Gestion de la septième République : les chances restent intactes pour le Niger
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L’essence de la politique est la conquête du pouvoir. Quand on est à l’opposition, on cherche coûte que coûte à l’avoir. Quand on est au pouvoir, on cherche coûte que coûte à le garder, à le pérenniser. Il est donc tout à fait normal que le politicien, de quelque bord qu’il soit, cherche à conquérir le pouvoir.
Pour arriver à cette fin, l’opposition doit ou provoquer des remous institutionnels ou attendre sagement les échéances électorales. C’est donc normal que l’opposition s’agite dans ce sens. Ce que l’on ne comprend pas, c’est que des acteurs non politiques s’immiscent dans ce jeu. L’actualité aujourd’hui n’est point les thuriféraires de la Société Civile mais les maîtres chanteurs de la presse. A travers les derniers développements de l’actualité de notre pays, on comprend aisément à présent que les pôles politiques sont devenus tellement épars qu’ils ont des ramifications dans la presse ; une certaine presse qui de par son acharnement sur d’humbles citoyens est en train de se discréditer davantage. Et ceci, dans le seul et unique destin de servir les visions d’une opposition qui n’a plus aucune chance de survie.
Aujourd’hui, eu égard à l’échec patent du dernier complot qu’on a concocté pour provoquer la cassure de l’alliance au pouvoir, force est de reconnaître que « Dieu aime le Niger ». Ce ne sont plus de simples mots mais une réalité qui vient renforcer le choix très clairvoyant que le peuple s’est fait en accordant son suffrage à la présente équipe qui a en charge la destinée du Niger. Voyez-vous, celui qui cherche le pouvoir n’a en tête que cela et rien d’autre. Sinon, comment peut-on expliquer que des gens sacrifient tous leurs efforts à vouloir provoquer une crise institutionnelle au moment même où nous faisons face à plusieurs défis sécuritaire et à un moment où Dieu a enfin décider d’ouvrir notre pays aux convoitises de tous les bords ? Echec et mat ! Et, comme hier, Dieu, encore lui, a volé au secours de notre pays par le biais d’un dépassement de soi dont ont fait preuve les uns et les autres. Car, il faut bien reconnaître qu’il y a eu quand même des incompréhensions entre les acteurs. Et ça, c’est le propre de l’homme car chez nous on dit que « qui t’invite à vivre avec lui, t’invite aussi à la bagarre. ». Et principalement les incompréhensions sont venues du côté où il était normal. Normal car, vraisemblablement, les deux partis ténors de l’alliance se sont mis à penser déjà aux prochaines joutes électorales. Ainsi de ces campagnes de débauchage et de ces tapages pour la redynamisation des structures. Ainsi, on a perdu de vue que l’essence des joutes électorales reste des conflits d’intérêts. Inévitablement, quand on est en campagne, il y a télescopage. On a alors oublié qu’on a un pouvoir a géré, qu’il y a des gens tapis dans l’ombre qui n’attendent que des failles pour s’incruster et attiser le feu et enfin on a la lourde responsabilité de conduire et de réussir les affaires du pays. Toutes ces préoccupations semblaient être mises de côté au profit de ces calculs politiciens précoces dans lesquels on s’est plongé. A présent que les uns et autres aient mis de l’eau dans leur vin, ils doivent se résoudre à garder à l’esprit les préoccupations suivantes :
- On est encore à trois années des échéances électorales, par conséquent, les calculs dans ce sens peuvent attendre.
- Le peuple attend beaucoup de cette équipe sur laquelle il a choisi délibérément de porter son choix.
- Quand on est ensemble, il faut réellement l’être ; ne rien entreprendre à l’insu de l’autre dans le sens de lui faire mal.
- Garder à l’esprit qu’il y a de l’autre côté des gens qui attendent et qui sont prêts à utiliser toute faille, tout malentendu en leur faveur.
- Ne pas prêter le flanc aux artisans de la zizanie.
L’un dans l’autre, nous pensons que l’accalmie qui s’observe désormais dans les rangs va désormais prévaloir sur un socle d’acier qui, loin d’être un pacte ou une charte, doit contenir les jalons d’une « cohabitation » saine dans l’intérêt supérieur de la nation. Dieu aime le Niger, aimons le à notre tour.
BIZO
13 mars 2013
publié le 11 mars 2013
Source : Canard Déchaîné
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