L'air du temps : Ces trouble-fête qui en rajoutent au calvaire

On ne le dira jamais assez : la circulation routière demeure toujours un sujet de préoccupation majeure à Niamey. En effet, en dépit des remarquables réalisations enregistrées, ces dernières années, en termes de travaux d’extension du réseau routier au sein de la capitale, la circulation devient de plus en plus compliquée à Niamey. C’est notamment le cas au niveau des principaux points névralgiques de la ville, surtout aux heures de pointe. Les riverains et les usagers de ces points de convergence des usagers vivent dans leur chair le calvaire des embouteillages quasi-permanents. Au centre-ville, la situation est devenue plutôt cruciale avec la fermeture de certaines voies principales en raison des travaux en cours de construction de la voie express.

Chaque matin, les milliers de travailleurs qui convergent vers la zone administrative doivent d’abord se soumettre à l’épreuve des longues attentes dans des files de véhicules et de motos s’étendant à perte de vue. L’impasse est totale aux environs de 8 heures dans des carrefours comme les ronds-points 6ème, Eglise, ENA, Justice, ainsi que sur la route de Yantala, etc. Ici, on ne parle plus d’urgence. Une fois pris au piège du ‘’go slow’’, plus besoin de compter le temps. Car, pour un parcours de 5mn, il faudra compter 30 mn, voire 40 mn. Comme dans un entonnoir, les files de véhicules avancent à compte-goutte

Il est vrai que ces dernières années, le volume du parc automobile a évolué de façon exponentielle, allant du simple au…triple. Du reste, c’est justement en prévision de cette croissance rapide du parc auto que les autorités ont beaucoup investi leurs efforts dans l’extension du réseau routier au sein de la capitale qui se développe à rythme galopant.

Mais, on le sait, en dépit de toutes ces contingences, le vrai problème de la circulation au sein de la capitale reste et demeure celui lié au comportement insouciant, voire anarchique, de certains usagers. C’est le cas de ces automobilistes jouant toujours ‘’aux plus pressés’’ qui, refusant de se ranger dans la file de véhicules, se mettent à dépasser de tous les côtés les autres usagers pour créer une véritable impasse à l’entrée des ronds-points. En plus du fait que ce comportement désinvolte et discourtois témoigne d’un certain mépris à l’égard de ceux-là qui attendent dans les rangs, il participe à compliquer la situation en créant un inextricable goulot d’étranglement.

Franchement, les agents en charge de réguler la circulation routière se doivent de sanctionner ces trouble-fête. Ils doivent sévir sans faiblesse pour imposer le respect des règles, mais aussi le respect dû aux autres usagers. Car le sens du civisme commande absolument que, dans la circulation comme partout ailleurs, les uns apprennent à respecter les autres.

Assane Soumana(onep)

1er février 2019
Source : http://www.lesahel.org/

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