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Environnement

L’Afrique est le continent le moins pollueur. Paradoxalement, elle est le continent qui paie le lourd tribut du changement climatique. L’Afrique encaisse impuissamment les effets nefastes liés à l’industrialisation des pays développés à travers les changements climatiques. Face cette situation, l’éveil des consciences s’avère indispensable pour le développement du continent africain. C’est pourquoi, le Centre Africain des Applications de la Météorologie au Développement (ACMAD), à travers le projet SAWIDRA, a organisé hier matin, à Niamey, une journée de dialogue sur le thème « Résilience aux Catastrophes pour l’adaptation aux changements climatiques en Afrique ». C’est le directeur de cabinet du ministre des Transports, M. Diallo Amadou Issifi qui a présidé l’ouverture des travaux de cette journée en présence d’un parterre de responsables intervenant dans le domaine ainsi que plusieurs experts de la question.

Cette journée de dialogue se veut un véritable cadre d’échanges, d’expressions et de partage d’expériences sur une problématique commune qui est celle du changement climatique en Afrique. Pour ce faire, trois présentations sont prévues dans l’agenda de cette journée dont l’état du climat en Afrique en 2018. Pour le directeur de cabinet du ministre des Transports, M. Diallo Amadou Issifi, cette initiative est louable parce qu’elle contribue à améliorer la visibilité des services météorologiques de l’Afrique et de mobiliser les partenaires pour une coopération plus étroite dans ce domaine important pour le développement dans différents secteurs. La présente journée permet aussi d’améliorer la connaissance du climat à travers la production et la diffusion des rapports sur l’état du climat. Elle contribue de ce fait à la mise en œuvre de la convention cadre des Nations Unies sur les changements climatiques.

En effet, la thématique du jour est en adéquation avec les priorités des politiques et stratégies de développement du Niger déclinées en deux actions principales confiées à la direction de la météorologie nationale. Il s’agit du renforcement du réseau d’observations météorologiques et des moyens de collecte et d’analyse des données météorologiques et agro météorologiques et la sensibilisation et l’information des décideurs et producteurs ruraux sur le rôle et l’importance des informations et services météorologiques dans la gestion des phénomènes néfastes d’origine météorologiques. « Cela témoigne une fois de plus, toute l’importance que nous accordons à l’information météorologique dont la pertinence s’accroit de jour en jour dans un contexte particulier marqué par les changements climatiques », a relevé le directeur de cabinet du ministre des Transports. Par ailleurs, un dialogue rapproché entre les services météorologiques et les décideurs et politiques est un besoin utile pour accélérer l’identification des investissements prioritaires et le consensus nécessaire sur les actions pour rendre les systèmes d’alerte africains plus efficaces face à l’accélération des changements climatiques entrainant des extrêmes plus fréquents et plus intenses touchant et fragilisant les populations et les économies du continent.

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