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L'air du temps : Respecter les passages piétons

Une chose est d’avoir des infrastructures ultra-modernes, une autre est de savoir (voire même, pire de bien vouloir !) en faire un usage à bon escient ! Le cas le plus illustratif s’est révélé à ma curiosité, lundi dernier, lorsque le matin je me rendais au service en empruntant le boulevard Tanimoune à cette heure de pointe où élèves et travailleurs grouillaient dans les rues. Aux environs du CEG 25, des groupes d’élèves attendaient en bordure de la route, guettant la moindre opportunité pour traverser les deux voies sans se faire faucher par une voiture ou une moto.

L’attente étant souvent très longue pour ces élèves obnubilés par le souci d’aller en classe à l’heure, certains d’entre eux se résolvent à forcer le passage en engageant une course périlleuse au milieu des voitures et des motos roulant à vive allure. Les moins intrépides d’entre eux prennent leur mal en patience en attendant qu’un automobiliste plus courtois songe à s’arrêter pour leur céder le passage. Malheureusement, ils ne sont que quelques rares automobilistes qui comprennent cette règle qui veut que, dans la circulation, le piéton est roi, du simple fait que c’est lui plus faible.

A Niamey, ce message est mal saisi. La plupart des conducteurs, du haut de leur 4x4, ont tendance à bafouer les droits des piétons. Peut-être parce qu’ils ignorent que ces derniers méritent des égards, et surtout qu’ils ont aussi droit à une priorité de passage qu’on doit se faire l’obligeance de leur concéder. C’est ainsi que, aussi bien les panneaux de signalisation dressés sur poteau que les marquages blancs au sol, sont simplement ignorés et violés par les automobilistes au grand dam des piétons. Ce faisant, ils violent allègrement la règle qui veut qu’à l'approche d'un passage piéton, les usagers doivent ralentir, afin que si un piéton s'apprête à traverser, ils puissent s'arrêter systématiquement devant les marquages au sol.

Franchement, maintenant que Niamey est en train d’être dotée d’infrastructures routières modernes, notamment en termes d’échangeurs et autres boulevards, qui permettent d’aller plus vite et en toute aisance, des efforts doivent être faits pour sortir de cette logique de loi de la jungle qui a toujours caractérisé les rapports entre les automobilistes, les motocyclistes, les cyclistes et les piétons en matière de circulation routière au sein de la capitale. Aussi, les uns et les autres doivent comprendre le devoir qui leur incombe de respecter rigoureusement les différents panneaux de signalisation, pour sauver des vies humaines, mais également par respect aux autres usagers.

Assane Soumana(onep)

30 mars 2018
Source :http://lesahel.org/

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