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L'air du temps : Temps de chaleur, tant de calvaire

images/Chaleur_Niamey_2.jpgIl est vrai que de tous temps, dans les pays du Sahel, les mois de mars, avril et mai, n’ont jamais été des plus cléments en termes de température. Mais ces derniers jours, les hostilités du soleil sont telles qu’on est en droit de se demander si la nature n’a pas décidé de jouer, pour ainsi dire, ‘’contre notre développement’’, en tout cas contre notre épanouissement sur terre.

Fort heureusement, les services de la météorologie nationale ont démenti les messages circulant sur les réseaux sociaux et selon lesquels, en parlant de chaleur, nous n’avons encore… rien vu ! Car, ces fake-news montées de toutes pièces parlent d’un phénomène exceptionnel, jamais vu et vécu depuis plus de 30 ans, allant jusqu’à annoncer que le pire est à venir.

Il n’en demeure pas moins que ces derniers jours, le mercure grimpe pour atteindre des proportions quelque peu fortes, même pour nous sahéliens, habitués à gérer, sans crainte ni complainte, l’intense agressivité du soleil du Sahel. Certains jours, la température monte exagérément pour frôler le seuil des 45°C quand le soleil est au zénith. Ce qui correspond à de rudes instants de torture pour les hommes et les animaux qui souffrent le martyr, le jour, quand ‘’l’astre de feu’’ répand ses dards incandescents dans l’atmosphère ambiante. Et même la nuit, le calvaire est loin d’être à sa fin. Car, c’est à ce moment que la chaleur emmagasinée par le sol remonte dans l’air le rendant suffoquant. Comme quoi, au Sahel, le soleil sahélien est souvent si belliqueux qu’il vous traque partout : dehors, à l’ombre des arbres, et sous les toits des maisons.

Et comble de malheur, les coupures intermittentes du courant électrique viennent aussi en rajouter. La situation est encore plus rude pour les gens souffrant de maladies cardiaques, de tension artérielle, ou de diabète. D’où les incessantes jérémiades de ces âmes exténuées par la chaleur.

A vrai dire, seuls les privilégiés capables de s’offrir le luxe de se prélasser sous l’air conditionné du climatiseur peuvent dormir tranquillement chez eux. Quitte à transpirer à grosses gouttes, à leur tour, à la fin du mois lorsque la Nigelec présentera la lourde ardoise des frais à payer.

Assane Soumana (ONEP)

05 avril 2019
Source : http://www.lesahel.org/

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