L'air du temps

Imge d'illustrationImage d'illustrationLa polygamie. Voilà encore un autre sujet qui fâche !...Et, au risque de prendre des coups de pilon sur la tête, nous jugeons utile de relancer le débat sur la question. Loin de nous l’idée de vouloir braver les regards incandescents, ou autres réactions épidermiques et acariâtres de quelques dames foncièrement remontées contre la pratique de la polygamie. Le fait est que la question s’impose à tous points de vue comme un sujet incontournable dans le débat portant sur les faits sociaux majeurs de notre époque.

D’abord, les hommes en situation de monogamie pourront-ils rester impassibles face aux multiples railleries qui leur sont faites à longueur de journée ? En effet, nous sommes dans un environnement où l’imagination populaire caricature le mari-monogame comme cet ‘’homme faible’’ surnommé ‘’mizin hadjia’’ qui, jamais au grand jamais, n’osera pas hausser la voix pour parler de mariage en présence de ‘’ouarguida’’. S’y ajoutent les autres moqueries qui assimilent carrément la vie du mari monogame à une somme de souffrances et de grisaille. Il existe même des vidéos et autres messages vocaux et écrits véhiculés via les réseaux sociaux pour amplifier ces railleries.

Un autre argument qui plaide en faveur de la pratique de la polygamie, c’est le fait que la religion musulmane, ainsi que nos traditions et coutumes s’accordent à promouvoir la pratique de la polygamie comme une alternative crédible pour accéder à une vie comblée. Mais la raison de taille demeure de nos jours le verdict des données démographiques qui révèlent que les femmes sont largement plus nombreuses que les hommes, une situation qui met d’office un grand nombre de nos sœurs sur la liste d’attente des candidates au mariage.

Du reste, le débat fait fureur presque un peu partout en Afrique. Les uns adorent, les autres s’enragent rien qu’à en entendre parler ! Mais en Erythrée, le gouvernement a tranché sur la question : ‘’tous les hommes devront marier au moins deux femmes, et l’homme s’y opposant pourrait purger une peine d’emprisonnement à vie avec travaux forcés’’. Et surtout, gare à la femme qui y trouverait à redire ! Elle pourrait aussi encourir une peine d’emprisonnement.

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