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L'air du temps : Liberté, en toute responsabilité

Assane Soumana presse nationale NigerM. Assane Soumana, Directeur de l'Office National d'Edition et de Presse (ONEP)Aujourd’hui vendredi 30 Novembre 2018, la presse nationale est en fête. Elle célèbre, à la Maison de la Presse, la 5ème édition de la Journée Nationale de la Liberté de la Presse, une commémoration dédiée à l’enracinement de la liberté de la presse dans notre pays. La célébration de cette journée vient rappeler à notre mémoire ce jour historique du 30 novembre 2011 où le Président de la République, S.E Issoufou Mahamadou, signait solennellement la « Déclaration de la Table de la Montagne ». Ce geste du Chef de l’Etat est venu valider l’adoption, en juin 2010, de la loi portant dépénalisation des délits commis par voie de presse. Aussi, parce qu’il porte en lui le germe de libre expression des journalistes, sans craindre d’être ‘’jetés au gnouf’’, a été accueilli avec un grand enthousiasme.

C’est dire à quel point l’institution de la journée nationale de la liberté de la presse est porteuse de tout un symbole : celui de la volonté affirmée de nos hautes autorités de créer les conditions idoines permettant à la presse nationale de jouer un rôle prépondérant dans l’œuvre citoyenne de construction d’un Etat de droit au Niger. Symbole aussi de la confiance que ces mêmes autorités accordent aux journalistes pour exercer, en toute liberté, ce noble métier de ‘’donneurs d’infos’’ et non pas ‘’d’intox’’.

Et, comme on le sait, la confiance, ça se mérite ! Aussi, il revient aux hommes de médias de ne guère oublier que la reconnaissance de la liberté de presse ne saurait s’assimiler à une carte blanche décernée au journaliste pour ‘’disposer du droit de vie ou de mort’’ sur les autres citoyens. Il s’agit simplement de lui permettre de travailler en toute assurance, sans pression ni menace. Cependant, une chose est d’accéder à un havre de liberté, une autre est de savoir (voir de vouloir) en user, sans abuser.

Pour ce faire, il nous revient, à nous tous, hommes de médias, de relever le défi en tâchant d’assumer, pleinement cette lourde responsabilité d’informer. Il s’agit de cette responsabilité qui impose au journaliste le respect des lecteurs et de l’intérêt public, de la vie privée des gens et de leur dignité, mais aussi et surtout le devoir de ne servir aux lecteurs (ou auditeurs) que des informations vraies, parce que vérifiées dans les règles de l’art.

Là-dessus, le devoir de conscience et de vérité nous oblige de reconnaître aujourd’hui que certaines pratiques observées dans le milieu de la presse sont aux antipodes de ce principe sacro-saint de la responsabilité. Aussi, pour balayer devant notre propre porte avant de scruter dans la cour des autres, nous nous devons de désapprouver certaines méthodes assimilables à ce que d’aucuns appellent le ‘’mercenariat de la plume’’. Pour préserver la crédibilité de l’ensemble de la corporation, laissons-nous simplement guider par les règles du code d’éthique et de déontologie du métier.

Assane Soumana(onep)

30 novembre 2018 
Source : http://lesahel.org/

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