Première session ordinaire de l’Assemblée nationale au titre de l’année 2013 : plusieurs membres du gouvernement bientôt devant les députés nationaux
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Ouverte le lundi 04 mars dernier, la première session de l’Assemblée nationale, au titre de l’année 2013, se poursuit activement au niveau de l’hémicycle. Pendant trois mois, les députés nationaux vont organiser plusieurs journées parlementaires d’information ; examiner une multitude de projets de loi et contrôler l’action gouvernementale. C’est ainsi que plusieurs membres du gouvernement du Premier ministre Brigi Rafini défileront bientôt devant les députés.
Selon le calendrier de travaux adopté lors de la séance plénière du mardi 05 mars, ce sont neuf (9) séances qui seront consacrées au contrôle de l’action gouvernementale. Quand on sait que lors de chaque séance les députés peuvent entendre jusqu’à deux ministres, on peut déjà se faire une idée du nombre des membres du gouvernement qui risquent de passer devant les parlementaires au cours de cette première session ordinaire de l’Assemblée nationale au titre de l’année 2013. En tout cas, ce ne sont pas les arguments qui vont manquer aux députés pour interpeller les propriétaires des véhicules noirs. Parmi les ministres qui seront bientôt face aux députés nationaux, il y aura très certainement les trois en charge des questions de l’éducation. Mme Ali Mariama de l’éducation nationale et de la promotion des langues nationales, M. Youba Diallo des enseignements moyen, secondaire, supérieur et de la recherche scientifique, ainsi que leur collègue Mme Ingadé Hadiza Noma Kaka de la formation professionnelle et de l’emploi seront inévitablement interpellés pour expliquer à l’opinion comment leur gouvernement est en train de gérer la crise qui secoue l’école publique nigérienne et qui risque, si on n’y prend garde, de compromettre l’année scolaire en cours. Le ministre en charge de la jeunesse, du sport et de la culture pourra aussi faire partie du lot des membres du gouvernement qui défileront devant les élus du peuple. La confusion ayant marqué le dernier championnat de lutte est suffisamment grave pour qu’un ou plusieurs députés interpellent le ministre Hassan Kounou, afin que ce dernier vienne expliquer à l’opinion ce qui s’est réellement passé et surtout rassurer l’opinion quant aux dispositions que son ministère compte prendre pour que plus jamais les championnats de lutte ne se déroulent dans les mêmes conditions que celui qui vient de se tenir à Niamey. Le ministre de la défense nationale et son collègue de l’intérieur, de la sécurité publique, de la décentralisation et des affaires religieuses peuvent aussi faire l’objet d’interpellation de la part des députés. M. Mamadou Karidjo pourra ainsi intéresser les députés nationaux par rapport à la situation du contingent nigérien engagé au sein de la Mission internationale de soutien au Mali (MISMA). On sait que c’est à une forte majorité que les députés, tous bords confondus, ont autorisé le Président de la République à envoyer ce contingent au Mali. C’était le 16 janvier dernier. Il serait donc important pour mesdames et messieurs les députés de savoir dans quelles conditions se trouvent nos soldats, depuis bientôt deux mois qu’ils sont au Mali. Quant au ministre d’Etat Abdou Labo de l’intérieur, les députés peuvent avoir besoin de lui pour les éclairer par rapport aux débordements qu’on observe ces derniers temps du côté de certains éléments des forces de l’ordre, lors de la répression de certaines manifestations. A ce niveau, le seul cas du département de Gaya peut servir de base pour une interpellation du patron des flics. On rappelle qu’au mois de février dernier, des éléments de la police de cette localité avaient tué un jeune lycéen, alors qu’ils tentaient de disperser une manifestation des conducteurs de taxis-motos. Beaucoup d’autres ministres suivront certainement, en fonction des intérêts que suscitent ou susciteront les sujets ayant trait à leurs domaines de compétence. A son article 98, la Constitution du 25 novembre 2010 stipule que : «Les membres de l’Assemblée nationale, soit individuellement, soit collectivement, peuvent interpeller le Premier ministre ou tout autre membre du Gouvernement au moyen d’une requête. Ceux-ci ne peuvent se soustraire à cette obligation. Les membres de l’Assemblée nationale peuvent également obtenir, au moyen de questions écrites ou orales, toutes informations sur les activités ou les actes de gestion du Gouvernement. Les ministres intéressés sont tenus de les fournir». A son article 107, la Résolution N°003/AN du 19 avril 2011 portant règlement intérieur de l’Assemblée nationale, modifiée par la Résolution N°005/AN du 21 juin 2011 et par la Résolution N°011/AN du 21 mai 2012 précise : «En sessions ordinaires comme en session extraordinaires, l’Assemblée nationale contrôle d’action du Gouvernement aux moyens : des questions écrites et orales ; de l’interpellation ; des questions d’actualité ; des enquêtes parlementaires». L’alinéa 3 de l’article 109 de la même Résolution dit que «les questions d’ordre personnel ou particulières doivent être traitées par correspondance ou contacts directs entre les députés et les ministres concernés».
Habibou Abdou
16 mars 2013
publié le 14 mars 2013
Source : La Griffe
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