’y a donc rien de surprenant. Ce ne sont donc pas les prétentions actuelles qui sont remises en cause. Je ne cherche pas à couvrir les autorités actuelles. Car à l’heure où je vous parle, et selon les informations que j’ai en provenance du pays, les secteurs sociaux de base se portent mal. Rien qu’en prenant les secteurs de l’éducation et de la santé, l’école nigérienne est toujours en proie à l’instabilité du fait des grèves perlées des enseignants et de l’incapacité des responsables en charge de l’éducation à asseoir un véritable partenariat avec les acteurs du secteur. Face aux revendications  légitimes des enseignants qui ne demandent que l’amélioration de leurs conditions de vie, les autorités préfèrent répondre par des méthodes d’un autre âge pour mettre les travailleurs aux pas. Conséquence, la crise ne fait que s’enliser. Certes, comme le dit l’adage, la plus belle fille ne peut donner que ce qu’elle a. Le Niger n’est pas encore l’Eldorado, en dépit de ce que certains appellent la manne pétrolière, mais il n’y a rien qui ne puisse être résolu dans le dialogue franc et sincère. Quand je dis dialogue franc et sincère, c’est lorsque les partenaires sociaux seront convaincus que les autorités, parce qu’elles président aux destinés de ce pays, sont portées vers la bonne gouvernance. En ce moment là, chacun fournira les sacrifices. Soyons réalistes et justes, on ne peut pas construire un pays en partageant des sinécures à des parents et amis. C’est cela qui est flagrant, c’est cela, je pense, qui irrite les partenaires sociaux.
Je reviens au secteur de la santé. Ici, également, les signaux sont au rouge. Si toutes ces présomptions de détournement et de surfacturation révélées ces dernières semaines sont avérées, alors ça ne fera que confirmer ce que j’ai dit et répété sur l’ampleur de la corruption dans notre pays. Mais cela aura aussi le mérite de montrer la détermination des autorités actuelles à assainir les mœurs, de surcroît dans le secteur de la santé, où il faut le dire, beaucoup reste à faire. Et ce sont malheureusement les plus démunis qui en souffrent.
Donc vous voyez bien, on est loin, très loin même, des normes moyennes en termes d’indicateurs sociaux de base. Ce qu’il y a lieu de comprendre, ce n’est pas une fatalité. On peut inverser les tendances pour vu que nous soyons au travail. Pour justement parler de travail, pour moi il y a une nuance quand on dit que les Nigériens ne travaillent pas. Il y en a des milliers qui travaillent et qui de plus en plus sont conscients qu’il faut travailler, mais pour vu que les autorités travaillent à cela, encouragent le travail et les bonnes initiatives. Comment voulez vous que les gens travaillent si dans certaines administrations, les travailleurs sont là avec des tonnes de travail en attente et que les patrons s’accaparent de tout, de la moindre tâche tout simplement parce que derrière ce travail, il y a quelques émoluments à gagner. Dans les fora, les séminaires et les rencontres, ce sont les mêmes têtes que vous rencontrez. Tous les privilèges se résument à quelques personnes, quelques familles alors même que le pays est un tout et que le développement ne peut se faire qu’avec tout le monde.

Omar Kane 8D’un sujet à un autre, une dernière question : que vous inspire la situation sécuritaire dans le Sahel et plus particulièrement l’intervention militaire dans les villes du Nord Mali ?
Tout d’abord je ne suis pas un partisan de la guerre. Et, j’ai creusé dans ma tête pour chercher une issue rapide à la situation du Nord Mali qui ne soit pas l’option d’une intervention militaire, mais rien. Et nulle part je n’ai attendu une alternative rapide et crédible à l’option de la guerre au Mali. Nous vivons déjà les conséquences désastreuses de cette intervention avec son cortège d’attentats, ses morts et ses règlements de compte qui nous font dire que la guerre risque de s’enliser au Mali et de s’étendre. Heureusement que sur la question sécuritaire, notre pays et ses autorités, en premier chef le président de la République, s’attèlent et continuent à s’atteler aux plans national et international à circonscrire le mal. Je suis musulman et je crois qu’il n’y a rien d’Islam dans les actes perpétrés par les groupes qui ont envahi le Nord du Mali. Ce sont tout simplement des personnes sans foi, ni loi qui voulaient créer une zone franche afin de s’adonner à toutes sortes de trafic. Ça fait combien d’années que l’Intifada dure et que le peuple palestinien par exemple continue à lutter pour son indépendance, mais jamais vous n’avez entendu parler d’enlèvements dans les territoires occupées. Il n’y a donc aucune cause qui justifie les atrocités perpétrées au Mali.
S’agissant de l’intervention française au Mali, les critiques s’attachent à dire qu’elle est motivée plus pour préserver les intérêts de la France que pour venir au secours des populations du Nord Mali. Mais moi je me pose la question de savoir, quel pays au monde aura l’occasion et refusera malgré tout de protéger ses intérêts. Nous, en Afrique, que faisons-nous pour préserver nos intérêts menacés, chaque jour, par les puissances et les multinationales ? Toute la question est là. Car, ceux qui nous exploitent ne renonceront jamais pour nos beaux yeux ou nos misères à leurs intérêts. Donc, il nous faut nous déterminer à mettre en œuvre notre intelligence afin que nous ne soyons plus exploités. Il n’y a pas dix mille chemins pour y arriver. Laissons de côté nos sentiments du genre, je suis de la même région ou de la même communauté que telle ou telle personne, donc, je milite pour qu’il soit au pouvoir. Lorsque nous comprendrons qu’il faut mettre les compétences qu’il faut à la place qu’il faut, alors, nous réussirons la préservation de nos intérêts. Alors, nous réussirons notre développement. Certes les mentalités commencent à bouger mais il reste assurément du chemin à parcourir. Incha Allah, nous y arriverons. « Les flots de la démocratie », disait un penseur, « sont certes mobiles comme ceux de la mer, mais ayons foi, ces flots nous porteront comme ils ont porté le bateau de la raison dont la solidité a été éprouvée par tant de tempêtes ».

Votre mot de la fin
Mon mot de la fin, c’est de dire merci à Nigerdiaspora qui a accordé à ma modeste personne l’occasion de donner mon opinion sur des préoccupations de l’heure. Merci aussi à Nigerdiaspora pour tout ce qu’il offre à la diaspora nigérienne et d’ailleurs de s’informer sur l’actualité. J’ai discuté avec beaucoup de nos compatriotes en France, et ils sont unanimes que c’est le meilleur site d’informations. Chapeau et longue vie à Nigerdiaspora !!! Et qu’Allah nous assiste tous !!!

 Réalisée par Boubacar Guédé

 

 

 

Last modified on dimanche, 29 septembre 2013 22:55