Déclaration de presse du CODDAE relative à la Journée Mondiale des Consommateurs, 15 mars 2013
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Depuis sa création, le Collectif pour la Défense du Droit à l’Energie (CODDAE), célèbre chaque 15 mars la Journée Mondiale des Consommateurs à l’effet d’examiner la situation sociopolitique du pays.
Cette année, l’évènement intervient à un moment crucial où le Mali voisin connait une guerre sur son territoire avec la présence de l’Armée Française et de plusieurs Armées Africaines dont un fort engagement à saluer, celui de l’Armée Nigérienne et Tchadienne.
Face à cette situation qui interpelle les consciences, le CODDAE regrette qu’au Niger, nous n’ayons pas eu l'idée de constituer des équipes d'experts en politique internationale ou sur d'autres thèmes d'actualité dans le Sahel à même d'apporter un éclairage pertinent sur des situations complexes. Ceux qui nous dominent depuis des siècles, ont sur nous cette supériorité d'organisation, et c'est ce qui les aide à perpétuer sur nous aujourd’hui encore, leur domination.
La guerre au Mali, a malheureusement des effets néfastes sur les consommateurs Nigériens. Elle a déjà atteint un stade d'évolution irréversible dont l'issue ne dépend plus que de la volonté de la France ; la CEDEAO ayant affiché une carence totale sur toute la ligne, malgré les violations massives des droits de l’homme, le trafic des armes, de drogue, les milliers de réfugiés et de déplacés forcés, hésitent encore...
Aujourd’hui, comment ne pas reconnaître que sans l'intervention de la France, le Mali, le Niger et les pays d’Afrique, mais aussi le reste du monde seraient aujourd'hui soumis au joug des salafi-djihadistes face au rôle obscur joué par l’Algérie et certains pays du Golfs.
Les populations de nos pays, majoritairement musulmanes, mais analphabètes, continuent paradoxalement à compter en leur sein des croyants naïfs qui se sentent solidaires des extrémistes qui prônent l’application de la charia au nom de laquelle ils commettent diverses exactions dans leurs zones d’influence.
Cette compréhension de l’islam, leur façon d’instrumentaliser la religion de paix et de l’appliquer en imposant des peines physiques et des châtiments corporels de façon odieuse est inadmissible dans notre temps.
En outre, l'incapacité militaire et l'inertie de la CEDEAO ont certes rendu obligatoire l'acceptation de la présence sur notre sol d'unités Armées Françaises et Américaines, seules capables aujourd'hui de sécuriser notre immense territoire, vue l'effectif insuffisant de nos hommes de troupes et l'inadéquation des moyens de défense dont ils sont dotés, sans compter le manque d'expérience de situations de guerre contre le terrorisme. En clair, nous voici recolonisés, mais cette situation était déjà prévisible.
Au vue de tout ce qui précède :
Le CODDAE estime que la seule parade possible ne pouvait venir que d'un solide resserrement des liens régionaux au double plans militaire et économique ; au fond c'est ce que voulait faire certains Chefs d’Etats Africains avec l'Union africaine et que ceux qui ne peuvent plus se passer de nos ressources minières et pétrolière vont à présent retarder.
C’est dans un tel contexte de difficultés cumulées, que nos marchés sont également envahis de produits à risques, tels que les poulets congelés importés, aromes, tomates concentrées, huiles, etc...sans compter la reprise des coupures répétitives d’électricité.
A cet effet, le CODDAE invite le Gouvernement à tout mettre en œuvre pour juguler ces phénomènes qui rendent la vie chère et de limiter la dépendance alimentaire dans notre pays.
Par ailleurs, le CODDAE apporte son ferme soutien à son Coordonnateur régional, M. Dan Néto Abdou pour le combat qu’il mène contre les ennemis de la démocratie à Maradi. Pour avoir fustigé, la décision de M. Kassoum Moctar, Président du Conseil de ville, de ne céder à l’Université de Maradi que 51 hectares, sur 101 ha prévus, M. Kassoum Moctar s’est mis dans tous ses états, jusqu’à pousser des jeunes du parti RSD de Maradi à publier une déclaration pour tronquer la vérité sur une piètre gestion. Comme à l’accoutumé, le CODDAE très attaché à l’unité et à la concorde n’a pas jugé opportun de répondre à leurs provocations.
Aujourd’hui, saisit cette occasion pour interpeller le Gouvernement et la HALCIA sur la gestion financière et des parcelles de M. Kassoum Moctar à Maradi. Demande enfin à la Justice Nigérienne de traiter le dossier qui l’oppose à notre Coordonnateur de Maradi, sans complaisance.
Fait à Niamey, le 15 mars 2013
Pour le BEN/CODDAE, le Président
El hadji Moustapha Kadi
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